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mercredi 10 août 2022

Test : lunettes Rockrider XC Race photochromiques

Mes précédentes lunettes commencaient a donner des signes de faiblesse aussi ai-je opté pour le nouveau modèle VTT, un peu plus couvrant, les  XC Race. Cherie  cherie n'étant pas fan des XC du fait de leur grande taille a préféré opter pour la version plus petite XC et plus legere : 30 grammes au lieu des 39.

L'idée était d'avoir un modèle adapté pour la course à pied et le vélo. 




XC race vs XC (a droite)

sur les balcons d'hauteluce avec les XC race: pas super foncées malgré le soleil qui tape!

Photochromique?

Les capacités photochromiques sont sensées offrir une visibilité accrue quand il fait sombre en sous bois par exemple et protéger suffisamment quand la lumière est vive. En trail ou en VTT l'alternance ombre/lumière est fréquente et avoir des lunettes trop sombres en sous bois peut etre genant. 

En sous bois épais, en trail je les ai parfois otées, les trouvant un peu foncées par moment pour bien voir les racines et cailloux des chemins. en revanche certaines journées particulièrement claires sans nuages, je les ai par moment trouvées un peu trop limitées coté protection solaire/filtre. 

Look & Fit 

Les lunettes sont assez larges et couvrent bien le visage. Elles sont plutot enveloppantes. On a l'impression qu'elles sont vraiment très larges par rapport a d'autres  modèles  mais sur le nez, je ne les ai pas trouvées si grandes. En course a pied, elles ne bougent pas et on peut les placer sur la tete facilement si on les enleve en sous bois ou quand il fait sombre. 

A l'inverse les XC m'ont semblé plus protectrices les jours de lumière vive mais moins confortables (elles serrent plus le visage) et plus sombres également en sous bois. 

A velo 

Développées à la base pour le vélo et le VTT en particulier je les ai trainées sur mes sorties gravel, velotaf ou route. rien a dire elles font le job et sont agreables a porter , bien couvrantes, elles ont vraiment été créées pour ca et elles font le taf. En fait à velo elles sont vraiment top, confortables et efficaces surtout si on roule dans un endroit ou la lumiere n'est pas des plus intenses. 

In fine  :

une  bonne paire de lunettes  pour un prix controlé (55 euros) avec la possibilité de changer le verre en cas  de grosse rayure. Le côté  photochromique n'est pas ultra marqué et le temps de latence en sous bois parfois long. 

Bon rapport qualité prix mais qualité optique pas extraordinaire, les lunettes sont très adaptées pour le vélo, un peu moins pour le trail surtout pour courir en montagne ou à un endroit ou la lumière est vive. en revanche en plaine elles seront suffisantes la très grande majorité du temps.

lundi 3 janvier 2022

Bonnet de running : que choisir en hiver

 Quand les frimas sont là, quand la pluie tombe, quand c'est ca la nuit quand ca fait froid 😂 , le bonnet peut etre un bon moyen de sortir sans se geler les extrémités. 


Se couvrir quand on a froid apparait comme une evidence mais en course a pied il est important de couvrir les extrémités. porter des gants et un bonnet évite d'avoir une sensation de froid sur une sortie. Sur une course d'ultra ca peut pour le coup faire la différence de maniere significative quand es conditions sont dures ... 


A l'entrainement:

a l'entrainement n'importe quel bonnet peut faire la blague en fait ... sur une sortie pas trop longue on a un gain de chaleur appréciable et le bonnet ne finira pas forcément tremper. Sur une sortie plus longue on privilegiera les textiles techniques pour évacuer la transpiration parce qu'un bonnet trempé c'est moyennement agréable. 

Apres c'est surtout une question de préférence et d'épaisseur : un bonnet trop chaud peut devenir difficile à supporter ... de mele bien verifier le port avec des lunettes : le bonnet ne doit pas etre trop serré pour  ne pas gener le port des lunettes. 

en course:

prendre un bonnet en fonds de sac est un réflexe que j'ai pris meme quand els conditions sont chaudes. un bonnet technique leger et compactable ca prend tres peu de place et le gain de chaleur peut faire la difference la nuit sans pour autant gener le port d'une frontale. un plus appréciable! 


Quelques suggestions :

toutes les marques de running ou presque commercialisent des beanies, bonnets et autres couvre chefs qui la plupart du temps feront l'affaire . ici quelques exemples. 

LE top prix: bonnet run warm kalenji 

Encore une fois kalenji/ decathlon propose un produit avec un prix mini et une efficacité redoutable. compact et leger, ce petit bonnet apporte un gain de chaleurt appréciable. top en fonds de sac il est top sous un casque de ski ou de velo donc bien en multi sport aussi. 

a ce prix c'est certainement un  des meilleurs choix 


Bonnet gore windstopper

je traîne une version de ce bonnet depuis quelques années déjà et je l'ai toujours en fonds de sac pour les ultra. ce petit bout de tissu m'avait bien sauvé la mise sur un ultra avec des mauvaises conditions quand mon sac de rechange jouait l'arlesienne... 

certes c'est un peu plus cher mais l'effet coupe vent du goretex est vraiment top. une piece a ne pas negliger a mon sens, surtout pour des conditions moches... 

tres pres du crane il se glisse bien sous une capuche, un casque voire en combo avec une casquette / capuche quand c'est vraiment pas top ! 


Craft: l'efficacité suédoise 

J'ai plusieurs porduits de cette marque et a chzques fois j'ai trouvé un produit technique efficace . c'est un peu plus cher mais très bien coupé (attention a la taille pour la tete, bien se referer a son tour de crane) et efficace. j'ai deux  bonnets de running de cette marque un modèle simple compact qui est bien chaud et tres leger et un modele a pompon plus pour l'entrainement mais tres confortable et vraiment chaud "quand c'est l'hiver quand ca fait froid "... 



mardi 18 août 2020

UTDS : histoire d'un 100 miles

Tout long périple commence par un premier pas et pour un ultra, il y en a pas mal…

Repartir sur un 100 Miles après ma première expérience m'a demandé 2 ans … A l'arrivée de la grand evasion (the great escape), j'étais globalement défait et j'ai mis un moment à réaliser ce que j'avais enduré. Il m'a fallu 3 ou 4 jours pour que ca percole et que je ressente une certaine satisfaction. Mais retourner sur un 100 miles n'est pas la première chose qui m'est venue en tête juste après. L'année suivante j'ai couru un 100 et un 70 kms car l'entrainement pour un 100 miles nécessite beaucoup de volume en amont ce qui me semblait assez  compliqué a réaliser (ca l'est toujours …) a ce moment là.

Et cette année le covid 19 n'a certainement pas aidé …

L'avènement d'une nouvelle course dans la galaxie ultra, l'Ultra Trail des Sources (UTDS) m'avait fait choisir cette course pour plusieurs raisons :


  • Première édition et j'ai toujours un faible pour les premières
  • Nombre très restreint de participants (je ne le savais pas encore mais avec le covid ca reste un atout majeur pour que la course soit maintenue…)
  • Parcours situé dans une chouette région
  • Pre existence des parcours extra trails qui sont bien rodés et marqués
  • Dénivelé relativement faible (4500D+ voire 4150 , pas facile finalement de connaître la distance exacte et le deniv'...)

