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dimanche 18 mai 2025

test sac Dynamic 10L Raidlight






Apres un test intensif des vêtements raidlight made in france je voulais acquérir un nouveau sac d'environ 10 litres pour tout faire ou presque et suppléer mon Ultimate direction vieillissant (mais encore fonctionnel). 

Nouveauté dans la gamme 2025, le dynamic est un sac porte flasque avec une particularité qui le demarque de ses concurrents, celle d'avoir un carquois intégré pour les batons , un truc que je n'ai pas encore testé. 

Caracteristiques :


sorti de l'emballage tout beau tout propre 

Si on s'en refere au site voici la liste des principales caractéristiques de ce sac 

- Innovation: carquois intégré: certainement le gimmick de ce sac , hate de voir si c'est pratique :) 

- 1 grande poche principale de 10 litres avec tissu déperlant: un bon volume pour faire a peu pres tout sauf sur des courses ou on a besoin de beaucoup de matos . la poche fait assez carrée et cette forme est connue pour permette une optimisation du rangement (cf sacs secourisme par exemple).

- 1 poche étanche zippée pour téléphone côté gauche à l'avant du sac: un truc qui manquait sur mon sac car c'est touhours embetant d'aller chercher son telephone dans une poche arriere si on veut prendre une photo, consulter un carte ... bien si c'est etanche ou au moins resistant à la pluie

- 1 poche stretch avant droit: 

- Système porte-bâtons à l'avant: en fait ca fait doublon puisque le sac integre un carquois directement à l'arrière du sac 

- Sifflet intégré à la boucle pectorale: un classique au niveau sécurité et leger 

- Système de fermeture ventral et pectoral élastiqué réglable

- Ajustement latéral par corde réglable: un systeme simple j'espere qu'il est suffisamment costaud et durable 

- Petit mousqueton porte-clé dans la poche stretch côté droit à l'avant du sac: un petit detail mais toujours utile pour securiser ses clés 

- Boucle élastiquée dans poches à flasque pour maintenir pipette

- Petit mousqueton pour maintenir la poche à eau dans la poche principale dorsale (avec sortie tube poche à eau sur les épaules): toujours une bonne chose de pouvoir switcher sur une poche a eau en plus pour les tres longues sorties en solo la ou le ravito n'est pas toujours evident. 

- Harnais en mesh 3D respirant

- Elastique compression sur le dos pour stabilité du chargement

- Livré avec 2 flasques 600ml: 2 flasques a pipettes ce qui est pas mal , d'autant qu'elles sont un peu plus grandes que les flasque classiques de 500ml

une petite poche zippée à l'arriere du sac :un ajout interessant a mon sens a voir le volume de la poche a l'usage: si suffisant pour transporter une troisième flasque (500 ou 250 ml ?)ou seulement de petits items ? 

Poids annoncé de 200 grammes: c'est dans la moyenne 

le reglage se fait au moyen de deux sangles pectorales ajustables et de deux cordons d'ajustement situés sur les cotés du sac. 

look and feel 

Pas enormement de choix sur ce modele : soit une version bleue hyper classique soit une version plus flash jaune et noire . le jaune presente le net avantage de la visibilité que ce soit en montagne ou dans les bois (vtt, periode de chasse ...). 

Format plutot carré sur l'arriere pour optimisation du rangement et format gilet enveloppant à lavant avec deux grandes poches et les porte flasques. 

a l'enfilage a vide, le gilet est pres du corps et plus serré qu'un ultimate direction meme sans avoir une carrure de demenageur, du coup les gourdes sont plus déportées sur les cotés. Comme d'hab le gilet fait vraiment petit et on se demande ce qu'on va pouvoir y caser...mais une fois rempli, le confort reste top et les choses sont bien maintenues en place.

une fois chargé, le poids est bien reparti meme si on n'a pas énormément de choses dans le grand compartiment. les flasques sont pres du corps et ca rend l'ensemble confortable. le portage se fait essentiellement sur la zone thoracique et les contours du sac épousent les courbes de la cage (thoracique) c'est particulièrement sensible quand on ressert les sangles pectorales.


reglages sur les cotés : minimaliste et leger 

organisation : 

Le sac est pourvu d'une grande poche dans le dos de 2 poches sous les flasques dont une a zip a gauche et d'une poche dans le dos avec une fermeture a glissiere

poches avant 

poche gauche zippée waterproof 

la poche pour mettre son telephone, la poche est effectivement waterproof et le zip un peu dur a manipuler, étanchéité oblige. l'iphone rentre sans souci et on peut encore mettre quelques bricoles derriere sans etre trop engoncé. 

la poche avant zippee oui ca a vraiment l'air waterproof!

poche droite 

cette poche est tres profonde et on peut mettre pas mal de choses meme une petite veste par exemple ou un gilet ce qui peut etre pas mal . pas de zip donc mais une tres grande poche , bien profonde, parfaite pour le ravito en course ou (roulement de tambours) mettre une troisieme flasque car oui c'est possible en positon verticale elle tient bien a voir le comportement en cavalant assez vite (pas de souci a allure lente ...)!la ca ouvre pas mal de possibilités pour les sorties longues sans ravito ou les sections longues en course ou on aura besoin de plus d'eau.


Poches arriere 

la grande poche 

la poche principale est en fait divisée en 3 sections. une section destinée a une potentielle poche a eau (y a meme un crochet pour sécuriser tout ca) une section centrale . Ce n'est pas immense et on veillera a bien optimiser l'espace en compactant la veste au max

la petite poche zippée qui va bien dans le dos 

On ne le voit pas sur les photos mais en fait cette poche est assez profonde puisqu'elle fait toute la largeur du sac. on peut y glisser sans souci son telephone, un gilet, une casquette, du ravito, des gants ....par contre une flasque de 500ml ca ne passera pas a moins de la plier et encore moins s'il y a des choses dans le grand comportiment car la poche est alors comprimée. le zip ne fait pas particulierement costaud donc j'eviterai de trop charger cette poche en poids. un point aussi cette poche n'est pas hypra pratique pour un accès avec le sac sur le dos, ca peut etre pas mal pour aller chercher une poudre iso a un ravito par exemple ou pour mettre des gants ou un bonnet voire une lampe, le petit matos de secours (pansements...). 


les porte flasques 

rien de notoire , les flasques tiennent tres bien (au passage elles font 600 ml donc un peu plus que les flasques habituelles de 500) y compris les pipettes qui ont leur elastique dedié pour les empecher de se balader, plutot bien vu. 

l'installation des flasques n'est pas la plus simple que j'ai vue (ultimate direction sur ce point est nettement plus simple) et on perd un peu de temps a bien les mettre en place , un point a prendre en considération quand on arrive au ravito et uon veut aller vite. les flasques en elle même ont un large goulot ce qui est top pour la recharge et l'utilisation dune poudre électrolytes ou isotonique.

quid du port d'une flasque autre qu'une flasque Raidlight ? c'est possible mais elle aura tendance a glisser au fond de la poche.

le carquois :

last but not least, la partie carquois du sac qui en fait un peu sa spécificité. le carquois est implanté à travers le sac de droite (en haut) a gauche (en bas) . Enlever ses batons c'est un peu comme dégainer une épée ca a un coté fun. 

a l'essai en statique une fois le sac plein c'est moyennement facile je trouve et il faut quelques contorsions pour faire entrer les batons. Apres ca doit aussi etre une question d'entrainement a voir a l'usage. 

Apres utilisation en montagne versus un vrai carquois (kiprun testé ici) y a pas photo, le carquois l'emporte haut la main...question de praticité).

En course 

Premier test 

Parti sur une sortie de répétition avant une course de 45 kms je prends le sac pour une sortie en conditions. je pars avec 2 flasques remplies, le telephone une veste pliée derriere et une barre cliff que je teste aussi. 

Allure prevue aux alentours des 6 min au kil voire un peu plus vite sur le plat et au final des sections a 5/ 5:20 au kil, c'est nickel pour apprécier le sac en fait, ca ne bouge pas beaucoup, pas de frottement intempestif, certes les flasques bougent un peu et font un floc floc mais rien de très anormal. top pour boire, les pipettes sont a la bonne hauteur et ne gent pas specialement. les poches sont faciles a utiliser et on sort le ravito sans souci (comme c'est bien elastique, les affaires restent plaquées). Le sac confirme son excellente tenue sur la cage thoracique et on apprécie un confort 5 etoiles en course meme a allure plus soutenue, une bonne nouvelle pour les sequences de plat ou en descente rapide. Sensation confirmée sur un 45 km, pas d'inconfort ni de mouvement parasite intempestif j'ai kiffé! 

retour sur du long

Testé sur du court, du long, du trail, au final le dynamic s'en sort tres bien. le seul truc que j'ai trouvé limité c'est la poche carquois qui ne remplace pas un vrai carquois à l'usage, sauf a enlever le sac pour remettre ses batons et cavaler les mains libres. 

in fine 

un sac qui se porte assez haut, pres du corps et qui epousent les contours de la cage thoracique. les grandes poches avant permettent une vraie versatilité en fonction de la meteo de la longueur de la course/sortie et un super accès en course . La poche a telephone protege bien. les porte flasques serrés font que ca ne bouge pas en course mais c'est un peu galere pour le ravito (moins avec l'usage). 

pour les gabarits super carrés des épaules a voir si le confort est similaire. 

