jeudi 1 mars 2018

une approche de la programmation des WEC


Le WEC, on en a deja parlé précedemment , mais en parler c'est bien, mais le vivre … c'est mieux !

Mais pour que le WEC reste un plaisir et se passe sous les meilleures hospices il y a lieu de le préparer correctement en amont pour ne pas subir ces blocs comme une punition mais plutôt les apprécier et les vivre comme une chouette opportunité de progression et une belle balade!

Physiquement:


Le but du WEC étant de spécifiquement préparer le corps à des efforts de longue durée il va sans dire qu'il va induire une fatigue physique et mentale assez forte. Le premier jour est une sortie longue et comporte déjà sa part de difficulté mais il faut être suffisamment en forme pour repartir le lendemain matin et enquiller encore des bornes. Le but n'est pas de finir exsangue, mais au contraire de finir le cycle avec un certain degré de fraîcheur (facile à dire …) .

Tout ceci demande donc de la fraîcheur physique et mentale pour ne pas être pris au dépourvu et subir… d'où la nécessité de ne pas partir complètement HS sur le WEC au risque de subir et de ne pas générer l'effet escompté.

Logistique quand tu nous tiens … de l'anticipation du WEC

Programmation des Wec dans le calendrier


Le premier truc à faire , à moins de disposer d'énormément de temps libre et de n'avoir que peu de contraintes , est de planifier le ou les WEC dans son calendrier d'entraînement. Si on part du principe que ces sessions sont bénéfiques pendant 5 à 8 semaines il y a lieu de les programmer suffisamment à distance des courses et plus particulièrement de l'ultra que l'on vise.

Par ailleurs 2 jours d'affilée a courir n'est pas forcement faisable pour tout le monde sans planification importante (ce qui est mon cas). Le premier point est donc de trouver des dates qui peuvent convenir en termes de plan de charge par rapport à l'objectif et de fixer  les dates pour que ceci n'impacte qu'au minimum la vie de famille (idem pour la vie professionnelle…). Passé cet écueil on peut envisager sereinement de préparer le WEC.

Les longs weekends prolongés ou les vacances sont des périodes propices pour ce genre d'exercice mais il faut être conscient que l'on va être indisponible pendant à peu près 48 heures car la récupération entre les 2 sessions est nécessaire pour optimiser le bloc et on a besoin de se ressourcer d'où une indisponibilité partielle (quand on ne court pas on mange on s'hydrate et on se repose…)

Parcours


Le parcours revêt une grande importance car le but étant de travailler de manière spécifique il y a lieu de trouver si possible un parcours qui reprenne des caractéristiques si possible voisines de la course visée. Idéalement ca peut être l'occasion d'une reconnaissance du parcours. Maintenant si la course n'est pas du tout dans les parages, il faudra composer avec des parcours que l'on choisira.

Ci après quelques idées pour varier les parcours, les approches

Option 1 : la grande boucle


Là on part d'un point A et on revient vers ce point en décrivant une large boucle pour revenir au point de départ et claquer une grosse sortie (si on vise 60 kilomètres pour la première sortie par exemple). Ca demande donc de prévoir le parcours à l'avance pour être sur de la distance et des points de passage (on peut envisager des reco partielles du parcours un peu comme sur une course). Le problème sera d'identifier les points de ravitaillement possibles (notamment en eau) mais là, on peut tout prévoir, de la fontaine publique au supermarché voire le bar!

Ca demande également d'emporter des réserves de liquide potentiellement supérieures …

l'avantage est de procurer un parcours moins lassant puisqu'on ne revient pas deux fois aux mêmes endroits , ce qui est plus sympa.