Plan entraînement


Celui-ci a été fortement perturbé avec des coupures en plein milieu ou des volumes restreints de course. Du coup, ca a aussi été l'occasion de travailler un peu différemment avec de la PPG et des entrainements de course plus courts , souvent de nuit (pour éviter de croiser des gens…) .

Les séances de volume ne sont revenues que plus tard.

J'en ai d'ailleurs profité pour essayer de nouveaux parcours d'entraînement en mesurant les distances (via trail connect ou strava) afin d'optimiser au max. Pendant toute cette période j'ai surtout utilisé ma paire de Nike Terra Kiger: un modèle très polyvalent pour les trails faciles  et pas trop techniques avec de l'amorti et une bonne dose de dynamisme. Mais sur les premiers temps les séances duraient 2H30  max.

Pour pouvoir tenir sur un 100 miles on doit avoir quelques bonnes séances dans les pattes et j'ai profité de 2 semaines de séjour en montagne en été pour se faire: pas de weekend choc cette fois mais une charge que j'ai repartie sur la semaine 1 puis en semaine 2 en mixant rando course et rando en famille. Au final plus de 270 kms à pieds en 2 semaines  et plus de 20000 D+.  La plus grosse séance de rando course a fait 3H30 mais enchainée après une matinée rando a la cool (mais avec le portage de l'eau et parfois de la schtroumpfette sur les passages les plus durs)

La semaine pre competitive en general je fais tres peu de sport voire quasi pas pour faire du jus mais là j'ai du sortir le velo pour me déplacer. finalement ca m'a fait du bien de rouler sans forcer et de m'aérer. 

Matos

Pas de changement majeur sur cette préparation, j'ai repris ce qui avait bien fonctionné précédemment et changé quelques éléments :

  •  Chaussures: les xodus ont fini par prendre leur retraite pour ceder la place aux La sportiva Akasha.
  • Bâtons: j'ai testé et approuvé des bâtons pliables qui offrent pour le coup un confort de portage top: les Z poles carbon de black diamond

Ces éléments ont notamment été testés pendant 2 semaines à la Rosière dans différentes conditions et configuration: course, rando /course et rando tout court.


Pour le reste c'est idem ou presque :


  • Sac : Ultimate direction SJ 3.0 (pas le plus récent mais top confort et je le connais bien et il fonctionne bien avec les batons pliables. seul truc il est un peu petit pour un ultra quand on emmene pas mal de choses. et il lui manque des poches pour etre parfait ou au moins une solution pour une troiseme flasque.
  • T shirt: nike : je cours depuis des années avec cet exemplaire glané sur la sainte lyon
  • Short nike : simple , efficace et avec des poches
  • Short de compression nike pro : efficace, léger et respirant (j'ai pris une version courte et prévue pour les températures élevées)
  • Calebard Saxx: la rolls du slibard de course
  • Chaussettes kalenji fines: modèle simple et fonctionnel qui sèche vite
  • Bas de compression bv sport: un classique sur toutes mes courses
  • T shirt a manches longues compressport : il respire bien est confortable, parfait pour les petits refroidissements ou courir de nuit
  • Manchettes kalenji: la aussi une solution maintes fois éprouvée:  quand les températures sont douces mais qu'on a besoin d'un petit plus thermique c'est parfait. La possibilité de les baisser facilement fait que c'est un "no brainer" pour les parties en sous bois succédant a des parties plus exposées au soleil par exemple. Seul truc ils peuvent avoir tendance a s'imbiber d'humidité .
  • Une pochette pour tout ranger (raidlight) : lampe, pile de secours, couverture de survie, sifflet, cuillère , bandeau pour la lampe, ID card, argent, kit pansements, lentilles de rechange: un truc simple et qui marche bien pour éviter d'avoir des tas de petites choses qui se baladent…
  • Buff pour la nuit ou s'il fait moins chaud
  • Bandeau buff pour plus de confort avec la lampe : leger , efficace , simple
  • montre gps: garmin 935 
  • veste Salomon Bonatti: là aussi un classique. veste légère, efficace contre la pluie

Matos spécifique:

  • Masques: obligatoire au départ et dans le parc des sept heures, dans les ravitos et a l'arrivée  , j'ai opté pour des modèles légers et compactables par ailleurs j'ai pris les modèles les plus faciles a utiliser pour les mettre et les retirer
  • Gobelet : un classique sur les trails et c'est tant mieux je repars avec mon eco tasse pliable qui tient dans sa pochette accrochée au porte dossard.
  • Une spork: mi cuillere, mi fourchette /couteau cet ustensile est leger et simple et durable (rien a voir avec les couverts en plastoc jetables), parfait pour le camping, les pique nique et … remplacer les couverts sur les ravitos.

Pour la nuit:

Du fait d'un forecast meteo plutôt clément , j'ai laissé tomber l'artillerie lourde : t shirt chaud , gros bonnet, short de pluie, pantalon de pluie . Les prévisions affichent des orages mais vu les temperatures, on seche vite … Au final j'ai opté pour un t shirt manches longues leger et agréable a porter (compressport 180 g aux couleurs de l'UTMB…) et un petit bonnet gore tex windstopper qui fait des miracles (notamment en cas de refroidissement ou de petit coup de frisquet le matin au lever) .

Parce que porter une frontale n'est pas totalement confortable malgré tout, j'ai choisi de partir avec un bandeau buff qui est assez large, aéré et confortable

un autre buff pour le confort.

 Drop bag

Comme la course autorise un drop bag a mi parcours j'ai prévu :

  • Un pack préparé a l'avance avec la nourriture pour la deuxième partie de course: BCAA, noix de cajou, pâtes de fruits et une petite lampe de secours. Le tout pré emballé et prêt à être chargé pour la suite de l'aventure
  • Un sac pour la recharge des appareils électroniques (GSM GPS et batterie légère que j'emmène) avec une grosse batterie externe (ca charge vite et fort pendant qu'on mange et qu'on se change) et un cable de rechange pour le garmin (c'est fragile ces bestioles…)
  • Les petites nourritures a consommer sur place: coca, pates de fruit en plus, magnesium

  • Les affaires de change : saxx, short , t shirt de rechange (nike pro de toutes les courses ces dernières années mais comme il est noir plutôt a éviter quand il y a du soleil), une serviette , des chaussettes propres et la crème anti chaffing , quelques pansements (ampoules…) , masques (obligatoire pour accéder aux ravitos et dans les zones de départ et d'arrivée)


 Comme les dépôts de bagages en consigne ne sont pas possibles, j'ai du faire tout rentrer ce que je n'utilise pas directement en course dans le drop bag . Du coup j'ai utilisé la bonne vieille méthode du sac en sac pour éviter de me galérer au ravito: tout est préparé a l'avance dans un sac dédié , je récupère le sac (si pas perdu …), et je peux directement prendre un sac avec tout ce qu'il faut pour le ravito: change, nourriture pour la deuxième partie de course, "comfort food" si besoin (coca notamment)

Logistique d'avant / après course

Comme je me déplace en train / car, sur ces courses je prévois de tout faire rentrer dans le sac le plus compact possible ce qui est assez difficile compte tenu de tout le matos qu'on embarque : matériel de course, ravitos et drop bag et des bâtons. J'embarque aussi de l'eau minérale et le petit dej du fait d'un départ matinal pour rester autonome et être tranquille jusqu'au départ.