  • confort: 5/5 : super confort meme pas mal chargé
  • organisation/praticité /ergonomie 3.5/5 les poches avant sont top mais l'accès à la poche arriere n'est pas des plus aisés sans retirer le sac et l'usage du carquois reclame une certaine pratique/ organisation de la charge pour etre efficient.les porte flasques etroits penalisent aussi un peu l'usage efficace au ravito 
  • niveau equipement: 4/5 sobre et efficace 
  • value for money : 4.5/ 5 : excellent investissement surtout en beneficiant de remises

ze glop points 

  • le coté gilet pres du corps qui permet de bien optimiser le poids: bluffant une fois en place 
  • le confort 
  • les grandes poches devant: top pour le ravito

ze moins glop points 

  • les poches a flasques pas hyper evidentes a utiliser au ravito, notamment la poche gauche quand on a un telephone dans la poche prevue a cet effet, ca demande un peu de tour de main
  • l'acces a la poche arriere quand on a le sac sur le dos : peut mieux faire 
  • le carquois intégré qui demande un temps d'adaptation

bonus track: la casquette 5 panels de raidlight

les 5 panels j'en utilise pas mal depuis quelques années car elles sont legeres, passe partout, avec un look top (question de gout) et elles se rangent facilement dans une valise voire dans le sac de trail quand necessaire. le seul truc que je trouve generalement limite sur ces casquettes c'est la visiere qui est courte et donc protege moins du soleil pour les jours ou ca tape fort (mais souvent je la porte a l'envers ...)

fermeture reglable classique

petit detail avec la french touch a la raidlight 


a vue de nez la casquette raidlight n'a pas de difference majeure avec une 5 panels lambda (mon modele de reference c'est la ciele ou l'excellente 5 panels de Decathlon/kiprun). mais a l'usage (ca ne se voit pas forcement en photo) on constate que la visiere est assez similaire a celle d'une trucker et couvre donc plus le visage. petite surprise donc à l'essai la visiere est plus longue et un peu plus rigide que sur d'autres modeles. 

Coté confort rien a dire c'est super agreable, mais il faut un tour de tete pas trop petit et les enfants ne pourront pas vous la piquer 😹

les couleurs sont tres flash et imprimées dans le tissu directement qui est legerement hydrophobe ce qui est top pour les jours un peu pluvieux. 

A l'endroit ou a l'envers, la casquette a un super confort avec ou sans lunettes de vue ou de soleil. 

alors le meilleur des deux mondes (trucker/( panels)? une casquette legere avec une bonne tenue sur la tete, des coloris qui flashent; le look et l'efficacité technique dans un package fun! testée en montagne elle ne m'a pas quitté et c'est clairement la casquette a prendre si on n'en prend qu'une: balade sortie courte, sortie longue, pluie elle est juste au top... je ne l'ai pas quittée pendant deux semaines a la montagne et par defaut c'est souvent la casquette que j'attrape pour l'entrainement.

glop points 

  • le confort sur la tete : top 
  • la visiere longue 
  • le poids rikiki
  • les couleurs flash et le tissu bien technique 
  • le look (subjectif yes mais elle est vraiment très jolie pour une casquette)
  • super compactable (dans la valise un must have pour partir en vacances)
  • le prix canon!

moins  glop points

  • le message "beer, spritz mojito": si t'as pas envie de faire de la reclame pour la picole ou si tu supportes moyen les messages décalés 
  • pas de piping reflechissant pour le soir 

mardi 6 septembre 2022

Trail du Meyboom 65 : retour des basiques

Un des tous premiers trails que j'ai courus c'est l'ecotrail de Paris qui avait une version 50 kms. en arrivant  en belgique, j'avais basculé sur la version 80 autour de Bruxelles qui partait la premiere année de la foret de Soignes avec une arrivée de nuit dans l'atomium, ce qui etait tres joli mais un peu galere, en termes de transport (train le weekend le soir ..)

Le trail du Meyboom a remplacé l'ecotrail (en tout cas l'association est sortie de la franchise) et offre aujourd'hui plusieurs formats de course: un 65km solo, un run bike bike  de 65  kms (meme parcours sauf 6 points qui divergent pour permettre le passage des vélos), un 42, un 21 et  un 12.   

Votre serviteur, après 2 années de stop sur les courses pour raisons médicales et pour des off surtout, a finalement décidé de renouer avec ce parcours roulant et tester la nouvelle mouture du 65 Solo. 



ready to go !






Tout ca a attendre? 

reprendre le train le matin et surtout le dimanche aouch... un seul train pour pouvoir etre a l'heure avec un départ a 8:05 , j'ai du prendre le train de 6:27 pour arriver sur une aire quasi vide :les équipes de signaleurs étaient en plein brief, zero concurrent, je m'assois pour attendre...bref une quasi heure a glander et  regretter mon lit  douillet 😂 mais bon quand faut y aller hein... 

Récupération du dossard milimétrée, c'est propre et efficace,  pas de fioriture...je depose mon sac en consigne (c'est cool y a  des consignes  !) et m'apercois que j'ai oublié de prendre une biere thrive pour l'apres course ...tant pis faudra patienter. 


7 h du mat' et l'oeil vif ...ou presque 

il fait deja bien chaud mais je prends quand meme les manchettes (pas nécessaires en fait) me disant que partir dans la foret le matin ca pourrait etre frais voire humide ? pas tout à fait réaliste, en fait, vu la méteo et les temperatures, je pouvais partir en t shirt, voire en marcel...mais bon pas grave j'ai laissé la veste de pluie cette fois et ai opté pour le gilet north face ultra light qui servirait a couper le vent le cas échéant...

Les RBB ne sont pas légions sous l'arche de départ et pareil pour le 65 , le covid a clairement fait des ravages sur les inscriptions...briefing rapide et concis c'est cool.

8:00 le RBB part , nous on commence a trépigner, je m'avance sous l'arche... 

Première section : tranquille le chat 

Ca part très vite devant et  le vélo en tête part sur un gros rythme, je ralentis pour essayer de rester cool, mais ca court assez fort dès le départ: il fait bon, c'est roulant...je retire les manchettes assez rapidement, pas vraiment utiles ce matin...

je cours en retrait pour rester sur mon plan, mais je cours quand même plus vite que prévu et ca défile vite ... d'ailleurs on enchaîne les dreves et nous voila bientot à l'orée de la forêt! Je ramasse un gel par terre pour  son propriétaire et on part avec un petit groupe a travers champ pour rejoindre le premier ravito a 12 km. 

il  fait deja chaud en plein soleil en fait et on apprécie le couvert de la foret. 


Section 2 : le parc de la  Hulpe / groenendal 

Je  zappe  le  ravito  1 comme  prevu. Il me reste 2 flasques de 500 ml pour 16 bornes. On poursuit via le bois de la Hulpe sur des chemins que je connais bien, je reste cool et suis a distance des coureurs plus rapides. Les sensations sont plutôt OK, je me sens plutôt bien sous les frondaisons des arbres. je retrouve certains des coureurs laissés au ravito . On vadrouille  un peu  partout, chemin du fonds  des ails... on retrouve le parc  de la hulpe, petite erreur d'aiguillage je fais demi tour... grrr

on continue sur  les chemins  pour remonter vers Groenendal, ou on retrouvera le deuxieme ravito au 28 eme, je rappelle des concurrents qui partaient tout droit , les rubalises jaunes ont encore été ratées... on rejoint le dolce via des sentiers en sous bois avec des montées descentes qui s'enchainent.

Section assez courte puisqu'elle ne fait que 16 km ca déroule  assez vite également. une  montée et on traverse la route, passage sous le pont, on repart  pour le deuxieme ravito, perché sur la route d'accès a la foret (l'accès était un peu rock and roll puisqu'on devait traverser via la passerelle, faire demi tour en bas et repâsser sous le pont pour remonter vers la foret / parking.... gros embouteillage  avec les  gens qui se garent, les concurrents des différentes courses ...bizarrement, malgré la foule, je remplis mes deux flasques en quelques secondes . je repars, dare dare avec pas mal de coureurs autour de moi du coup. on re traverse pour repartir sur des sentiers que je connais bien pour les avoir parcourus tant de fois, c'est sympa de recourir sur ces routes! 

Section 3 : on a  roll !

A un moment je tombe sur un endroit ou les chemins semblent se séparer avec des sets de rubalises des deux cotés .  du coup, j'ai fini par demander a l'ouvreuse de confirmer mon choix (assise par terre et pas franchement à la question, dommage) et ..bingo c'etait un close call...pourquoi ne pas avoir deux panneaux pour clairement indiquer la bifurcation? Une seule  personne  pour gérer ce carrefour c'est peut etre trop peu, surtout si elle est assise par terre les yeux dans le vague...

Reparti sur le bon chemin, je cavale  a un bon rythme et tout seul d'un coup, ca fait du bien de retrouver le silence. Encore des ponts et une traversée plus tard, je me retrouve sur des nouveaux chemins, les rubalises sont parfois difficiles a trouver je cherche souvent et pas mal sont par terre...les kms défilent et je me retrouve sur des longues lignes droites longeant des étangs  c'est long mais c'est plutôt chouette comme environnement. encore un tour et paf voila le musée de l'Afrique. en plein soleil dans le parc je ne me sens pas super au top, j'ai plus d'eau et j'attends ce ravito que je ne trouve pas. Je suis rattrapé par une coureuse et on continue vers ledit ravito qu'on retrouve bientôt à coté d'une piece d'eau, sur la pelouse. 2 cocas, de l'eau,  ca va mieux mais  je ne  me  sens pas au top... je remplis deux flasques , il reste (en principe ) 18 kms. Je repars en buvant mon fonds de verre de coca, pas tout à fait la grande forme là tout de suite. 