Option 2 : la répétition


Dans ce cas de figure on peut simplifier la question du ravitaillement et alléger éventuellement le  sac à dos, en partant d'un point auquel on revient une ou plusieurs fois au cours de la journée. Si c'est en voiture, l'idée est de laisser son ravito dans la voiture pour recharger le camel bag , les barres et autres gels. Idem si on part de la maison. Cette option permet des parcours plus courts qu'on connait en principe mieux et de revenir a une base de vie (maison ou voiture) ou on peut tout avoir (matériel, vêtements en cas de changement de temps …). Autre option on place un lieu de ravito possible sur le parcours (superette ou bar …) , l'inconvénient sera de répéter une ou plusieurs fois selon la distance un même parcours , mais on peut le faire dans les deux sens ce qui peut présenter un intérêt en variation et en orientation …

Option 3 : la marguerite


Là, l'objectif est de rayonner a partir d'un point. Même point de départ mais plusieurs boucles différentes, pour varier les terrains , les points de vue , le dénivelé...même avantage que l'option précédente avec en plus une possibilité de varier les terrains et réduire la monotonie de la sortie sans être jamais trop loin de son point de départ (voiture ou maison). A supposer que le point de départ permet de rayonner sur différents terrains adéquats (type de terrain, dénivelé…)

Option 4 la course intermédiaire


Utiliser une course comme session d'entrainement long peut être une bonne alternative a condition de partir sur un rythme adapté , suffisamment lent. Car le risque d'une course est toujours d'y aller a bloc et de ne pas pouvoir être d'attaque le lendemain pour la deuxième partie du bloc, donc méfiance !

Option 5 : D'un point A a un point B


Idéalement ce type de sortie peut permettre une reco du parcours. Pour faire un maximum de terrain,  l'idéal étant de partir d'un point A et de sortir a un point B pour etre récupéré en voiture ou accéder à une gare...Gros avantage, ca évite la monotonie mais ca peut etre tendu a gérer, si on doit attendre le train au point de ralliement…


En définitive, le parcours est important surtout quand on WEC se fait sur 2 ou 3 jours de façon a apporter un peu de variété pour éviter la monotonie… refaire la même cote x fois peut s'avérer rébarbatif même si c'est pour "faire du D+" .

Penser son WEC en termes de 2 Sorties peut être intéressant pour varier les terrains, les allures (marche / course) et le D+ (notamment pour l'utilisation de bâtons).


Carte ou ...Strava ?

Pour préparer son itineraire rien ne vaut une carte (si elle est bonne) ou une application comme strava routes ou l'on retrouve les routes mais aussi quantité de petits chemins ce qui est bien pratique pour programmer son petit fichier GPX que l'on peut ensuite charger. 
Comble du bonheur on peut créer autant de cartes que l'on veut , de quoi se programmer de bons WEC. 

Equipement


Idéalement ce type de sortie permet de se préparer pour la future course d'un point de vue matériel en testant ce qu'on a l'intention d'utiliser, pour peu que les conditions climatiques soient comparables. La Pluie, les températures chaudes ou froides peuvent largement influencer le choix d'équipement donc a prendre en considération aussi. 

Le sac , les bâtons, l'usage d'un camel bag ou de flasques … autant de questions qui peuvent être approfondies durant ces WEC.

Ravitaillement


Suivant le type de parcours choisi il peut être difficile de se réapprovisionner, il faut donc peut être prévoyant sur le volume de liquide a emporter sur une longue boucle si les possibilités de ravito sont limitées… le poids du sac restant une limite pour embarquer le ravito nécessaire. Petite astuce pour le coup on peut partir avec un camel bag en plus des flasques pour avoir plus de liquide et éviter d'avoir a se ravitailler pendant quelques heures, par contre c'est un peu plus lourd a trainer… par exemple on peut partir sur :

camel 1,5 litre + 3 * 0,5 flasks = 3 litres de liquide.

Plan anti galère:


Du fait de la longueur de la session, partir avec un minium de matos s'impose mais aussi un téléphone portable et un peu d'argent de poche (pour acheter de l'eau dans un super marché pour s'offrir un coca dans un bar!), voir un titre de transport pour rentrer en train si nécessaire...en  fait c'est un peu comme partir sur une course longue ou on embarque fréquemment ce type de matériel pour faire face aux situations pouvant se présenter (vêtements et plans anti galères).