Idem pour l'après course je prévois un change complet et de quoi gérer un refroidissement causé par la fatigue (pull, bonnet…).

Le but est que tout tienne dans un sac de 30 litres pour que ca reste compact et acceptable en consigne…

Néanmoins comme cette année est décidément très spéciale, les consignes ne sont pas possibles du coup j'ai du faire rentrer tout mon matos de course , d'avant et d'après dans un petit sac qui servira également de drop bag.

Pour se faire j'ai dédoublé les sacs avec un petit sac a dos léger de 20 litres pour le drop bag et un sac compactable pour emporter tout ce qui ne rentre pas dans le sac de 20 et qui se replie ensuite dans le drop bag …

Après, tout est une question d'optimisation pour alléger le tout au maximum et éviter de prendre trop de place. Fort heureusement en été on a besoin de moins de vêtements… mais bon c'est un peu chaud à gérer.

Préparation des pieds:

Chaque fois que je prépare une course longue c'est la même question: est ce que ca marche vraiment? j'ai fait des courses de 100 kms sans ampoules avec aucune préparation , des courses plus courtes de 80 kms avec tanage des pieds et au final des ampoules… bref c'est assez dépendant de la méteo, des chaussettes, de l'humidité ambiante, si on doit traverser des gués …

Malgré le tanage préventif, les pieds ont souffert du fait d'un mega orage notamment...

GPS , roadbook et préparation …

Suivant les courses on peut facilement accéder au tracé en amont (lorsque la course en est a sa énième édition et que le tracé est a peu près stable) et préparer son road book tranquillou. Pour l'UTDS , c'est une première et le tracé final n'a été validé que 10 jours a l'avance.

Du fait des nombreux changements de directions constatés sur le parcours, j'ai choisi de prévoir une approche maximisée pour éviter les mauvaises surprises:

Teléchargement de la trace GPX sur la garmin: si je ne suis pas un super fan de la navigation du fait de sa consommation forte de batterie, il n'en demeure pas moins que c'est une sécurité assez importante. Au vu des changements de direction, bifurcation, changement de chemins… constatés et notamment en derniere partie de course qui se fera de nuit a priori y aller sans le GPS me semblerait risqué

Telechargement du gpx sur une appli de rando : Visorando propose une application de suivi d'itinéraire sur smartphone, un  complement pour la montre notamment en cas de défaillance

Preparation d'un roadbook:

Même si c'est super fastidieux l'exercice est intéressant car il permet de repérer un parcours inconnu de faire le lien avec google maps pour voir notamment les points de ravitaillement et les croisements avec les routes.

Au-delà cela permet aussi une projection d'anticiper certaines difficultés comme des complexités de navigation qui peuvent arriver a des moments moins propices (de nuit notamment…)

En outre cette solution permet un back up si le GPS plante sauvagement et que le fléchage n'est pas si évident (ma crainte habituelle). Pour cela j'ai chargé des mails avec chaque description de section…

Pré course :

Voyage

Train depuis Genval pour Spa c'est 2H41 de trip … pas le plus court malheureusement, mais pas beaucoup d'autres solutions.

Hotel

Ca doit etre l'âge ou l'expérience, mais les temps ou je dormais en camping sont un peu révolus (en plus ca évite de passer la nuit en tente quand il menace de flotter…) sauf pour les cisterciens l'an passé (mais moins de 5°C en mai c'était bien abusé!). Marre de porter une tente (d’ailleurs pas de consigne disponible je n’aurai pas pu déposer ni sac ni tente…), voire de me farcir des kilomètres avec tout le matos j'ai là aussi opté pour une réservation d'hôtel : pas de voiture et voyage en train donc pas trop possible d'être a pied d'œuvre a 7 heures le samedi d'autant que les retraits de dossards sont la veille de la course…).

Après quelques recherches j'ai fini par opter pour le Corssendonk Hotel qui est situé à 15 minutes du lieu de départ et pas trop loin de la gare. Ca permet de ne pas avoir a se précipiter le samedi matin et rester cool si possible...

Retrait des dossards et remise du drop bag

Puisque les consignes ne sont pas permises, l'organisation n'a autorisé que les dépôts de drop bags qui doivent se faire la veille au PC course (le centre sportif de Warfaaz qui est aussi le lieu de l'arrivée)

Pas de bol entre le lieu de départ et le PC course il y a quelque distance donc suivant le lieu ou on va dormir ca peut  faire un peu de marche, ce qui est mon cas.

De l'hôtel  au PC course il y a quelques kilomètres j'en ai profité pour faire une balade digestive et surtout repérer les derniers kilomètres du parcours .

Retrait des dossards express , en 15 minutes c'est torché, j'ai tout et j'ai déposé mon drop bag que j'espère retrouver a mi course! j'en ai profité pour amener mon sac de course pour installer la balise directement. J'avais complètement oublié mais l'inscription à l'UTDS prévoit également un t shirt . Ici c'est un t shirt evadict (la nouvelle marque de trail de Decathlon) . un petit t shirt a zip floqué aux couleurs de l'UTDS et de la Belgique : plutôt sympa !


prepa
le barda avant la course...

Attente et Départ :

Le départ était initialement prévu à 7 heures dans le parc de sept heures (coïncidence ? Non je ne crois pas …) mais du fait des changements de réglementation liés aux événements  sportifs en ces temps troublés, l'organisation a décidé , logiquement, de départ par vagues de 50 concurrents toutes les 10 minutes en commençant par les équipes puis les élites puis les coureurs tirés au sort en 4 vagues.

Perso j'ai été tiré au sort pour la dernière vague de 7H30.

Le principe est simple : on attend avec son masque en dehors du sas de départ mais pas trop loin (car on doit être présent 10 minutes avant le top départ) et on entre dans le sas quand les concurrents de la précédente vague sont tous partis . Simple quoi.

Réveillé à 5 heures , je prends mon temps pour me préparer. Barres de céréales pour le petit dej et jus de pomme coupé a l'eau .

Je descends pour être dans le parc a 7H15 .

ready to rumble
paré pour le départ!

Section 1 Spa=> Jevoumont 22 km /663 D+: "Let's go Marie Jo" !

J'arrive au parc de sept heures juste a temps pour voir la vague 3 partir. Tout le monde est masqué dans le parc (obligatoire) et dans le sas.. Nous entrons dans le sas , pas vraiment de briefing nous avons déjà reçu en amont tous les éléments par mail (ce qui est top)

Je suis un peu flippé de partir sur une course aussi longue sans vraiment de repère cette année. Je me sens bien mais j'étais assez fatigué ces derniers temps donc pas hyper serein, surtout pour la nuit je crains le gros coup de fatigue…

La meteo de ce matin confirme qu'il y a des risques d'orages j'ai gardé la bonatti mais clairement autour de moi pas mal ont pris des options super light en débardeur ou t shirt, pas de veste , pas de lampe (ils la récupèrent via un tiers aux ravitos) . Un peu bizarre vu qu'il y a une liste de matos obligatoire, mais bon…




Count down, ca part tranquille , une petite montée direct a la sortie du parc . Je pars sur un rythme un peu supérieur a ce que j'avais en tête pour profiter de la fraicheur relative du matin avant de devoir ralentir face à la canicule.