Section 4 le retour de baton

on repart en courant, mais assez vite je sens que c'est bof bof, je suis a la traine et laisse partir ma coequipiere du moment... j'ai mal aux cannes, la nausée...pas top
je re marche quelques minutes en maugréant dans ma barbe dans cette longue montée, c'est pas très pentu mais là je suis vraiment down. Je re cours après quelques minutes, et repars tout seul, personne devant, personne derrière... 
Cette ligne droite qui monte me semble interminable. Je recours mais ca reste assez lent. Les sages paroles de vincent delebarre me reviennent comme souvent quand c'est dur: "l' essentiel est d avancer" … virage a droite un peu brutal, fichue signalisation,  je sors de ma torpeur et suis le nouveau chemin bientot on passe rouge cloitre et ses etangs ca commence a sentir l'ecurie, re traversee sous le pont je repars cahin caha mais je cherche toujours les rubalises qui sont un peu limitees sur cette fin de parcours…. 

Je poursuis ma route et mes deux flasques commencent a etre presque vides, la je me dis que j ai ete un peu trop confiant sur le temps et les Besoins hydriques… encore une cote, je monte, peu de rubalise, je ne me formalise pas jusqu'au croisement ou la il n y a rien… 4 chemins possibles je me dis que j ai loupe un croisement / rubalise je rebrousse chemin . La j'en ai un peu marre et c est un moment delicat. Je redescends au dernier rubalise et remonte en redoublant de vigilance… rien...je marche, je perds du temps et je ne sais toujours pas ou je dois aller. (d'après strava j'ai erré plus d'un km en marchant sur le chemin des Aménagistes sur la connection avec le chemin de Diependelle...)
En desespoir de cause, je demande a des promeneurs s'ils ont vu des rubalises sur le chemin d ou ils viennent ce qu'ils confirment… je remercie avec un sourire, respire un grand coup et me remets a trottiner … apres quelques centaines de metres de nouveau de la rubalise "YESSSSS ", je jubile presque! 
Ma perception des distances prend un coup et il me reste encore quelques kms mais combien exactement? Quelques virages plus tard je retrouve un chemin bien connu pour sortir du bois et redescendre vers boitsfort la je me dis qu'il me reste genre deux kms? 2 signaleurs a un carrefour je traverse direct et repars sur la dreve des deux montagnes la aussi un secteur que j ai pas mal arpenté. Ca grimpe, je marche et tombe sur un nouveau signaleur qui me donne de la flotte 🙏🙏🙏  en m'annonçant encore 4 kms; la c est un peu la douche froide (un truc qui ferait du bien a ce moment là 😂 ) puisqu'on est juste a cote de l'arrivée, ce qui veut dire quelques tours dans le bois ! Ca descend je cours relance sur le plat j'essaye de courir le plus possible mais j'attends la fin de cette course avec une certaine impatience… 
Un panneau "arrivée a 3 kms " me confirme que je suis quitte pour quelques tours…. Une biche croise ma route, sortie de nulle part, plutot sympa comme vision! Deux kms encore, je poursuis, j arrive sur la voie pavee qui ramene vers l'avenue ou est situee l hippodrome, mais ca n est pas fini… un signaleur me fait repartir sur un chemin qui debouche sur l hippodrome qu'il faut maintenant contourner. Jolie piste cendree pour finir me dis-je mais il fait hyper chaud sur cet espace decouvert… 

C'est parti pour le grand tour de l'hippodrome, les golfeurs jouent sur une herbe verdoyante, sous un soleil de plomb, je pousse sur les cannes mais peine a relancer vraiment, virage à droite je poursuis entre les arbres pour enfin déboucher sur la piste cendrée qui me conduit devant els tribunes couvertes. Encore quelques mètres, je passe les barrières nadar, et voila l'arche, c'est fait. Direction illico le buffet pour boire l'equivalent d'un litre , j'attrape une banane, récupère mon sac et repars direct pour attendre le train ... 

Au  final, avec le jardinage, j'ai fait plus de 68 kms pour 65 annoncés ...
côté déniv' 941 D+ Sur strava ...pour 1460  annoncés ? 


cool la médaille decaps'


in fine ...


Un très joli parcours qui  permet une super chouette  balade au travers  de la foret de Soignes et un top parcours les jours de grand chaud pour rester un max à l'ombre. Dommage que le balisage soit toujours aussi déficient après tant d'années de pratique, ca reste assez frustrant par  moment. 
Content d'avoir pu sortir cette course avec une condition pas au top et un hiatus de deux ans . ca fait du bien  de recourir sur du plus long aussi !

Matos !


Au vu des temperatures elevees et vu le risque zero de pluie, j'ai decidé de partir tres leger…
  • Chaussettes d4 trail : plutot pas mal comme longueur zero ampoule au final 
  • Short et t shirt saysky: confort sur du long confirme meme par temps chaud 
  • Bas bv sport: un classique 
  • Boxer saxx : rien a redire top confort 
  • Sac ultimate direction sj 3.0 : encore tres performant et top confort : zero brulure 
  • Visiere compressport top pour le soleil 
  • Chaussures xodus 10: bien adaptees pour ce parcours tres peu technique

Si c'est a refaire ...

  • Zapper le premier ravito : strategie ok dans ce cas ci avec les plus petites distances sur les deux premieres sections et temperatures plus basses 
  • Prendre plus de liquide au deuxieme ravito une flasque de 250 ml en plus aurait ete appreciable
  • Prendre plus de liquide sur la derniere section: 1,5 litre pour le coup aurait ete adapté : chaleur maxi sur ce créneau horaire, plus vitesse ralentie+ fatigue...
  • partir en marcel ultra léger ?
  • opter pour un sac encore plus petit genre 3 litres de capacité  avec juste de quoi mettre les flasques?
  • Mettre une thrive dans le sac de consigne 
  • imprimer un plan du parcours ... ☠️☠️☠️
  • les rubalises jaunes  dans la  foret qui se parent deja par endroits de couleurs d'automne c'est ...moyen en fait, du blanc ou du rouge fluo serait peut être plus adapté ? 
  • les chaussures de route ca peut passer vu le peu de technicité des sentiers mais en cas de pluie ca sera limite (boue).
  • repartir avec une trace GPS...

Glop side

  • Le parcours tres vert en foret qui est vraiment joli 
  • la gentillesse des bénévoles
  • du vrai coca au ravito 😻
  • pas de t  shirt "obligatoire" c'est pas plus mal ca reduit l'empreinte  de l'evenement là ou il y a encore quelques années on repartait avec 2 t shirts ...

Pas glop side

  • Le marquage qui reste moyen, voire insuffisant par endroits : sur des grandes lignes droites avec une super visi on a du rubalise tous les 50 metres et rien  du tout a des croisements...c'est assez étonnant après autant d'éditions!
  • Le quasi debalisage constaté a plusieurs reprises (les rubalises a terre ont été arrachées ou alors ne tiennent pas parce qu'arrachées a des branches trop fines qui cassent?)
  • les embranchements pas suffisamment signalés surtout quand  il y a plusieurs parcours qui se chevauchent 
  • sans trace  GPS c'est un peu galère

vendredi 2 septembre 2022

Trail du Meyboom 65 km: quelques considérations d'avant course

Après un hiatus de deux années sans course en compétition ou je n'ai fait que du off, l'envie m'est revenue de repartir arpenter les entiers avec d'autres fous furieux. 

le trail du meyboom c'est un peu le remplaçant du defunt ecotrail de Bruxelles avec une version solo de 65 kms (ou 66,2 si  on en croit le parcours) vs les 80 dudit ecotrail. 



Changements...

Outre la distance, le Meyboom a mis l'accent sur le parcours en foret puisque que la très large majorité du parcours se fait soit en forêt de Soignes, soit dans la foret de la Hulpe. Un parcours plutot vert et plutot roulant avec un dénivelé cumulé annoncé a 1460 metres pour 66 kilomètres.

Dès lors c'est un parcours plus pour courir qu'alterner course et marche sans partie technique pour récupérer en marchant...ce qui veut dire qu'un départ prudent est plus que conseillé surtout s'il va faire chaud.

Départ et arrivée au même endroit: l'hippodrome de Boitsfort  . l'avantage est qu'on a directement accès à la forêt de Soignes justement et ca peut partir très vite  avec des plats  et faux plats sans difficulté technique particulière. 

D'ailleurs j'ai testé la première partie jusqu'au parc de la Hulpe lors d'une  reco l'occasion de tester les chemins et mon sens de l'orientation 😜 


Ravitos 

Trois ravitos sont prévus à 12,2 kms, 28,5 kms , 47,81 kms et arrivée au 66,2. 

Dès lors la premiere section est très courte et les plus longues ...sont les deux dernières (respectivement 19,3 et 18,4 kms)!

En termes de stratégie de course du coup je me pose la question de zapper ou pas le premier ravito... en partant avec suffisamment de liquide pour parcourir les 16,8 kms de la deuxieme section sans finir assoiffé ... pour le ravito 2 et 3 clairement la recharge hydrique s'impose pour etre sur de ne pas être à sec même si l'essentiel se fera en sous bois ou il fait moins chaud en principe. 

Gobelet perso obligatoire comme sur la plupart des courses desormais et c'est une bonne chose. J'utilise une eco téass pliable raidlight depuis quelques années: pas la plus legere mais tres efficace et bien compacte une fois  repliée.Comme je ne prends pas de lampe,je la mets directement dans une des poches du sac: accès facilité et moins de poids. 