Recupération entre les deux sessions  


Parce qu'un WEC ce n'est pas une seule journée mais bien la combinaison de 2 sessions longues sur 2 jours (ou 3 jours pour les plus téméraires) la récup' entre 2 sessions est importante.

Le mieux est de préparer à l'avance cette phase en stockant les aliments nécessaires, voire en préparant la collation de recup ' et le repas qui va avec pour ne pas avoir a galérer ou aller faire les courses, voire cuisiner :p . Ensuite se caler une bonne nuit de sommeil pour repartir d'attaque le lendemain et si possible partir tôt pour que la récup' soit incomplète...basique mais efficace.

Enchaînement des sessions:


Le but du WEC étant la succession des sessions, on finit une session, on mange on dort et on repart… oui mais quand? La littérature sur le sujet propose 2 options soit on maximise la récupération entre les 2 sessions pour être d'attaque , soit au contraire on repart tôt le lendemain pour que la récupération soit incomplète et permettre au corps de faire face à une situation se rapprochant de l'ultra. Le lendemain, de toutes façons, on repart à un rythme cool… Un autre aspect peut etre de savoir si l'on veut inclure des heures de course nocturne dans ce schéma mais la fatigue générée étant déjà importante il peut ne pas être totalement opportun de rogner sur les périodes de sommeil / repos avec des heures nocturnes trop prolongées… Partir trop tôt le deuxieme jour pour courir avant le lever du jour pourrait donc ne pas être la meilleure option.

Projection mentale


Un petit chapitre sur la notion de projection. Ceci fonctionne de manière très personnelle car nous n'avons pas tous les mêmes motivations pour nous engager sur un ultra et avaler les kilomètres en préparation de cet évènement.

Pour ma part je ne considère pas ces sorties comme une corvée , j'essaye de les positiver et de les voir comme une opportunité de balade , certes longue, sur quelques heures. Vivre des séances d'entrainement dans des conditions proches de la course c'est l'occasion de se préparer. C'et l'occasion d'emmagasiner des images positives que l'on peut ré utiliser lorsque l'on est "dans le dur" pour continuer…

La récup' post session

Après un WEC prévoir de la récupération pendant au moins 2 jours sinon 3 afin de laisser le temps à l'organisme de se régénérer et éviter le surentrainement et /ou la blessure.

Finalement c'est un peu comme après une course sauf qu'on doit être capable de repartir sur le programme d'entraînement assez rapidement après. Ce type de session permet en principe une adaptation du corps sur une période assez longue pour faire face à de nouvelles sessions.

Pour finir je ne saurais trop conseillé la lecture de "REussir son UTMB" de Guillaume Millet qui apporte une théorisation du concept de WEC et leur transcription dans la programmation de l'entraînement du coureur d'ultra.

mercredi 28 février 2018

Garmin Forerunner 935 de l'usage des indicateurs firstbeat


Forerunner 935 ze test ...

La plupart des montres de running de Garmin permettent aujourd'hui d'avoir accès à des statistiques d'entraînement qui sont de plus en plus poussées. Ceci est issu d'une collaboration entre Garmin justement et la société Firstbeat qui modélise quantité de data pour en extraire des statistiques utilisables par le coureur lambda ou le pro pour parfaire son entraînement, améliorer sa performance et / ou satisfaire son côté geek. Car ces indicateurs  c'est aussi l'occasion d'une plongée en eaux profondes dans les méandres du data maelström …

Firstbeat et l'industrie du running
Petite précision pour commencer , le partenariat Garmin Firstbeat n'est pas unique puisque Firstbeat collabore aussi avec Suunto, Tom tom , ou Samsung pour ne citer que les plus connus dans le monde du sport.

Les indicateurs Firstbeat de la 935 :

La 935 étant un des modèles les plus avancés de la gamme, on s'attend a ce que la montre incorpore un max de fonctionnalités firstbeat et c'est le cas, car pas moins de 12 indicateurs sont caclulés a partir des données d'entrainement!
·        VO2 max
·        Nombre de calories brûlées
·        Training effect aerobique
·        Training effect anaerobique
·        Temps de repos conseillé
·        Charge d'entrainement (training load)
·        Statut d'entraînement (training status)
·        Niveau de performance en temps réel
·        Seuil lactique
·        Seuil fonctionnel de puissance (FTP)
·        Test du niveau de stress (QSLT)
·        Resistance et récupération au quotidien


Mais quel est donc l'intérêt de ces indicateurs et comment sont ils évalués?