Très rapidement on rattrape les premiers concurrents des vagues précédentes qui sont partis sur un rythme cool. On alterne zones boisées et champs , chemins agricoles , rien de difficile. Ca passe assez vite et tranquillement je suis dans ma bulle.

premiere grimpette sous un pont de l'E42 ca passe, on y va cool 


credit photo jean philippe Meurice


Le premier ravito est niché dans un village, dans une bâtisse réquisitionnée pour l'occasion. Ravito au top les bénévoles sont aux petits soins c'est grandiose. On entre masqué et on se désinfecte les mains puis on choisit la nourriture sur un plateau individuel, idem pour  les boissons . Comme SPA sponsorise l'événement on a de l'eau a profusion et aussi une bouteille a chaque ravito d'une eau aromatisée. Je teste la gingembre citron et ca va être une composante de presque tous mes ravitos. Je trouve une chaise dehors a la cool. Ravito express, je ne fais que remplir mes gourdes (3 puisque le règlement impose 1,5 litre par concurrent pour chaque section) et …tester la Spa Duo lemon/ginger.

Section 2 : Jevoumont / Hameau de Naze : 22 kms 585 D+ : tranquille Emile on temporise

Je repars tranquillou en marchant quelques mètres, un bout de route, un chemin agricole , ça enchaine tranquillement avec une section de 22 kms . Quelques parties de course en ville également ou on longe des voies ferrées ou sur la route directement . Pas trop transcendant mais ça avance et les kilomètres défilent. Le mercure commence a bien grimper et je ne regrette pas d'être parti en t shirt pas trop foncé…

superbe passage sous une arche de verdure, c'est magnifique mais on continue!




Un peu de papote avec une dame qui vient de st malo et découvre les bocages belges (elle finira première féminine). Petite baisse de régime aux alentours du 30 eme puis au 40 eme je sens que je vais devoir me retaper au ravito …

Nouvelle voie ferrée , on plonge sous un pont et voici le deuxième ravito érigé en pleine nature avec des tentes. Eau, banane et tuc et gingembre citron et c'est reparti pour une section plus courte mais avec de bonnes surprises …

Section 3  Hameau de Naze / Stoumont : 18 kms 697D+: premières vraies difficultés et ...grosse drache!

Il fait de plus en plus chaud et lourd et clairement l'orage menace. Le taux d'humidité est élevé, on le ressent à l'effort. Je cours avec plusieurs personnes avec qui on fait des yoyos régulièrement et notamment une des personnes de l'asbl extratrail qui a implanté le balisage des parcours extra trail justement . On devise gaiement en courant quand d'un coup la pluie commence a tomber. Au départ c'est un petit orage je ne sors même pas la veste et continue mais ça s'intensifie pour devenir un grosse pluie d'orage, d’ailleurs le tonnerre gronde de partout... Je sors la bonatti, au milieu de coureurs trempés en t shirts et débardeurs… 

On arrive sur une cote bien technique, avec cailloux et morceaux de bois épars et … un fleuve d'eau et de boue qui se forme en plein milieu. C'est un peu du délire ce moment, tu marches sur un terrain gras et tu te prends un ruisseau dans les chaussures (bonjour les ampoules...). C'est tellement délirant d'ailleurs que j'en rigole. 

Après la côte, c'est une descente raide et là aussi le chemin a fait place à un ruisseau. Le genre de moment où tu te demandes si  les palmes seraient utiles… Je suis trempé (short) malgré la veste mais le sac est à peu près sauf. Mes pieds baignent dans l’eau et ca couine quand je cours. Là d’un coup, je crains pour mes pieds, il reste encore de nombreux kilomètres et les pieds trempés c’est certainement un risque d’attraper des ampoules…(risque avéré et confirmé par la suite!)

La pluie continue et ne s'arrête pas vraiment, je garde la veste que j'ouvre car il fait très chaud et retire la capuche, j'ai besoin de respirer. Je commence à sérieusement attendre le troisième ravito en essorant ma casquette régulièrement…la cavalcade continue sous la pluie, j’alterne marche dans les montées et course lente, j’essaye d’économiser mes forces pour la suite et guette …le sacro saint ravito pardi !

Un terrain de foot, et un ravito dans la buvette, c'est top. La pluie a cessé mais tout le monde est trempé.  j'ajoute un bouillon de vermicelles a mon ravito, je bois beaucoup . 

Y a des mecs qui demandent des bières moi, ca passerait pas trop là! 

Je me retape a fond et repars tout seul avec ma veste qui sèche sur le sac a dos comme une cape improbable. Un look "terrible" mais on s'en fiche (enfin moi en tout cas!), l'important est d'avancer et de rester le plus au sec possible.  Ca y est , je suis a 62 kilomètres et les cuisses commencent a renâcler…

ravito Stoumont
Au ravito de Stoumont, 62eme km après la grosse drache...

Section 4 Stoumont / Trois ponts 17km/470 D+ : non, on ne s'arrête pas au parc d'attraction!

Dernière section de cette première partie de course on part pour 17 kms et peu de dénivelé c'est une section facile ou presque, car l'orage et les efforts fournis dans la section précédente m'ont bien marqué…

Le rythme s'est ralenti je cours a un rythme cool et je bois énormément car cette chaleur est vraiment très présente et je crains les crampes...

La pluie a cessé mais il fait toujours chaud et humide. Je progresse tranquillement en me disant que je vais carrément faire un gros stop a la base de vie. Ce qu'on peut se raconter comme histoire pour se motiver quand on court un ultra… les ravitos c'est le fantasme absolu quand tu te sens mal, le moment où tu vas pouvoir te refaire une santé pour repartir de plus belle.

Je fais route avec un coureur habitué du long qui s'est fait les cisterciens 62 deux semaines avant . "Batman mode on" ma veste continue a sécher au vent...


avant la mi course (credit photo Jean philippe Meurice)


On arrive en courant a Plopsa mais pas de bol ma montre tombe en rade alors que je la rechargeais . Plus de trace et plus de navigation. Je relance une session directement puis c'est reparti pour des zones boisées a proximité d'un lac artificiel.

On traverse une sorte de barrage avec une vue imprenable sur le lac c'est plutôt chouette!

Voici trois ponts, le ravito est en plein centre-ville je suis accueilli au son du djembe . Il y a pas mal de monde  dans le ravito et en dehors …Je récupère mon sac (yes!!!) et change de t shirt , ca fait du bien. Je prends le temps de me poser et de bien me restaurer (j'apprécie le coca que j'avais prévu...) et de faire sécher mes pieds qui manifestement sont trempés depuis l'orage …  je me re nok les pieds à fond et je change de chaussettes : ca retape bien tout ça mais du coup le temps file et je m'aperçois que je passe 40 minutes ou plus dans ce ravito mais clairement, là, j'en ai besoin pour préparer la deuxième partie.