Côté nourriture  le plan sera classique : 

pates de fruits (7) : facile a mastiquer et a avaler sans forcer et plus digestes que les gels. environ une par heure 

Noix de cajou:idem un classique qui a fait ses preuves pour absorber des calories et éviter la saturation au sucre avec des  protéines. Environ 5 noix par heure 

BCAA: depuis quelques années j'utilise ca sur les courses a raison d'un cachet a croquer toutes les heures. ca passe plutot bien et c'est sensé  contribuer à la préservation des muscles et aider à la recup' 

Boisson

Là  pour le coup je me tâte encore mais a priori ca  va être une solution isotonique (Iso + testée ici) : plutot un gout neutre et facile a consommer. De base 2 flasques de 500  plus probablement une de 250 ml au départ afin de gérer jusqu'au deuxième  ravito. Ou de l'isostar directement puisque c'est ce qui est dispo sur les ravitos afin d'éviter les mélanges iso D4/ isostar...et ca fait moins de poids aussi dans les poches!

Sur les ravitos 2 et 3 un coca et remplir les flasques avec de l'isostar (la boisson des stars !!!!😁) , grignotage tuc, banane ou autre en fonction des envies. A priori pas de recharge d'Iso+ dans les poches (ca pèse en fait et si on ne les utilise pas c'est ballot et déjà vécu en course plusieurs fois...) 

Post course :pour le coup je vais me prendre une cannette de thrive dans le sac de consigne. tip top pour l'après course! 

Matos 

Autre point névralgique de la préparation, le matériel revêt souvent une importance capitale pour la sensation de bien être avant la perf' (quoique parfois  ca peut jouer: ne pas avoir de veste de pluie sous  la  mega drache ca peut conduire à l'abandon ...) .donc  adapter en fonction de la meteo peut s'avérer crucial au moins en termes de confort 

Dès lors, je procède généralement avec différentes options en fonction des conditions envisagées. Début septembre on peut avoir de tout : du très chaud et sec , de la pluie, des orages, du vent ou des températures fraiches mais agréables (18 ° par exemple)... 

Pre course 

Le matin les températures sont clairement plus  fraîches à l'approche de la fin de l'été. Vu que le départ est à 8 heures ca oblige à être dehors vers 6 heures du mat'. du coup veste zippée et potentiellement un pantalon s'il fait vraiment frais.

Après course 

t shirt de rechange et veste zippée dans le sac en consigne. 

Pour la course elle même:

Temperatures de  saison, temps sec  pas de pluie:

Dans ce cas là je pars sur une base short /t shirt (saysky) avec des manchettes pour le matin s'il fait un peu froid. dans le sac je prends soit une veste coupe vent legere  (j'ai une vieille north face qui fonctionne encore très bien:  ultra légere et coupe vent) soit le gilet on running wheather vest . le buff est toujours un complément apprécié et je pars avec une visiere compressport qui est vraiment passe partout. 

Températures chaudes 

S'il fait plus de 22 °C le t shirt peut laisser la place a un débardeur (a priori salomon slab a 52 grammes ), ou t shirt ultra leger saysky. L'avantage de courir avec un sac ultimate direction est qu'on a un super confort et qu'on evite les irritations . si la pluie peut s'inviter (orages) la bonatti est quasi incontournable... si pas de pluie prévue, le gilet On running ou la veste north face en fond de sac voire mon vieux gilet  north face en combo  avec les manchettes: pas franchement efficace contre la pluie mais OK pour le vent et  leger (65 grammes), probablement la top option si la meteo est clemente et stable (pas de pluie) en combo avec les manchettes pour le depart matinal dans la foret ou les temperatures ne seront pas forcement ultra élevées au moins  le matin. buff optionnel . dans ce type de situation  le but est d'éviter d'avoir trop chaud...sinon t shirt sans manchettes et veste light the north face dans le sac en cas de refroidissement/départ frisquet...avec une consigne sur place on peut partir avec plusieurs options xet choisir au tout dernier moment en fonction des sensations...  

Températures fraîches et humides 

Si le bulletin meteo est vraiment crados, le  combo short / t shirt / manchettes a priori, avec un TS a manches longues en plus pour  debuter le matin s'il fait frisquet . TS a manches longues compressport hoodie: une valeur sure pour un top confort et un poids assez limité. Si la pluie est  annoncée comme drue et quasi continue possibilité de troquer la visiere pour la casquette one qui pour le coup est imbattable si les conditions sont vraiment horribles. 

Retour d'expérience 

Parce que rien ne remplace l'expérience et pour avoir couru 3 fois l'ecotrail 80 de Bruxelles, justement à la même  période, le combo short /t shirt/ gilet sans manches/  manchettes permet de gérer la quasi totalité des situations . il y a eu une année ou j'ai sorti ma veste et je n'ai pas du tout regretté de l'avoir emmenée car la pluie d'orage en foret de Soignes, ca mouille! Pour le reste le t shirt a manches longues est en principe inutile sauf a ce que les températures soient vraiment hors normes. 

Les options nouvellement validées : 

  • le short a poches ranger de Saisky: testé et approuvé depuis le printemps il est super confortable y compris sur des sorties longues par forte chaleur et les poches a glissière sont vraiment top pour le trail, notamment pour le petit ravito. 
  • le combat shirt de Saisky : idem  léger et respirant c'est une alternative a  mes t shirts maintes fois testés: nike ou mizuno 😜, à voir 
  • Côté cardiofrequence mètre j'ai envie d'utiliser mon brassard Scosche rythm. A priori la batterie est sensée pouvoir tenir sur la course (8 heures annoncées). Sensiblement plus confortable que la ceinture thoracique. 
  • la visiere compressport: elle ne m'a pas quitté de l'été que ce soit sur les  chemins  du Brabant wallon ou à la montagne: soleil, nuage ou pluie c'est un top!
  • les chaussettes trail de D4: encore une  paire de chaussettes mais celles ci sont plutot fines et pas ultra courtes sur les chevilles ce qui est un peu plus protecteur notamment par rapport aux ronces/projections

les options considérées:

les chaussures

là clairement c'est aussi un point sensible. Le problème vient quand on a plusieurs paires... en fonction des conditions on peut être tenté d'utiliser plusieurs options. Ici vu que le parcours est peu technique et roulant je privilégie des chaussures confortables pour le long, amorties et sans nécessairement une accroche de dingue (sauf a ce que les chemins soient inondés et ultra glissants, les la sportiva Akasha seront de l'overkill). 

Dès lors  les Xodus 10 qui ont deja pas mal cavalé restent le choix privilégié, confortables et efficaces sur parcours pas hypra techniques avec une accroche tout à fait satisfaisante pour la très grande majorité des cas. 

Training


Après un bon gros hiatus en termes de course en compétition de 2 ans, j'ai décidé de repartir sur un 65 km pour avoir suffisamment de temps de préparation et pouvoir assurer le volume nécessaire. 

le rythme cette année a été assez cool avec des sorties régulières mais pas avec un volume de dingo.je suis resté à 2 ou trois séances  par semaine pendant de longs mois  sans faire de longues  sorties ou du fractionné. plutot du jogging cool et des vagues séances au seuil, juste pour la plaisir de courir.

Du coup j'ai du me remettre a courir de manière plus structurée après le  printemps...

Cette année j'ai un peu changé d'approche en privilegiant des seances de fractionnées longues (age oblige 😜 ) plutot que des intervalles  de type 30/30,  avec des séances de type fartleck avec des variations d'allures  : c'est plus fun et moins lassant que le fractionné pur et sensément plus adapté à mon âge. J'ai aussi fait des sorties a velo en restant toujours sur des volumes raisonnables: sorties de 35 kms max . 

A l'approche de l'été je me sentais un peu juste, du coup j'ai augmenté le volume graduellement afin de pouvoir tenir le rythme en vacances aux Saisies ou j'ai pu pour le coup faire des sorties en rando-course pendant 2 semaines avec pas mal de dénivelé  et un rythme plutot cool. 

Au retour j'ai continué avec de la course à pied et du velo avec des volumes plus conséquents.forcément la fatigue neuro musculaire est supérieure et j'ai concentré mes efforts sur la recup' a grand coup de Thrive ! 

Sur les weekends à 4 et 3 semaines de la course,  j'ai cette fois tablé sur des seances pas hyper longues puisque ca ne dépassait pas deux heures et demi en revanche je me suis focalisé sur l'allure cible de course en courant sur des terrains similaires mais cette fois en courant en continu, sans marcher dans les cotes.  Pour le coup, le séjour à la montagne a bien aidé avec le renforcement musculaire qui va bien sur les cuisses et une meilleure capacité de respiration en montée. 

Autre truc  j'ai profité d'une sortie longue programmée pour me faire une reco de la première partie en partant directement du lieu de départ . 

Un truc que j'ai bien aimé, c'est l'enchainement course à pied et velo: 15 km a allure cible en running et 35 en velo a suivre le tout pour un total de 3 heures d'efforts sans grosse pause (juste le temps de boire un verre). Ca m'a permis de travailler aux allures cibles au niveau cardio en limitant l'impact des chocs qui sont minimes a velo. Par ailleurs la récupération m'a semblé plus facile après cet enchaînement. 

Sur les  deux dernieres semaines precedents la course, diminution du volume et reprise de seances plus quali de fartleck  toujours avec des allures plus soutenues pour retrouver du dynamisme meme si un virus est venu perturber la derniere partie. 

De même j'ai du comme tout le monde, composer avec les températures élevées assez peu propices aux efforts très soutenus... 

dimanche 1 mai 2022

Ultimate direction Ultra vest et race vest (and vestas) 6.0

 C'est le printemps et ... la sixième itération des race vests d'ultimate direction qui se déclinent en version mixte et une version adaptée à la morphologie féminine les vestas. 