Une remarque générale pour commencer, puisque l'on parle de statistiques, plus les données collectées sont nombreuses plus l'indicateur a de chances d'être fiable (de la même manière calculer une moyenne arithmétique sur une faible population a de forts risques d'erreurs associés). Dès lors , porter sa garmin au quotidien a du sens et en tous cas à chaque entrainement ;) D'ailleurs Garmin estime que pour que les data aient du sens, il faut une période de test de minimum 15 jours à 2 mois. plus on porte la montre, plus on entre de données, plus les mesures seront corrélées et cohérentes.


Le VO2 max

Cet indicateur se retrouve sur la plupart des modèles dédiés à la course à pied. Souvent présenté comme un indicateur pertinent de l'état de forme d'un individu,  Il correspond à la  quantité d'oxygène maximum que l'on peut consommer à l'effort par unité de temps. Il est calculé sur les data récupérées en cas de marche ou de course à pied et correspondrait à un niveau de précision de la VO2 max de 95 % comparé à des tests en laboratoires (dixit Firstbeat). LA marge d'erreur  serait donc relativement faible et plus on utilise l'algorithme, plus la mesure est fiable car confirmée par des data cohérents. De même facon l'algorithme utilisé filtre les données pour ne retenir que celles qui sont relevantes (exit les temps d'arrêt, les mauvaises receptions du cardio ou le signal satellite appauvri…).
Le chiffre obtenu est une mesure de volume en ml par kilogramme par minute. Donc ici cela correspond à la quantité maximale d'oxygene que notre corps peut prelever via la respiration, transporter via le sang et consommer dans les muscles en une minute dans le cadre d'un exercice physique.
En clair, cela se traduit par un chiffre en ml et une couleur (rouge/ mauvais, orange/ bien, vert/ bon, bleu/ Excellent et mauve/ supérieur). Ce code couleur est ensuite revu en fonction de l'âge de la personne. Ainsi par exemple un score de 41 sera considéré comme mauvais pour une personne entre 20 et 29 ans mais excellent chez une personne de plus de 60 ans.

Le nombre de calories brulées :

Cet indicateur est très présent dans le suivi des activités notamment sur les trackers. On le retrouve également sur la quasi totalité des montres GPS. Le calcul du nombre de calories est basé sur le rythme cardiaque, la respiration (basée elle sur la dérive du rythme cardiaque). Ceci est également pondéré par le degré d'intensité estimé de l'exercice.

Le Training Effect (TE)

Le fameux TE est une donnée qui est estimée depuis déjà quelques années , j'ai eu un ancien cardio frequencemètre/ podomètre suunto qui mesurait cette donnée il ya déjà quelques années. Mais celle ci a considérablement évolué avec la technologie.
Basiquement l'indicateur TE repond à la question quel est l'impact de ma séance sur mon état de forme, mes capacités. Firstbeata a d'abord proposé le TE Aerobique puis depuis l'avènement de la serie 5 des Fenix, la notion de TE Anaérobique.
Le TE Aerobique :
Noté de 0 à 5 le TE aerobique permet de modéliser l'impact d'une séance. À 1.0 la séance a eu un impact mineur , a 2.0 une fonction de maitien de la condition, à 3.0 une légere amélioration, à 4 une forte amelioration et à 5.0 une charge jugée trop importante.
Cette valeur sera fonction de plusieurs facteurs : le temps de l'exercice, le degré d'intensité (mesuré via la frequecne cardiaque) , comment l'exercice vient s'inscrire dans le training général (une session isolée avec une intensité moyenne aura un impact plus important qu'une meme session chez une personne plus entrainée)
Le TE Anaerobique :
Nouveau venu dans les running dynamics le TE Anaerobique est bati sur la meme échelle de valeur mais est calculé différemment et n'exprime pas la même notion. Cet indicateur est calculé sur le schéma des battements cardiaques perçus à l'entraînement . l'utilisation du GPS est aussi prise en compte pour la prise en considération des data liés à la réalisation d'exercices comme les interval trainings. Cet indicateur sera lus particulièrement basé sur les entrainements a haute intensité lorsque la personne atteint ou dépasse ses capacités VO2 max.