Ca fait du bien de repartir au sec même si c'est essentiellement psychologique. Les chaussures ont étonnamment bien séché et avec des chaussettes sèches c'est Byzance …

Pour préparer la nuit je troque les lunettes de soleil pour un bandeau pour améliorer le confort de portage de la lampe que je place a portée lorsque la nuit va tomber vers 21H30…J'ai encore plus de deux heures de jour donc c'est le moment d'en profiter.

Section 5 : 3 ponts a cligneval 21km/ 686 D+:  c'est reparti pour un tour, c'est la Warche!

"De toutes les matières "c'est la warche "qu'elle préfere" …C'est la Warche!

Si Caroline Loeb chantait la Ouate, moi j'ai plutôt focusé sur la Warche, la rivière du même nom et les zones afférentes que l'on emprunte sur cette section. 

Comme j'en ai marre de faire des calculs pour savoir combien de kilomètres il reste avant le ravito, je re initialise une troisième session sur la garmin pour avoir une trace propre sur la deuxième moitié…pas de navigation sur ce coup-là je fais une session normale.

C'est reparti, je longe les quais et croise la friterie Bertrand qui fait fureur dans le coin apparemment . Ca grimpe bien sur la route et on emprunte un single a flanc de colline. Je reste cool, ne force pas et il faut bien digérer un minimum tout ce que je viens de m'enfiler (banane, potage X2 , coca , eau , tuc … ).le single se poursuit en sous bois, ca monte tranquille.

Un peu de route pour poursuivre , pas trop de monde je croise deux mecs , on ne reste pas longtemps ensemble ils sont fatigués et lèvent le pied . Je continue pour bénéficier de la lumière du jour, je cours tout ce qui est courable pour avancer un max . Pas mal de côtes sur cette section .

en route ... (credit photo JP Meurice)

La nuit tombe, je sors la frontale. Je marche pas mal avec ou sans les bâtons ,j'ai quelques coups de fatigue par moment, mais j'avance. Avoir repérer le parcours sur google maps (merci street view!) fait qu'on a des images de certains lieux et ca peut aider. Passage sous un pont et virage a gauche je sais qu'on va longer la warche. Au début c'est fun , chemin de terre plat ca se court puis on switche en sous-bois et là ça se gâte, les racines sont multiples, c'est pas du tout courable là… l'allure drop d'un coup mais je reste cool, c'était prévisible. C'est un peu l'heure du passage en mode survie, on pense plus trop à courir, seulement à avancer et à ne pas tomber. 

Le ravito est un peu en dehors du parcours en retrait, une lampe rouge clignotante avertit les automobilistes , pour préserver les coureurs et les accompagnants , plutôt bien comme initiative.

comme d'hab (on finirait presque par s'y habituer…) c'est top, tu commandes, tu t'assoies, on te sert… c'est très confortable et super efficace. il y a plusieurs personnes attablées que je n'avais pas encore croisées. La soupe aux vermicelles tombe a point pour me retaper.re banane/tuc une combo qui fonctionne.

Je ne m'attarde pas et repars assez rapidement en ayant pris soin d'avoir enfiler les manchettes en prévision du refroidissement probable de la nuit. Je manque de me planter de route à la sortie mais un petit garçon me remet sur le droit chemin (merci!), je crois qu'il se dit que le mec là, il est plus très étanche... 😜

Section 6 Cligneval / Robertville 17 kms / 537 D+ : et dans la nuit ils repartent...

Petite section en sous bois puis on ressort dans une petite ville et une zone résidentielle. Là il faut bien faire attention au fléchage pour ne pas se perdre ce qui nous arrive a un moment …on repart de plus belle. Je joue au yoyo avec deux personnes qui courent nettement plus vite que moi mais je les retrouve à plusieurs reprises dans les parties plus techniques ou qui montent . On traverse des villages endormis et l'orientation est parfois délicate a cette heure de la nuit.

re section un peu technique pas facile d'avancer ...

On finit par arriver ensemble au prochain ravito, en plein air mais avec quelques tables. Pas trop de monde , la croix rouge est présente pour les petits bobos. j'ai une ampoule qui se développe sous la plante du pied malgré le changement de chaussettes et j'hésite a me faire checker (au final des ampoules j'en ai compté 4 et deux ongles bleus au moins…). Bouillon, eau, coca, tuc , et barre de céréales ,banane et du 4 quart, je reste sur mon régime habituel et je bois de larges rasades de spa duo lemon /ginger. Je refais le plein d’énergie et de motivation car la prochaine section est longue (24 kilomètres) , la plus longue du parcours ce qui , à cette heure et dans mon état de fatigue, signifie immanquablement des heures à cavaler.

Il est 1h30 du matin et j'ai bien envie de dormir mais je ne m'attarde pas … des coureurs se vautrent a même les tables pour dormir , je repars seul dans la nuit à la poursuite d'un concurrent parti quelques minutes plus tôt.

j'attrape une barre aptonia aux fruits rouges avant de partir . 

Y a encore un gars qui demande des bières. Apparemment il est parti en siffler une au village voisin, avant de revenir au ravito. Quand on est motivé ...😊 

Section 7 Robertville / Hockai 24 kms /427 D+: la Hoegne, botrange et tout ca !

La Hoegne, la Hoegne… un nom qui n'évoque pas grand-chose pour moi avant la course mais là je vais très vite comprendre…

Pas grand monde devant, personne derrière ca s'annonce tranquille comme nuit… et cette section est la plus longue de toute la course . A cette heure ci c'est pas facile , j'espère juste que cette section sera plus facile que les précédentes (et bien non…pas franchement)

nouvelles collines a gravir je joue a cache-cache avec un coureur devant et finit par le rattraper. On échange un salut de circonstance, chacun repart dans sa bulle et on attaque la montée vers botrange. c'est long, pas technique et assez monotone mais je reste cool et marche a l'aise avec les bâtons. On enchaine avec une traversée de route et on longe les fagnes et mon téléphone... sonne , il est 3 heures… 

" Allo c'est le PC course tout va bien ? " je rigole un peu quand même!

Quelle sollicitude me dis-je, ils s'enquièrent même du bien etre des coureurs au milieu de la nuit ?

mAis en fait oui et non car ma balise a semble t'il cessé de fonctionner au 84 eme kilomètre… et du coup ils se demandaient si j'avais arrêté.

Je passe botrange et cours dans les tourbières , je reste attentif car ce n'est pas le moment de coincer une chaussure, je reste prudemment sur les bords. Je traverse une route toujours seul au monde , et hop un petit tour sur les caillebotis qui surplombent les fagnes, me voici dans le secteur de la Hoegne. C'est sympa et j'avance bien… jusqu'à ce que les caillebotis cèdent la place à un chemin infâme, parsemé de mega racines. 