Pour le moment 2 modèles sont proposés au catalogue : 

  • l'ultra vest (et vesta) 
  • la race vest (et vesta) 

note toutes les photos proviennent du site Ultimate direction

L'ultra vest 

L'ultra vest est un modele de 10,3 litres de capacité destiné comme son nom l'indique a aller taquiner les courses longues. Coté couleurs on a le choix entre noir et bleu (bof bof) ou le noir et le vert pâle pour les vestas (un chouilla mieux). 

  • poids: 180 grammes  : ca reste toujours super léger !
  • 10,3 litres de capacité : un volume correct pour l'ultra mais pas complètement délirant pour la plupart des courses , surtout si la liste du matos obligatoire est longue (cf UTMB et consorts...)
  • poche waterproof pour le télephone : située sur la face avant, juste derrière la poche destinée a la gourde de gauche . un truc qu'on trouvait deja sur des modèles salomon, plutot interessant pour garder son téléphone accessible et protégé. A voir cependant si la flasque coulisse aussi bien dans la poche ? 
  • nouvelle Comfort Cinch pour ajuster le sac au plus près du corps 
  • 2 poches zippées a l'arriere accessibles quand on porte le gilet : plutot interessant pour sécuriser des petits objets (frontale, gels ... ) 
  • 2 poches avant elastiques non zippées : pour les buff, gants, frontale... 






la race vest : 

la race vest est le modele passe partout , qui conviendra pour la plupart des situations de 20 kms au 100 miles si on n'a pas trop de matos a emmener et si les aid stations sont relativement proches. 



  • 140 grammes a vide ! c'est super leger 
  • Capacité de 8,5 litres : un volume passe partout pour presque tout 
  • poche pour telephone zippée et étanche 
  • dos waterproof : un plus pour des sorties un peu humides 
  • 2 poches arrières non zippées 

et puis... 

question: qu'est devenue l'adventure vest (17 litres), le gros modele ? idem pour le modele d'anton krupicka la mountain vest de 13,4 litres? 
idem pour les modeles de course halo? 



mardi 18 août 2020

UTDS : histoire d'un 100 miles

Tout long périple commence par un premier pas et pour un ultra, il y en a pas mal…

Repartir sur un 100 Miles après ma première expérience m'a demandé 2 ans … A l'arrivée de la grand evasion (the great escape), j'étais globalement défait et j'ai mis un moment à réaliser ce que j'avais enduré. Il m'a fallu 3 ou 4 jours pour que ca percole et que je ressente une certaine satisfaction. Mais retourner sur un 100 miles n'est pas la première chose qui m'est venue en tête juste après. L'année suivante j'ai couru un 100 et un 70 kms car l'entrainement pour un 100 miles nécessite beaucoup de volume en amont ce qui me semblait assez  compliqué a réaliser (ca l'est toujours …) a ce moment là.

Et cette année le covid 19 n'a certainement pas aidé …

L'avènement d'une nouvelle course dans la galaxie ultra, l'Ultra Trail des Sources (UTDS) m'avait fait choisir cette course pour plusieurs raisons :


  • Première édition et j'ai toujours un faible pour les premières
  • Nombre très restreint de participants (je ne le savais pas encore mais avec le covid ca reste un atout majeur pour que la course soit maintenue…)
  • Parcours situé dans une chouette région
  • Pre existence des parcours extra trails qui sont bien rodés et marqués
  • Dénivelé relativement faible (4500D+ voire 4150 , pas facile finalement de connaître la distance exacte et le deniv'...)

Plan entraînement


Celui-ci a été fortement perturbé avec des coupures en plein milieu ou des volumes restreints de course. Du coup, ca a aussi été l'occasion de travailler un peu différemment avec de la PPG et des entrainements de course plus courts , souvent de nuit (pour éviter de croiser des gens…) .

Les séances de volume ne sont revenues que plus tard.

J'en ai d'ailleurs profité pour essayer de nouveaux parcours d'entraînement en mesurant les distances (via trail connect ou strava) afin d'optimiser au max. Pendant toute cette période j'ai surtout utilisé ma paire de Nike Terra Kiger: un modèle très polyvalent pour les trails faciles  et pas trop techniques avec de l'amorti et une bonne dose de dynamisme. Mais sur les premiers temps les séances duraient 2H30  max.

Pour pouvoir tenir sur un 100 miles on doit avoir quelques bonnes séances dans les pattes et j'ai profité de 2 semaines de séjour en montagne en été pour se faire: pas de weekend choc cette fois mais une charge que j'ai repartie sur la semaine 1 puis en semaine 2 en mixant rando course et rando en famille. Au final plus de 270 kms à pieds en 2 semaines  et plus de 20000 D+.  La plus grosse séance de rando course a fait 3H30 mais enchainée après une matinée rando a la cool (mais avec le portage de l'eau et parfois de la schtroumpfette sur les passages les plus durs)

La semaine pre competitive en general je fais tres peu de sport voire quasi pas pour faire du jus mais là j'ai du sortir le velo pour me déplacer. finalement ca m'a fait du bien de rouler sans forcer et de m'aérer. 

Matos

Pas de changement majeur sur cette préparation, j'ai repris ce qui avait bien fonctionné précédemment et changé quelques éléments :

  •  Chaussures: les xodus ont fini par prendre leur retraite pour ceder la place aux La sportiva Akasha.
  • Bâtons: j'ai testé et approuvé des bâtons pliables qui offrent pour le coup un confort de portage top: les Z poles carbon de black diamond

Ces éléments ont notamment été testés pendant 2 semaines à la Rosière dans différentes conditions et configuration: course, rando /course et rando tout court.


Pour le reste c'est idem ou presque :


  • Sac : Ultimate direction SJ 3.0 (pas le plus récent mais top confort et je le connais bien et il fonctionne bien avec les batons pliables. seul truc il est un peu petit pour un ultra quand on emmene pas mal de choses. et il lui manque des poches pour etre parfait ou au moins une solution pour une troiseme flasque.
  • T shirt: nike : je cours depuis des années avec cet exemplaire glané sur la sainte lyon
  • Short nike : simple , efficace et avec des poches
  • Short de compression nike pro : efficace, léger et respirant (j'ai pris une version courte et prévue pour les températures élevées)
  • Calebard Saxx: la rolls du slibard de course
  • Chaussettes kalenji fines: modèle simple et fonctionnel qui sèche vite
  • Bas de compression bv sport: un classique sur toutes mes courses
  • T shirt a manches longues compressport : il respire bien est confortable, parfait pour les petits refroidissements ou courir de nuit
  • Manchettes kalenji: la aussi une solution maintes fois éprouvée:  quand les températures sont douces mais qu'on a besoin d'un petit plus thermique c'est parfait. La possibilité de les baisser facilement fait que c'est un "no brainer" pour les parties en sous bois succédant a des parties plus exposées au soleil par exemple. Seul truc ils peuvent avoir tendance a s'imbiber d'humidité .
  • Une pochette pour tout ranger (raidlight) : lampe, pile de secours, couverture de survie, sifflet, cuillère , bandeau pour la lampe, ID card, argent, kit pansements, lentilles de rechange: un truc simple et qui marche bien pour éviter d'avoir des tas de petites choses qui se baladent…
  • Buff pour la nuit ou s'il fait moins chaud
  • Bandeau buff pour plus de confort avec la lampe : leger , efficace , simple
  • montre gps: garmin 935 
  • veste Salomon Bonatti: là aussi un classique. veste légère, efficace contre la pluie

Matos spécifique:

  • Masques: obligatoire au départ et dans le parc des sept heures, dans les ravitos et a l'arrivée  , j'ai opté pour des modèles légers et compactables par ailleurs j'ai pris les modèles les plus faciles a utiliser pour les mettre et les retirer
  • Gobelet : un classique sur les trails et c'est tant mieux je repars avec mon eco tasse pliable qui tient dans sa pochette accrochée au porte dossard.
  • Une spork: mi cuillere, mi fourchette /couteau cet ustensile est leger et simple et durable (rien a voir avec les couverts en plastoc jetables), parfait pour le camping, les pique nique et … remplacer les couverts sur les ravitos.

Pour la nuit:

Du fait d'un forecast meteo plutôt clément , j'ai laissé tomber l'artillerie lourde : t shirt chaud , gros bonnet, short de pluie, pantalon de pluie . Les prévisions affichent des orages mais vu les temperatures, on seche vite … Au final j'ai opté pour un t shirt manches longues leger et agréable a porter (compressport 180 g aux couleurs de l'UTMB…) et un petit bonnet gore tex windstopper qui fait des miracles (notamment en cas de refroidissement ou de petit coup de frisquet le matin au lever) .

Parce que porter une frontale n'est pas totalement confortable malgré tout, j'ai choisi de partir avec un bandeau buff qui est assez large, aéré et confortable

un autre buff pour le confort.