Les TE sont communiqués à la fin de la session dans un ecran splitté:


Temps de récupération optimal:

Cet indicateur mesure le temps estimé de récupération avant que la personne puisse à nouveau effectuer un nouvel exercice de forte intensité sans risquer de sur fatiguer son organisme. L'échelle de récupération est estimée entre 0 heures et 4 jours en fonction de la difficulté / intensité de l'exercice. La durée de récupération est également fonction des habitudes d'entraînement de la personne. Cette durée est exprimée en heures et s'avère très intéressante lorsque l'on planifie ses sessions d'entraînement notamment celles à haute intensité.

Charge d'entraînement

Cet indicateur repose sur des valeurs calculées sur les data récoltés, les EPOC (pour excess post Exercice Oxygen consumption) qui reprend les 7 derniers jours calendaires et les impacts de l'entraînement constaté dans ce laps de temps. Ceci permet de mieux évaluer si la charge d'entraînement correspond à ses capacités pour éviter le surentraînememnt ou le désentraînement… la traduction de la charge d'entraînement se fait sur une échelle de bas à haute , l'idéal étant d'être dans une charge d'entraînement optimisée.


Statut d'entraînement:

Ici le but de l'indicateur est de fournir une vue élargie de l'entraînement et de l'impact de celui ci sur la condition physique générale de la personne.
Cet indicateur met en parallele 2 données celles de l'entrainement d'une part et celle de la condition physique d'autre part. Grace a cet indicateur, ils est theoriquement possible de mettre en exergue les périodes de pic de forme si cheres aux sportifs de tout poil!


Niveau de performance physique en temps réel :

l'obejctif est ici de répondre à la question suis je dans un bon jour en relativisant le niveau de la séance en fonction de l'état de forme théorique du jour.


Le seuil lactique

En principe ce type de données requiert des prises de sang et donc un protocole de test assez lourd à mettre
en place dans le cadre d'une pratique loisir.
Firstbeat a donc ici modélisé ce test en s'appuyant sur les data fournies par la montre , sans recourir a des prelevements…
Ce seuil correspond au niveau d'intensité physique au delà duquel une personne se fatiguera relativement plus vite et verra ses performances decliner inexorablement.
Un coureur entraîné aura un seuil lactique proche des 90% de sa frequence cardiaque maximale et ce seuil sera sensiblement moins élevé pour un coureur débutant. Basiquement, reculer ce seuil perpet donc de courir , au moins en théorie!, plus longtemps plus vite.
Cette mesure est basée sur les indicateurs de VO2 max et les variations du rythme cardiaque.

Seuil de puissance fonctionnel (FTP)

Cet  Indicateur mesure quant à lui le seuil d'intensité au delà duquel le corps va se fatiguer rapidement et la performance chuter. Elle se mesure en watts par kilogramme.


Le niveau de stress

Ce score est mesuré de 1 à 100 , correspondant a un niveau de stress extrêmement faible et 100 un très haut niveau de stress. Cet indicateur est basé sur les variabilités de rythme au repos. Pour que ce test soit pertinent il est recommandé de le faire régulièrement.

 les 12 indicateurs firstbeat sont détaillés ici

Les running dynamics mesurables avec une 935 


Présents sur les montres gps hauts  de gamme les running dynamics sont des indicateurs ui nécessitent l'utilisation d'un système compatible comme la ceinture HRM - Run ou le Dynamic Pod pour pouvoir évaluer les 6 données possibles parmi les running dynamics :

La cadence:
Ici il s'agit du nombre de pas par minute et la répartition droite / gauche de ces pas sur le total des pas.