Ça glisse de partout, impossible d'avancer correctement, mon allure prend une grosse claque d'un coup. La warche c'était costaud mais là c'est puissance 10… les racines s'estompent peu a peu et je sors des bois pour marcher dans les tourbières . Je suis seul et j'en ai un peu marre a ce moment-là. Avec la fatigue et la nuit, je me fais des trips" j'ai raté un panneau toutes les 5 minutes"… ambiance :) (note: pour le coup, avoir une bonne lampe est un gage de sécurité: un coup de boost et on voit très loin les signes réflectifs)

Je marche avec les bâtons la plupart du temps, je manque d'énergie pour courir et le spectre de finir en marchant revient…et là ça veut dire quelques heures encore à galérer. "Mode survie on", j'essaye malgré tout de rester positif en me disant qu'avec le jour ça devrait aller que ca va revenir (peut être) et que je fais finir et surtout je ne m'arrête pas (en même temps faudrait vraiment vouloir tout est trempé de rosée, il fait crû comme on dit , bref pas trop l'endroit pour piquer un roupillon même si je tombe de sommeil par moment et zigzague sur le chemin)… 

même si je me traîne en marchant j'avance et je sais que sur des heures , malgré tout cela fera une différence (sur ce coup je remercie Vincent Delebarre pour ses conseils avisés que j'ai lus et re re relus avec avidité avant de commencer à courir sur des trails plus longs).

j'approche de la fin de la section et revoilà les sous-bois et son cortège de racines et de roches. J'ai mal au pied et les cailloux pointus me rappellent que j'ai une ampoule ou plusieurs apparemment… passerelles, cailloux, je continue à avancer et là je regarde ma montre régulièrement et un peu fébrilement je l'avoue, en attendant ce dernier ravito…

Je longe la rivière et les sous-bois s'éclaircissent ca y est voilà (enfin) le ravito .je me pose sur une chaise pour un énième coca et du pain d'épice , j'ai moyennement faim mais j'ai besoin d'énergie pour cette dernière section… pas de café , pas le temps et je ne suis pas sûr que mon organisme supporte. Un concurrent qui déjeunait vient de repartir je rempli mes gourdes et je me lève…

Section 8 : Hockai /SPA : 17 kms 431 D+: derniere section , faut pas se louper!

J'ai la démarche un peu raide , j'ai mal aux cannes, enfin un peu partout, mais surtout aux jambes et là c'est l'heure des calculs savants (autant dire qu'en étant sans sommeil et bien fatigué, c'est pas facile…): si je cours a telle vitesse et que je marche x % du temps a cette vitesse en combien de temps puis je finir? Les 27 heures semblent jouables, voire moins mais faut pas trainer et faire la sieste  (ni s'enflammer d'ailleurs)! Je grimpe la côte et pars a la poursuite du concurrent qui est parti 5 minutes avant… je cours sur le plat et ca passe aussi en descente, je revis ! Clairement, le jour ca fait du bien aussi. 

Je dépasse le concurrent précédent et pars en solo sur les 15 derniers kilomètres personne devant, je me retourne parfois pour voir si ca revient derrière mais personne là non plus (quand t'es dans la forêt et que tu crois entendre une cavalcade...)… J'enchaine mes côtes en marchant (sans les bâtons qui restent accrochés, pas de grosse méchante  côte). je croise des coureurs en balade qui me font des grands sourires, c'est cool . 

Je suis extatique, je continue a courir sur le plat et en descente voire en faux plat c'est trop cool , j'étais hanté par le souvenir de the great escape quand mes jambes ne répondaient plus après le 120 eme…j'avais du finir toute la course en marchant et en flirtant avec les barrières horaires…

Là pas de souci, ca passe et c'est top sur cette section courte sans grande difficulté. Sous bois majoritairement sur des pistes faciles, ca change et c'est bien agréable, parfait pour finir surtout après la Hoegne... Je cours à vitesse lente, mais ca reste plus rapide que la marche (bon OK après ca dépend à quelle allure tu marches...)!

Ca y est, je vois de la rubalise estampillée "UTDS", je sais que je suis proche de l'arrivée, je continue au même rythme. Je négocie la dernière descente: succession de virages en épingle, que j'avais repérée la veille au soir en allant chercher mon dossard. Je sors de la foret et voilà la route, je cours sur les trottoirs, toujours sur le même rythme, je ne force pas pour ne pas déclencher une crampe ou une contracture qui serait fort mal venue à ce moment de la course, derniers 500 mètres j'allonge la foulée, l'arche, ca y est j'ai fini!

Pas grand monde, mais je m'en fiche, je suis super content et au final j'ai fini sous les 26 heures avec plus de 15 minutes de marge, c'est top et assez inespéré quand je repense aux fagnes et mon allure de tortue.

Comble du bonheur, je franchis la ligne d'arrivée avec le sourire, quelle différence avec the great escape! 

Quelques chiffres:

Plus d'une heure trente dans les ravitos …mais j'en avais besoin!

  • Un litre et demi de coca (au moins)
  • Des litres d'eau
  • Des litres de duo spa lemon /ginger
  • 4 barres de céréales
  • 14 pâtes de fruits
  • 400 grammes de noix de cajou
  • 20 cachets de  BCAA
  • Ampoules: 3
  • Ongles noirs: presque tous :(



utds
ré équipé pour rentrer ...

Bilan 

Une chouette course avec ce qu'il faut de difficulté, un dénivelé relativement limité mais présent (26 metres par kilometre). 78% de terrain offroad annoncé mais il ya quelques passages sur la route notamment pour passer sous l'E42, pas un drame en soi, compte tenu de la distance. Au final une course avec des passages qui rappellent un ecotrail avec alternance de chemins agricoles et de petites routes et des sections beaucoup plus techniques (la warche ou la Hoegne) ou clairement c'est du trail. 

j'ai pris très peu (pas) de photos et je n'ai pas pris de mp3 , je suis resté super concentré toute la course , j'étais vraiment dans ma bulle comme jamais. Pas de gros coup de mou ou d'envie quasi irrépressible d'arrêter , un bilan très positif au niveau psychologique: je savais pourquoi j'étais là et pourquoi je voulais finir et clairement cela m'a aidé à passer les moments un peu difficiles (la Hoegne notamment qui arrive à un moment de la course où c'est déjà difficile à cause de la fatigue et qui demande une grande concentration du fait de la technicité du terrain, surtout de nuit). 

L'ultra est un domaine connu pour provoquer des hauts et des bas au niveau des sensations et des émotions. clairement j'ai connu un gros coup de moins bien dans la Hoegne et juste après mais je suis bien revenu dans la dernière section et ca ...ca fait trop plaisir!

la grosse question à mon sens, est de savoir si cette course va pouvoir garder son essence (notamment au niveau du nombre d'inscrits...vu le succès il y a fort à parier qu'ils seront "sold out" très rapidement sauf à augmenter le nombre de dossards). Cette course était top clairement!

Balisage:

Le balisage est globalement excellent: la course emprunte exactement le parcours extratrail (avec quelques digressions pour parvenir aux ravitos) et on se repère très facilement avec les plaques disséminées un peu partout. le fait  d'avoir posé un marquage réfléchissant (temporaire) aide vraiment la nuit , c'était super sécurisant de retrouver les plaques en cherchant avec la lampe et ca évite des galères sans fin. Pour les anxieux de l'orientation, comme moi, c'était très bien!

Une fois qu'on a compris le fonctionnement on respire plus facilement même s'il n'y a pas une plaque tous les 50 metres. tous les carrefours sont marqués et on se retrouve facilement. peu de rubalise par souci écologique et c'est tant mieux. 