 Drop bag

Comme la course autorise un drop bag a mi parcours j'ai prévu :

  • Un pack préparé a l'avance avec la nourriture pour la deuxième partie de course: BCAA, noix de cajou, pâtes de fruits et une petite lampe de secours. Le tout pré emballé et prêt à être chargé pour la suite de l'aventure
  • Un sac pour la recharge des appareils électroniques (GSM GPS et batterie légère que j'emmène) avec une grosse batterie externe (ca charge vite et fort pendant qu'on mange et qu'on se change) et un cable de rechange pour le garmin (c'est fragile ces bestioles…)
  • Les petites nourritures a consommer sur place: coca, pates de fruit en plus, magnesium

  • Les affaires de change : saxx, short , t shirt de rechange (nike pro de toutes les courses ces dernières années mais comme il est noir plutôt a éviter quand il y a du soleil), une serviette , des chaussettes propres et la crème anti chaffing , quelques pansements (ampoules…) , masques (obligatoire pour accéder aux ravitos et dans les zones de départ et d'arrivée)


 Comme les dépôts de bagages en consigne ne sont pas possibles, j'ai du faire tout rentrer ce que je n'utilise pas directement en course dans le drop bag . Du coup j'ai utilisé la bonne vieille méthode du sac en sac pour éviter de me galérer au ravito: tout est préparé a l'avance dans un sac dédié , je récupère le sac (si pas perdu …), et je peux directement prendre un sac avec tout ce qu'il faut pour le ravito: change, nourriture pour la deuxième partie de course, "comfort food" si besoin (coca notamment)

Logistique d'avant / après course

Comme je me déplace en train / car, sur ces courses je prévois de tout faire rentrer dans le sac le plus compact possible ce qui est assez difficile compte tenu de tout le matos qu'on embarque : matériel de course, ravitos et drop bag et des bâtons. J'embarque aussi de l'eau minérale et le petit dej du fait d'un départ matinal pour rester autonome et être tranquille jusqu'au départ.

Idem pour l'après course je prévois un change complet et de quoi gérer un refroidissement causé par la fatigue (pull, bonnet…).

Le but est que tout tienne dans un sac de 30 litres pour que ca reste compact et acceptable en consigne…

Néanmoins comme cette année est décidément très spéciale, les consignes ne sont pas possibles du coup j'ai du faire rentrer tout mon matos de course , d'avant et d'après dans un petit sac qui servira également de drop bag.

Pour se faire j'ai dédoublé les sacs avec un petit sac a dos léger de 20 litres pour le drop bag et un sac compactable pour emporter tout ce qui ne rentre pas dans le sac de 20 et qui se replie ensuite dans le drop bag …

Après, tout est une question d'optimisation pour alléger le tout au maximum et éviter de prendre trop de place. Fort heureusement en été on a besoin de moins de vêtements… mais bon c'est un peu chaud à gérer.

Préparation des pieds:

Chaque fois que je prépare une course longue c'est la même question: est ce que ca marche vraiment? j'ai fait des courses de 100 kms sans ampoules avec aucune préparation , des courses plus courtes de 80 kms avec tanage des pieds et au final des ampoules… bref c'est assez dépendant de la méteo, des chaussettes, de l'humidité ambiante, si on doit traverser des gués …

Malgré le tanage préventif, les pieds ont souffert du fait d'un mega orage notamment...

GPS , roadbook et préparation …

Suivant les courses on peut facilement accéder au tracé en amont (lorsque la course en est a sa énième édition et que le tracé est a peu près stable) et préparer son road book tranquillou. Pour l'UTDS , c'est une première et le tracé final n'a été validé que 10 jours a l'avance.

Du fait des nombreux changements de directions constatés sur le parcours, j'ai choisi de prévoir une approche maximisée pour éviter les mauvaises surprises:

Teléchargement de la trace GPX sur la garmin: si je ne suis pas un super fan de la navigation du fait de sa consommation forte de batterie, il n'en demeure pas moins que c'est une sécurité assez importante. Au vu des changements de direction, bifurcation, changement de chemins… constatés et notamment en derniere partie de course qui se fera de nuit a priori y aller sans le GPS me semblerait risqué

Telechargement du gpx sur une appli de rando : Visorando propose une application de suivi d'itinéraire sur smartphone, un  complement pour la montre notamment en cas de défaillance

Preparation d'un roadbook:

Même si c'est super fastidieux l'exercice est intéressant car il permet de repérer un parcours inconnu de faire le lien avec google maps pour voir notamment les points de ravitaillement et les croisements avec les routes.

Au-delà cela permet aussi une projection d'anticiper certaines difficultés comme des complexités de navigation qui peuvent arriver a des moments moins propices (de nuit notamment…)

En outre cette solution permet un back up si le GPS plante sauvagement et que le fléchage n'est pas si évident (ma crainte habituelle). Pour cela j'ai chargé des mails avec chaque description de section…

Pré course :

Voyage

Train depuis Genval pour Spa c'est 2H41 de trip … pas le plus court malheureusement, mais pas beaucoup d'autres solutions.

Hotel

Ca doit etre l'âge ou l'expérience, mais les temps ou je dormais en camping sont un peu révolus (en plus ca évite de passer la nuit en tente quand il menace de flotter…) sauf pour les cisterciens l'an passé (mais moins de 5°C en mai c'était bien abusé!). Marre de porter une tente (d’ailleurs pas de consigne disponible je n’aurai pas pu déposer ni sac ni tente…), voire de me farcir des kilomètres avec tout le matos j'ai là aussi opté pour une réservation d'hôtel : pas de voiture et voyage en train donc pas trop possible d'être a pied d'œuvre a 7 heures le samedi d'autant que les retraits de dossards sont la veille de la course…).

Après quelques recherches j'ai fini par opter pour le Corssendonk Hotel qui est situé à 15 minutes du lieu de départ et pas trop loin de la gare. Ca permet de ne pas avoir a se précipiter le samedi matin et rester cool si possible...

Retrait des dossards et remise du drop bag

Puisque les consignes ne sont pas permises, l'organisation n'a autorisé que les dépôts de drop bags qui doivent se faire la veille au PC course (le centre sportif de Warfaaz qui est aussi le lieu de l'arrivée)

Pas de bol entre le lieu de départ et le PC course il y a quelque distance donc suivant le lieu ou on va dormir ca peut  faire un peu de marche, ce qui est mon cas.

De l'hôtel  au PC course il y a quelques kilomètres j'en ai profité pour faire une balade digestive et surtout repérer les derniers kilomètres du parcours .

Retrait des dossards express , en 15 minutes c'est torché, j'ai tout et j'ai déposé mon drop bag que j'espère retrouver a mi course! j'en ai profité pour amener mon sac de course pour installer la balise directement. J'avais complètement oublié mais l'inscription à l'UTDS prévoit également un t shirt . Ici c'est un t shirt evadict (la nouvelle marque de trail de Decathlon) . un petit t shirt a zip floqué aux couleurs de l'UTDS et de la Belgique : plutôt sympa !


prepa
le barda avant la course...

Attente et Départ :

Le départ était initialement prévu à 7 heures dans le parc de sept heures (coïncidence ? Non je ne crois pas …) mais du fait des changements de réglementation liés aux événements  sportifs en ces temps troublés, l'organisation a décidé , logiquement, de départ par vagues de 50 concurrents toutes les 10 minutes en commençant par les équipes puis les élites puis les coureurs tirés au sort en 4 vagues.

Perso j'ai été tiré au sort pour la dernière vague de 7H30.

Le principe est simple : on attend avec son masque en dehors du sas de départ mais pas trop loin (car on doit être présent 10 minutes avant le top départ) et on entre dans le sas quand les concurrents de la précédente vague sont tous partis . Simple quoi.

Réveillé à 5 heures , je prends mon temps pour me préparer. Barres de céréales pour le petit dej et jus de pomme coupé a l'eau .

Je descends pour être dans le parc a 7H15 .

ready to rumble
paré pour le départ!

Section 1 Spa=> Jevoumont 22 km /663 D+: "Let's go Marie Jo" !

J'arrive au parc de sept heures juste a temps pour voir la vague 3 partir. Tout le monde est masqué dans le parc (obligatoire) et dans le sas.. Nous entrons dans le sas , pas vraiment de briefing nous avons déjà reçu en amont tous les éléments par mail (ce qui est top)

Je suis un peu flippé de partir sur une course aussi longue sans vraiment de repère cette année. Je me sens bien mais j'étais assez fatigué ces derniers temps donc pas hyper serein, surtout pour la nuit je crains le gros coup de fatigue…

La meteo de ce matin confirme qu'il y a des risques d'orages j'ai gardé la bonatti mais clairement autour de moi pas mal ont pris des options super light en débardeur ou t shirt, pas de veste , pas de lampe (ils la récupèrent via un tiers aux ravitos) . Un peu bizarre vu qu'il y a une liste de matos obligatoire, mais bon…




Count down, ca part tranquille , une petite montée direct a la sortie du parc . Je pars sur un rythme un peu supérieur a ce que j'avais en tête pour profiter de la fraicheur relative du matin avant de devoir ralentir face à la canicule.

Très rapidement on rattrape les premiers concurrents des vagues précédentes qui sont partis sur un rythme cool. On alterne zones boisées et champs , chemins agricoles , rien de difficile. Ca passe assez vite et tranquillement je suis dans ma bulle.

premiere grimpette sous un pont de l'E42 ca passe, on y va cool 


credit photo jean philippe Meurice


Le premier ravito est niché dans un village, dans une bâtisse réquisitionnée pour l'occasion. Ravito au top les bénévoles sont aux petits soins c'est grandiose. On entre masqué et on se désinfecte les mains puis on choisit la nourriture sur un plateau individuel, idem pour  les boissons . Comme SPA sponsorise l'événement on a de l'eau a profusion et aussi une bouteille a chaque ravito d'une eau aromatisée. Je teste la gingembre citron et ca va être une composante de presque tous mes ravitos. Je trouve une chaise dehors a la cool. Ravito express, je ne fais que remplir mes gourdes (3 puisque le règlement impose 1,5 litre par concurrent pour chaque section) et …tester la Spa Duo lemon/ginger.