L'oscillation verticale
Ici on mesure le rebond lors de la course , plus précisement le mouvement vertical du tose en course.

Temps de contact au sol:
Mesuré en millisecondes il permet d'analyser la qualité de foulée. Il mesure egalement la repartition de la pression entre la jambe droite et la jambe gauche.

Longueur de foulée:
Mesurée en mètres entre 2 foulées.

Ratio vertical:
Il s'agit du rapport entre l'oscillation verticale / longueur de foulée. Exprimée en pourcentage , plus le chiFfre est bas, meilleur est réputé le ratio.

dimanche 25 février 2018

La Nitecore NU 25 nouvelle lampe de poche du traileur ?

Dans la famille accessoire de l'ultra traileur moderne je voudrai: la lampe frontale. Je cherchais une alternative à ma super torche armytek  pour des entraînements nocturnes courts ou pour des courses ou l'usage de la lampe est limité en temps et ou ne nécessitant pas une puissance dingue (soit parce que l'eclairage public est deja ps mal soit du fait de la densité de coureurs). Maintenant ce n'est pas la même chose pour l'armytek qui est un super produit pour des conditions potentiellement difficiles avec un rapport poids / puissance d'eclairage très favorable. L'armytek reste mon choix dans la nuit vraiment sombre au fond des bois...

Nitecore va sortir une nouvelle lampe destinée à l'outdoor rechargeable via USB qui a un poids plume de 28 grammes et une capacité de 190 lumens pour 5 heures d'autonomie... 

28 grammes !

Oui le poids de cette lampe est juste aberrant pour une lampe frontale destinée à la course à pied, c'est léger voire ultra léger.



Outre le poids, cette petite lampe se distingue de nombre de ses compétiteurs par la présence d'un accu rechargeable, un  must have en ce qui me concerne pour les lampes modernes pour limiter l'impact en termes de pollution…

Petit avantage en passant ca permet aussi de recharger la lampe en cours d'utilisation via un cable mini usb (fourni) et une batterie externe.



Performances :


En course a pied de nuit on va privilégier le mode 3 qui est de 190 lumens pendant 5 heures ce qui permet de 8 heures a une heure matinale en attendant le levé de soleil pour une longue course ou de finir une course lorsque le soleil s'est couché. EN revanche ca ne permet pas de courir toute une nuit avec le confort nécessaire (l mode median qui tient 8 heures n'etant que de 38 lumens ce qui est insuffisant pour courir confortablement et en sécurité), à moins d'avoir recours à une batterie externe pour compléter l'alimentation et durer bien plus longtemps.

déjà en pre commande et bientot disponible ca pourrait être un très bon choix en deuxieme lampe ou en lampe principale pour des courses ou les periodes de nuit sont relativement courtes... une lampe parfaite pour l'ecotrail par exemple!

samedi 24 février 2018

"Reussir son UTMB", la critique



Pour une fois on va parler trail, mais aussi bouquin. Il existe un certain nombre d’ouvrages consacrés au trail ou à ses stars mais celui-ci est particulier car il est écrit par Guillaume Millet qui, en plus d’être chercheur en physiologie du sport, se trouve être aussi un pratiquant particulièrement aguerri avec notamment des performances plus qu’honorables sur la course mythique qu’est l ‘UTMB. Après l’UTMB on aime ou pas mais une chose est sûre, chaque année fin août le microcosme du trail se polarise sur l’évènement chamoniard.

Pas totalement convaincu par la nécessité de m’engager sur une des épreuves chamoniardes, je cherchais un ouvrage pour éclairer mon parcours de coureur en vue de la préparation d’un ultra .



Le focus UTMB ?


Alors oui d’emblée en ouvrant le bouquin on s’attend à être nourri de conseils très ciblés utmbesques, voire gavé (mais quand on aime …). Mais fort heureusement, ce livre ne se focalise pas uniquement sur l'UTMB et prévoit des infos directement exploitables sur n'importe quelle course d'ultra meme moins ambitieuse que la ronde chamoniarde.