Sur la route l'orga avait rajouté des marquages au sol temporaires (trois gros points roses) qui facilitent la aussi la tâche surtout quand la fatigue se fait ressentir et ou on a peu envie de se perdre... 

les panneaux "ravitos à 500 mètres" étaient plutot sympas aussi :)

Ravitos:

Excellents.  certainement parmi les meilleurs ravitos de course que j'ai testés: on a de tout a profusion, et les bénévoles étaient aux petits soins pour tous et ce a n'importe quelle heure du jour et de la nuit, bravo et merci à eux! 

A chaque ravito , des sourires, un petit mot gentil, des applaudissements, ça aide à continuer!

un truc qui peut paraître trivial mais qui ne l'est pas : l'orga n'a pas fait l'économie de prendre un cola lambda mais du "vrai" coca cola. c'est bête mais ca fait vraiment une différence, merci!

Chapeau pour l'organisation de ces ravitos dans des conditions délicates, le défi a été relevé avec brio!

tops 

  • l'organisation et l'équipe de bénévoles: chapeau pour une première édition c'etait ultra pro et efficace surtout en ces périodes difficiles. incroyable de professionalisme et d'efficacité pour une première édition! Pour moi c'est clairement un maître étalon pour nombre d'autres organisations qui pourraient s'en inspirer y compris sur des évènements beaucoup plus connus
  • le marquage extratrail un gros plus indéniable pour une course réussie 
  • le t shirt offert aux participants : avoir decathlon comme sponsor a un gros avantage :) . Un t shirt facilement re utilisable pour l'entraînement! 

Flops 

  • Pas vraiment de flop sur cette course , seulement l'avant derniere section qui est peut etre un peu trop longue a ce moment là de la course et la traversée des fagnes est assez éprouvante , un ravito au niveau de Botrange aurait été le bienvenu. 

Si c'était à refaire : 

  • Clairement prendre un hôtel à proximité du départ est un vrai confort  ca évite de cavaler dès le réveil et permet de garder son énergie
  • Les seuls trucs que je n'ai pas utilisés ce sont le t-shirt a manches longues (inutile du fait de la chaleur même la nuit), la veste aurait largement suffi a couvrir le besoin en cas de refroidissement. Néanmoins c'est une sécurité en plus, idem pour le bonnet gore windstopper que je n'ai pas sorti la nuit (mais avec quelques degrés de moins c'était certainement un bon choix). 
  • la chaleur et l'humidité de la journée m'ont fait me demander si un débardeur n'aurait pas été plus adapté pour la première partie de course (le t shirt noir en seconde partie était ok de nuit mais quand le jour s'est levé et que le soleil a commencé a darder ses rayons, je le sentais...)
  • idem pour la casquette qui protège du soleil mais pas suffisamment car mon nez était un peu rouge apparemment :) De même elle était trempée et j'ai du l'essorer en permanence pendant 3 heures . A voir si une casquette hydrophobe peut faire mieux ? 
  • toujours pas trouvé de solution optimale pour transporter une troisième flasque que je coince à l'horizontale de la poche arrière de mon sac... pas ultra pratique même si ca fonctionne
  • si l'orage menace , prendre une veste de pluie est un plus indéniable même s'il fait chaud. la différence entre l'encombrement (200 grammes) et l'apport sous la pluie me semble vraiment pencher en sa faveur. A voir si une veste light (comme la bonatti race WP par exemple ou l'ultra legere raidlight hyperlight mp+) peut suffire mais sous une grosse grosse pluie d'orage de toute maniere on est mouillé !
  • le bonheur de franchir la ligne d'arrivée en courant et avec le sourire...difficile à expliquer!
Après deux jours , je remarche à peu près normalement, ce qui est assez inhabituel. globalement ça va mais j'ai un peu mal partout 😜


video: Vedia

vendredi 9 août 2019

Preparation du 70 kms des Fantomes

2019 est pour moi une année un peu charnière après 2018 ou je me suis focalisé sur la realisation d'une seule course, le 100 miles de la grande evasion, il était question de me repolariser sur des objectifs différents et plus gérables en termes de charge d'entraînement.

Le 100 kms des cisterciens a été un premier objectif tombant a pic en termes de calendrier et d'entraînement et je dois avouer qu'à l'arrivée de la course je n'avais aucune idée de ce que j'allais pouvoir faire du reste de l'année . La plupart des runners ont un plan de course sur l'année avec plusieurs objectifs et un ou deux objectifs majeurs mais cette année, force est de constater que je n'avais rien de précis en tête…

Après quelques checks sur les calendriers de courses, les vacances de la famille, les périodes d'absence professionnelles il ne restait pas énormément d'options pour une course à proximité aussi me suis-je focalisé sur un objectif qui me trainait dans la tête depuis déjà quelques années.

En 2014 en effet j'avais couru le 50 kms des fantomes a la roche en Ardenne et j'avais été bluffé par la technicité de certains passages et le côté assez rude du herou. La cote de maboge m'avait aussi laissé un certain souvenir (douloureux) et j'étais repassé l'an dernier dans certains des endroits déjà empruntés lors de la grande evasion. 
Du coup le 70 kms de cette epreuve me semblait une bonne option pour une course technique et moins "roulante" (les cotes du bois des reves et de Lauzelle n'etaient pas spécialement roulantes hein...) que les cisterciens par exemple et certainement un bon objectif pour l'été!

Logistique


Cette course se situant dans un endroit un peu paumé la logisitique devient un peu sensible. Sans voiture, c'est un peu galere d'atteindre la roche et ca necessite des trains et des bus depuis bruxelles…bref pas l'ideal.

Avec un depart a 6 heures du mat', cela necessite de passer la nuit sur place (partir en voiture obligerait a un depart ultra matinal … ) du coup, j'ai pris une chambre au Floreal l'hotel qui heberge la logistique de course pour etre a pied d'œuvre rapidement et optimiser autant que faire se peut les periodes de sommeil. En plus, ca evite de trop cavaler le matin quand on se réveille :) 

Pour l'organisation, c'est sports events qui gère la course et ils ont pour habitude de pratiquer des prix plutôt élevés pour leurs courses… le 70 des fantomes ne deroge pas à la tradition, il faut compter près de 67 euros … j'espere juste que le balisage sera à la hauteur (les Cisterciens par exemple ont un balisage vraiment top et un tout petit prix de 25 €pour 100 bornes…cherchez l'erreur), idem pour le ravitaillement...

Parcours:


70 kms donc et 3000 metres de denivelé annoncés , c'est un joli morceau, d'autant que les terrains du Herou sont plutôt techniques et pas super faciles a courir. Par ailleurs le parcours comporte 4 passages à gué ( 10, 23,36 et 70, juste avant l'arrivée, le truc qui flingue après maboge et son mur... ce qui implique des chaussettes et chaussures trempées et la necessité d'avoir des tissus qui evacuent correctement l'humidité du coup.

AU niveau ravito il y en a un tous les 20 kil a peu pres: 20kms, 39, 54, 65 (celui là est placé juste au pied de maboge…) .

Entraînement


La particularité de cette course est qu'elle se déroule sur des terrains assez techniques par moments avec des montées relativement courtes (sauf maboge…) mais sèches et des descentes pas super simples non plus. Les bords de l'ourthe sont assez dur a negocier aussi surtout quand on est fatigué.