Section 2 : Jevoumont / Hameau de Naze : 22 kms 585 D+ : tranquille Emile on temporise

Je repars tranquillou en marchant quelques mètres, un bout de route, un chemin agricole , ça enchaine tranquillement avec une section de 22 kms . Quelques parties de course en ville également ou on longe des voies ferrées ou sur la route directement . Pas trop transcendant mais ça avance et les kilomètres défilent. Le mercure commence a bien grimper et je ne regrette pas d'être parti en t shirt pas trop foncé…

superbe passage sous une arche de verdure, c'est magnifique mais on continue!




Un peu de papote avec une dame qui vient de st malo et découvre les bocages belges (elle finira première féminine). Petite baisse de régime aux alentours du 30 eme puis au 40 eme je sens que je vais devoir me retaper au ravito …

Nouvelle voie ferrée , on plonge sous un pont et voici le deuxième ravito érigé en pleine nature avec des tentes. Eau, banane et tuc et gingembre citron et c'est reparti pour une section plus courte mais avec de bonnes surprises …

Section 3  Hameau de Naze / Stoumont : 18 kms 697D+: premières vraies difficultés et ...grosse drache!

Il fait de plus en plus chaud et lourd et clairement l'orage menace. Le taux d'humidité est élevé, on le ressent à l'effort. Je cours avec plusieurs personnes avec qui on fait des yoyos régulièrement et notamment une des personnes de l'asbl extratrail qui a implanté le balisage des parcours extra trail justement . On devise gaiement en courant quand d'un coup la pluie commence a tomber. Au départ c'est un petit orage je ne sors même pas la veste et continue mais ça s'intensifie pour devenir un grosse pluie d'orage, d’ailleurs le tonnerre gronde de partout... Je sors la bonatti, au milieu de coureurs trempés en t shirts et débardeurs… 

On arrive sur une cote bien technique, avec cailloux et morceaux de bois épars et … un fleuve d'eau et de boue qui se forme en plein milieu. C'est un peu du délire ce moment, tu marches sur un terrain gras et tu te prends un ruisseau dans les chaussures (bonjour les ampoules...). C'est tellement délirant d'ailleurs que j'en rigole. 

Après la côte, c'est une descente raide et là aussi le chemin a fait place à un ruisseau. Le genre de moment où tu te demandes si  les palmes seraient utiles… Je suis trempé (short) malgré la veste mais le sac est à peu près sauf. Mes pieds baignent dans l’eau et ca couine quand je cours. Là d’un coup, je crains pour mes pieds, il reste encore de nombreux kilomètres et les pieds trempés c’est certainement un risque d’attraper des ampoules…(risque avéré et confirmé par la suite!)

La pluie continue et ne s'arrête pas vraiment, je garde la veste que j'ouvre car il fait très chaud et retire la capuche, j'ai besoin de respirer. Je commence à sérieusement attendre le troisième ravito en essorant ma casquette régulièrement…la cavalcade continue sous la pluie, j’alterne marche dans les montées et course lente, j’essaye d’économiser mes forces pour la suite et guette …le sacro saint ravito pardi !

Un terrain de foot, et un ravito dans la buvette, c'est top. La pluie a cessé mais tout le monde est trempé.  j'ajoute un bouillon de vermicelles a mon ravito, je bois beaucoup . 

Y a des mecs qui demandent des bières moi, ca passerait pas trop là! 

Je me retape a fond et repars tout seul avec ma veste qui sèche sur le sac a dos comme une cape improbable. Un look "terrible" mais on s'en fiche (enfin moi en tout cas!), l'important est d'avancer et de rester le plus au sec possible.  Ca y est , je suis a 62 kilomètres et les cuisses commencent a renâcler…

ravito Stoumont
Au ravito de Stoumont, 62eme km après la grosse drache...

Section 4 Stoumont / Trois ponts 17km/470 D+ : non, on ne s'arrête pas au parc d'attraction!

Dernière section de cette première partie de course on part pour 17 kms et peu de dénivelé c'est une section facile ou presque, car l'orage et les efforts fournis dans la section précédente m'ont bien marqué…

Le rythme s'est ralenti je cours a un rythme cool et je bois énormément car cette chaleur est vraiment très présente et je crains les crampes...

La pluie a cessé mais il fait toujours chaud et humide. Je progresse tranquillement en me disant que je vais carrément faire un gros stop a la base de vie. Ce qu'on peut se raconter comme histoire pour se motiver quand on court un ultra… les ravitos c'est le fantasme absolu quand tu te sens mal, le moment où tu vas pouvoir te refaire une santé pour repartir de plus belle.

Je fais route avec un coureur habitué du long qui s'est fait les cisterciens 62 deux semaines avant . "Batman mode on" ma veste continue a sécher au vent...


avant la mi course (credit photo Jean philippe Meurice)


On arrive en courant a Plopsa mais pas de bol ma montre tombe en rade alors que je la rechargeais . Plus de trace et plus de navigation. Je relance une session directement puis c'est reparti pour des zones boisées a proximité d'un lac artificiel.

On traverse une sorte de barrage avec une vue imprenable sur le lac c'est plutôt chouette!

Voici trois ponts, le ravito est en plein centre-ville je suis accueilli au son du djembe . Il y a pas mal de monde  dans le ravito et en dehors …Je récupère mon sac (yes!!!) et change de t shirt , ca fait du bien. Je prends le temps de me poser et de bien me restaurer (j'apprécie le coca que j'avais prévu...) et de faire sécher mes pieds qui manifestement sont trempés depuis l'orage …  je me re nok les pieds à fond et je change de chaussettes : ca retape bien tout ça mais du coup le temps file et je m'aperçois que je passe 40 minutes ou plus dans ce ravito mais clairement, là, j'en ai besoin pour préparer la deuxième partie.

Ca fait du bien de repartir au sec même si c'est essentiellement psychologique. Les chaussures ont étonnamment bien séché et avec des chaussettes sèches c'est Byzance …

Pour préparer la nuit je troque les lunettes de soleil pour un bandeau pour améliorer le confort de portage de la lampe que je place a portée lorsque la nuit va tomber vers 21H30…J'ai encore plus de deux heures de jour donc c'est le moment d'en profiter.

Section 5 : 3 ponts a cligneval 21km/ 686 D+:  c'est reparti pour un tour, c'est la Warche!

"De toutes les matières "c'est la warche "qu'elle préfere" …C'est la Warche!

Si Caroline Loeb chantait la Ouate, moi j'ai plutôt focusé sur la Warche, la rivière du même nom et les zones afférentes que l'on emprunte sur cette section. 

Comme j'en ai marre de faire des calculs pour savoir combien de kilomètres il reste avant le ravito, je re initialise une troisième session sur la garmin pour avoir une trace propre sur la deuxième moitié…pas de navigation sur ce coup-là je fais une session normale.

C'est reparti, je longe les quais et croise la friterie Bertrand qui fait fureur dans le coin apparemment . Ca grimpe bien sur la route et on emprunte un single a flanc de colline. Je reste cool, ne force pas et il faut bien digérer un minimum tout ce que je viens de m'enfiler (banane, potage X2 , coca , eau , tuc … ).le single se poursuit en sous bois, ca monte tranquille.

Un peu de route pour poursuivre , pas trop de monde je croise deux mecs , on ne reste pas longtemps ensemble ils sont fatigués et lèvent le pied . Je continue pour bénéficier de la lumière du jour, je cours tout ce qui est courable pour avancer un max . Pas mal de côtes sur cette section .

en route ... (credit photo JP Meurice)

La nuit tombe, je sors la frontale. Je marche pas mal avec ou sans les bâtons ,j'ai quelques coups de fatigue par moment, mais j'avance. Avoir repérer le parcours sur google maps (merci street view!) fait qu'on a des images de certains lieux et ca peut aider. Passage sous un pont et virage a gauche je sais qu'on va longer la warche. Au début c'est fun , chemin de terre plat ca se court puis on switche en sous-bois et là ça se gâte, les racines sont multiples, c'est pas du tout courable là… l'allure drop d'un coup mais je reste cool, c'était prévisible. C'est un peu l'heure du passage en mode survie, on pense plus trop à courir, seulement à avancer et à ne pas tomber. 

Le ravito est un peu en dehors du parcours en retrait, une lampe rouge clignotante avertit les automobilistes , pour préserver les coureurs et les accompagnants , plutôt bien comme initiative.

comme d'hab (on finirait presque par s'y habituer…) c'est top, tu commandes, tu t'assoies, on te sert… c'est très confortable et super efficace. il y a plusieurs personnes attablées que je n'avais pas encore croisées. La soupe aux vermicelles tombe a point pour me retaper.re banane/tuc une combo qui fonctionne.

Je ne m'attarde pas et repars assez rapidement en ayant pris soin d'avoir enfiler les manchettes en prévision du refroidissement probable de la nuit. Je manque de me planter de route à la sortie mais un petit garçon me remet sur le droit chemin (merci!), je crois qu'il se dit que le mec là, il est plus très étanche... 😜

Section 6 Cligneval / Robertville 17 kms / 537 D+ : et dans la nuit ils repartent...

Petite section en sous bois puis on ressort dans une petite ville et une zone résidentielle. Là il faut bien faire attention au fléchage pour ne pas se perdre ce qui nous arrive a un moment …on repart de plus belle. Je joue au yoyo avec deux personnes qui courent nettement plus vite que moi mais je les retrouve à plusieurs reprises dans les parties plus techniques ou qui montent . On traverse des villages endormis et l'orientation est parfois délicate a cette heure de la nuit.

re section un peu technique pas facile d'avancer ...