Le focus UTMB se sent bien sur les sections particulièrement consacrées au parcours de l'UTMB ou des autres sister races. C'est le seul chapitre qui n'a vraiment d'intéret que pour les futurs utmbistes (ca et le decompte des dernieres journées/ heures avant la course).

LE ton du livre est plutot serieux mais pas du tout aride et on note ca et là des pointes d'humour qui font immanquablement sourire. Les auteurs reussissent le pari de parler de tous les sujets importants avec une certaine profondeur sans que cela devienne trop rébarbatif ou trop technique, y compris pour ce qui est de la physiologie de l'entrainement ou de la nutrition.





Au final

 un investissement intéressant pour quiconque s'interesse à l'ultra trail même si ce n'est pas pour préparer l'UTMB ou ses petites soeurs. c'est plutot un bouquin qu'on lit et relit notamment quand on cherche un eclairage particulier sur un point précis.

En ce qui me concerne ca m'a fait pas mal réfléchir a mes cycles d'entrainement et à l'incorporation de WEC dans la prepa. A voir comment ca se déroule!

 Glop:

  • Le detail apporté sur le decoupage des cycles d'entrainement
  • Le focus sur les weekends chocs: le concept est bien expliqué et illustré d'exemples de WEC


Moins glop :

  • Ben rien c'est un livre utile dans toute bibliothéque de traileur ou de personne intéressée par l'ultra

dimanche 18 février 2018

le nouveau sac de trail Kalenji 2018 10 litres

Ca y est Decathlon a annoncé la nouvelle iteration de son sac de trail. le gilet avec porte flasques en 3 litres est maintenant décliné en version 10 litres une version augmentée donc par rapport à l'itération précédente (5 litres). 

Sac trail kalenji 10 litres
Vue de face de la bete, 3 boucles de fixation 





A 35 euros le sac est livré avec une poche a eau d'un litre mais comporte 2 emplacements sur la face avant pour accueillir deux flasques de 500 ml (enfin disponibles !

On sent l'inspiration Salomon/ Ultimate Direction dans ce sac avec des poches latérales pour accueillir le petit matériel ou le ravitaillement comme on en voit sur les Salomon mais sans systeme de fermeture. 
Du Salomon encore dans la poche arriere du sac qui reprend un peu le principe du S Lab  avec la poche tunnel, parfaite pour glisser une veste qu'on veut garder a portée, une des grandes forces de ces sacs a mon sens. Certainement une très bonne pioche pour D4 
Sac trail kalenji 10 litres
Vue de dos , on voit bien la poche kangourou pour glisser une veste , un des top sur les sacs de trail a mon sens !

Pour le côté UD on retrouve des systèmes de fixations de batons pliables en facade que l'on a vu sur la série 3.0 des sacs américains. De même D4 a repris un sytème de fixation où l'on peut faire varier la hauteur des boucles (au nombre de 3) avec un système en T. 
Encore un clin d'oeil à la série 3.0 avec le systeme d'ajustement latéral (une boule de chaque côté) pour que le sac soit bien ajusté. Un commentaire , la longueur de sangle semble très limitée, ce qui ne doit pas permettre une mega adaptation? 
Sac trail kalenji 10 litres
Vue de profil, on voit bien le systeme de sangles reglables

Nouveauté 2018, le principal compartiment à l'arrière du sac est désormais doté d'une fermeture verticale pour un accès facilité et c'est tant mieux. 

Poids: annoncé à 285 grammes sans la poche a eau ce n'est pas le plus léger mais ca reste dans la moyenne de ces sacs. 

Accessoires
outre la poche kangourou, ce modèle hérite d'une poche a eau d'un litre incluse et d'un sifflet de sécurité. Pas de soft flask incluse cependant, dommage on aurait aimé avoir le choix entre poche à eau et soft flask. 


le Sac est deja disponible en ligne ici et probablement bientôt dans les magasins D4. 

Credit photos: Decathlon 

Et meme une video :