Du coup j'ai fait beaucoup plus de dénivelé que d'habitude en profitant de vacances à la montagne pour explorer les environs et logger un maximum de D+

J'ai aussi ressorti les bâtons qui étaient restés au repos depuis la grande evasion car le herou et les cotes environnantes se prêtent plutot bien à l'usage des bâtons (dans mon cas).

Le VTT de descente a été l'occasion de renforcer les muscles des jambes tout en faisant travailler d'autres muscles (les avant bras finissent souvent en compote...) .

Courir dans les montagnes m'a permis de faire du denivelé avec et sans bâtons et également d'évoluer sur des terrains un peu plus techniques qu'à l'ordinaire, mes sentiers habituels etant très roulants.

Du coup, 2 semaines de vacances en montagne, avec du running presque tous les jours, je me suis focalisé la premiere semaine sur des distances assez courtes avec des denivelés entre 500 et 700 metres par sortie puis sur la deuxieme semaine j'ai eu la possibilité de passer sur des seances plus longues avec plus de dénivelé, le tout sur des terrains plus ou moins techniques. En parallele j'ai fait du vélo de descente (4 seances en semaine 1 et une seance en semaine 2 ) et 2 balades a vtt electrique ou non en premiere semaine. En sus j'ai egalement fait pas mal de balades dans la montagne en marchant cool avec les enfants.

A l'issue de ces 2 semaines, j'etais clairement fatigué et la semaine  qui s'en est suivie était un peu delicate : j'avais prevu de faire du volume cette semaine là. Pour ne pas me blesser (du fait de la fatigue accumulée sur les 2 semaines précédentes), j'ai commencé par deux jours de velo (2 AR maison taf soit pres de 80 bornes en tout) sur mon VTT, puis 4 seances de running reparties sur 3 jours. j'ai couru sur mes terrains habituels sans chercher de denivelé particulier et a une vitesse assez cool. Pour recuperer j'ai ensuite coupé 2 jours sans activité autre que de la marche.
Pour les semaines suivantes; j'ai continué a courir et a pedaler en diminuant le volume.

Inconnues:

Pour cette course la technicité du terrain est la premiere difficulté au-delà du dénivelé, les côtes répétées et parfois techniques sont assez impactantes sur le niveau de fatigue.

Les passages répétés de gués vont aussi influer la course et je crains les ampoules

Autre point a prendre en considération la chaleur comme pour toute course , il n'y a que 20 kilometres entre 2 ravitos mais avec le denivelé et les terrainsdifficiles le temps de course peut augmenter significativement et du coup necessiter plus de liquide entre 2 points de ravitaillement, la temperature globale ayant bien sur un impact sur ce point.



Matos quels choix ?:


Le choix du matos dépend d'abord et avant tout de la météo, surtour en été mais le temps de course, l'heure de départ sont autant de facteurs pouvant influer le choix.

Lampe :


Cette course se déroule très majoritairement de jour et doit se finir avant la nuit. Du coup, l'emploi d'une lampe est très limité, seulement pour la premiere partie de course au départ à 6H , le jour devant se lever à 6H20 ce jour là. Du coup, j'opte pour la nitecore NU25 qui fourni de la lumiere en quantité suffisante pour un poids très limité (28 grammes) et présente en plus une protection contre la pluie en cas de drache matinale.
Autre option envisageable: pas de lampe, la premiere lumiere de jour se pointant a 5H30... et 20 minutes dans une demi penombre , faut voir ... 



Vetements:


Cuissard + short: le combo habituel mais je chosirai en fonction de la meteo. S'il fait vraiment hyper chaud je chnagerai peut etre mon 2XU pour un modele nike plus respirant. 

Chaussures de trail plutôt longue distance (xodus saucony) pour leur confort et leur grip déjà éprouvé sur ces mêmes terrains en bord de l'ourthe. Chaussettes legeres et fines (decathlon). une deuxieme paire dans un sac egalement pour chnager au 2e ravito après avoir passé 3 gués et repartir avec des pieds un peu plus secs (ou moins mouillés ...)

Pour le haut t shirt  leger et respirant avec ou sans manches a voir...

En cas de fraicheur matinale : manchettes kalenji + veste..

Options : veste imperméable si grosse drache ou orage prévu (bonatti salomon) ou veste sans manche si pas de pluie mais petite fraicheur.

Options a déterminer le jour de la course / meteo.

Batons 

 Pour un 70 kms a priori les batons ne sont pas totalement nécessaires , néanmoins le denivelé etant present et les pistes etant assez techniques dans le coin des batons semblent tout a fait indiqués. 

Autre: une gourde en complement en cas de grosse chaleur (ou de flasque défaillante)

dimanche 4 août 2019

Test de la flasque decathlon kalenji 250 ml

Grand fan des flasques depuis quelques années je n'utilise plus que ca, que ce soit a l'entrainement ou en course. Le gros avantage des flasques est de voir precisement ce qu'on consomme en courant contrairement à un camel bag. par ailleurs on voit immediatement ce qu'il reste!

Un des soucis que je rencontre régulierement sur les courses, est de pouvoir avoir assez de liquide entre deux ravitos. De base je cours avec 2 flasques de 500ml mais cela demeure insuffisant sur des courses ou les ravitos sont espacés de plus de 20 kilomètres, ou s'il fait chaud. Dès lors, je pars avec 3 flasques et en remplis une supplémentaire sur les sections longues mais je suis toujours embêté pour la porter si j'utilise des batons. 
J'ai donc cherché une solution pour me faciliter la vie sans  ressembler à un sapin de noël, une solution que j'ai trouvé chez Kalenji qui a sorti des flasques de différentes tailles pour convenir a tous les besoins. 

flasque kalenji decathlon
la bague de portage peut etre enlevée si on n'en a pas l'usage

Certes 250 ml c'est relativement peu mais ca peut faire la difference .

En appoint:

je l'utilise donc en appoint sur les sections longues. le petit format mr permet de la glisser dans la poche arrière du sac sans que cela gene et elle reste accessible rapidement pour boire "on the go".  La seule limite est sur une course ou on a besoin de beaucoup de matos. le volume dans le sac rend alors l'accès à la poche plus difficile. 
Une bonne solution pour embarquer un peu plus de liquide et rallier le prochain ravito dans de bonnes conditions. 
Le bouchon anti fuite permet aussi d'eviter des fuites dans le sac ce qui est toujours genant. 


flasque kalenji decathlon
dans la poche arriere du sac...

A l'entraînement :

cette flasque est également top pour les petites sorties .le bouchon anti fuite (un quart de tour pour bloquer ou debloquer le debit) fonctionne tres bien et est actionnable en mordant l'embout. 
flasque kalenji decathlon
pour courir: on passe un doigt dans la boucle et le portage est facilité 

flasque kalenji decathlon
close up sur le bouchon anti fuite , certainement un des gros plus de ces modèles!

Glop side 


  • Systeme de portage à la main simple et efficace sur une petite flasque. Moins sur que cela fonctionne sur une flasque de 500 ml (poids). 
  • multiples formats 
  • prix OK comparé au marché 
  • bouchon anti fuite : ca pour le coup c'est top


moins glop side 

  • a voir dans le temps comment la flasque résiste comparée a une salomon ou une ultimate direction (hydra pack)