On finit par arriver ensemble au prochain ravito, en plein air mais avec quelques tables. Pas trop de monde , la croix rouge est présente pour les petits bobos. j'ai une ampoule qui se développe sous la plante du pied malgré le changement de chaussettes et j'hésite a me faire checker (au final des ampoules j'en ai compté 4 et deux ongles bleus au moins…). Bouillon, eau, coca, tuc , et barre de céréales ,banane et du 4 quart, je reste sur mon régime habituel et je bois de larges rasades de spa duo lemon /ginger. Je refais le plein d’énergie et de motivation car la prochaine section est longue (24 kilomètres) , la plus longue du parcours ce qui , à cette heure et dans mon état de fatigue, signifie immanquablement des heures à cavaler.

Il est 1h30 du matin et j'ai bien envie de dormir mais je ne m'attarde pas … des coureurs se vautrent a même les tables pour dormir , je repars seul dans la nuit à la poursuite d'un concurrent parti quelques minutes plus tôt.

j'attrape une barre aptonia aux fruits rouges avant de partir . 

Y a encore un gars qui demande des bières. Apparemment il est parti en siffler une au village voisin, avant de revenir au ravito. Quand on est motivé ...😊 

Section 7 Robertville / Hockai 24 kms /427 D+: la Hoegne, botrange et tout ca !

La Hoegne, la Hoegne… un nom qui n'évoque pas grand-chose pour moi avant la course mais là je vais très vite comprendre…

Pas grand monde devant, personne derrière ca s'annonce tranquille comme nuit… et cette section est la plus longue de toute la course . A cette heure ci c'est pas facile , j'espère juste que cette section sera plus facile que les précédentes (et bien non…pas franchement)

nouvelles collines a gravir je joue a cache-cache avec un coureur devant et finit par le rattraper. On échange un salut de circonstance, chacun repart dans sa bulle et on attaque la montée vers botrange. c'est long, pas technique et assez monotone mais je reste cool et marche a l'aise avec les bâtons. On enchaine avec une traversée de route et on longe les fagnes et mon téléphone... sonne , il est 3 heures… 

" Allo c'est le PC course tout va bien ? " je rigole un peu quand même!

Quelle sollicitude me dis-je, ils s'enquièrent même du bien etre des coureurs au milieu de la nuit ?

mAis en fait oui et non car ma balise a semble t'il cessé de fonctionner au 84 eme kilomètre… et du coup ils se demandaient si j'avais arrêté.

Je passe botrange et cours dans les tourbières , je reste attentif car ce n'est pas le moment de coincer une chaussure, je reste prudemment sur les bords. Je traverse une route toujours seul au monde , et hop un petit tour sur les caillebotis qui surplombent les fagnes, me voici dans le secteur de la Hoegne. C'est sympa et j'avance bien… jusqu'à ce que les caillebotis cèdent la place à un chemin infâme, parsemé de mega racines. 

Ça glisse de partout, impossible d'avancer correctement, mon allure prend une grosse claque d'un coup. La warche c'était costaud mais là c'est puissance 10… les racines s'estompent peu a peu et je sors des bois pour marcher dans les tourbières . Je suis seul et j'en ai un peu marre a ce moment-là. Avec la fatigue et la nuit, je me fais des trips" j'ai raté un panneau toutes les 5 minutes"… ambiance :) (note: pour le coup, avoir une bonne lampe est un gage de sécurité: un coup de boost et on voit très loin les signes réflectifs)

Je marche avec les bâtons la plupart du temps, je manque d'énergie pour courir et le spectre de finir en marchant revient…et là ça veut dire quelques heures encore à galérer. "Mode survie on", j'essaye malgré tout de rester positif en me disant qu'avec le jour ça devrait aller que ca va revenir (peut être) et que je fais finir et surtout je ne m'arrête pas (en même temps faudrait vraiment vouloir tout est trempé de rosée, il fait crû comme on dit , bref pas trop l'endroit pour piquer un roupillon même si je tombe de sommeil par moment et zigzague sur le chemin)… 

même si je me traîne en marchant j'avance et je sais que sur des heures , malgré tout cela fera une différence (sur ce coup je remercie Vincent Delebarre pour ses conseils avisés que j'ai lus et re re relus avec avidité avant de commencer à courir sur des trails plus longs).

j'approche de la fin de la section et revoilà les sous-bois et son cortège de racines et de roches. J'ai mal au pied et les cailloux pointus me rappellent que j'ai une ampoule ou plusieurs apparemment… passerelles, cailloux, je continue à avancer et là je regarde ma montre régulièrement et un peu fébrilement je l'avoue, en attendant ce dernier ravito…

Je longe la rivière et les sous-bois s'éclaircissent ca y est voilà (enfin) le ravito .je me pose sur une chaise pour un énième coca et du pain d'épice , j'ai moyennement faim mais j'ai besoin d'énergie pour cette dernière section… pas de café , pas le temps et je ne suis pas sûr que mon organisme supporte. Un concurrent qui déjeunait vient de repartir je rempli mes gourdes et je me lève…

Section 8 : Hockai /SPA : 17 kms 431 D+: derniere section , faut pas se louper!

J'ai la démarche un peu raide , j'ai mal aux cannes, enfin un peu partout, mais surtout aux jambes et là c'est l'heure des calculs savants (autant dire qu'en étant sans sommeil et bien fatigué, c'est pas facile…): si je cours a telle vitesse et que je marche x % du temps a cette vitesse en combien de temps puis je finir? Les 27 heures semblent jouables, voire moins mais faut pas trainer et faire la sieste  (ni s'enflammer d'ailleurs)! Je grimpe la côte et pars a la poursuite du concurrent qui est parti 5 minutes avant… je cours sur le plat et ca passe aussi en descente, je revis ! Clairement, le jour ca fait du bien aussi. 

Je dépasse le concurrent précédent et pars en solo sur les 15 derniers kilomètres personne devant, je me retourne parfois pour voir si ca revient derrière mais personne là non plus (quand t'es dans la forêt et que tu crois entendre une cavalcade...)… J'enchaine mes côtes en marchant (sans les bâtons qui restent accrochés, pas de grosse méchante  côte). je croise des coureurs en balade qui me font des grands sourires, c'est cool . 

Je suis extatique, je continue a courir sur le plat et en descente voire en faux plat c'est trop cool , j'étais hanté par le souvenir de the great escape quand mes jambes ne répondaient plus après le 120 eme…j'avais du finir toute la course en marchant et en flirtant avec les barrières horaires…

Là pas de souci, ca passe et c'est top sur cette section courte sans grande difficulté. Sous bois majoritairement sur des pistes faciles, ca change et c'est bien agréable, parfait pour finir surtout après la Hoegne... Je cours à vitesse lente, mais ca reste plus rapide que la marche (bon OK après ca dépend à quelle allure tu marches...)!

Ca y est, je vois de la rubalise estampillée "UTDS", je sais que je suis proche de l'arrivée, je continue au même rythme. Je négocie la dernière descente: succession de virages en épingle, que j'avais repérée la veille au soir en allant chercher mon dossard. Je sors de la foret et voilà la route, je cours sur les trottoirs, toujours sur le même rythme, je ne force pas pour ne pas déclencher une crampe ou une contracture qui serait fort mal venue à ce moment de la course, derniers 500 mètres j'allonge la foulée, l'arche, ca y est j'ai fini!

Pas grand monde, mais je m'en fiche, je suis super content et au final j'ai fini sous les 26 heures avec plus de 15 minutes de marge, c'est top et assez inespéré quand je repense aux fagnes et mon allure de tortue.

Comble du bonheur, je franchis la ligne d'arrivée avec le sourire, quelle différence avec the great escape! 

Quelques chiffres:

Plus d'une heure trente dans les ravitos …mais j'en avais besoin!

  • Un litre et demi de coca (au moins)
  • Des litres d'eau
  • Des litres de duo spa lemon /ginger
  • 4 barres de céréales
  • 14 pâtes de fruits
  • 400 grammes de noix de cajou
  • 20 cachets de  BCAA
  • Ampoules: 3
  • Ongles noirs: presque tous :(



utds
ré équipé pour rentrer ...

Bilan 

Une chouette course avec ce qu'il faut de difficulté, un dénivelé relativement limité mais présent (26 metres par kilometre). 78% de terrain offroad annoncé mais il ya quelques passages sur la route notamment pour passer sous l'E42, pas un drame en soi, compte tenu de la distance. Au final une course avec des passages qui rappellent un ecotrail avec alternance de chemins agricoles et de petites routes et des sections beaucoup plus techniques (la warche ou la Hoegne) ou clairement c'est du trail. 

j'ai pris très peu (pas) de photos et je n'ai pas pris de mp3 , je suis resté super concentré toute la course , j'étais vraiment dans ma bulle comme jamais. Pas de gros coup de mou ou d'envie quasi irrépressible d'arrêter , un bilan très positif au niveau psychologique: je savais pourquoi j'étais là et pourquoi je voulais finir et clairement cela m'a aidé à passer les moments un peu difficiles (la Hoegne notamment qui arrive à un moment de la course où c'est déjà difficile à cause de la fatigue et qui demande une grande concentration du fait de la technicité du terrain, surtout de nuit). 

L'ultra est un domaine connu pour provoquer des hauts et des bas au niveau des sensations et des émotions. clairement j'ai connu un gros coup de moins bien dans la Hoegne et juste après mais je suis bien revenu dans la dernière section et ca ...ca fait trop plaisir!

la grosse question à mon sens, est de savoir si cette course va pouvoir garder son essence (notamment au niveau du nombre d'inscrits...vu le succès il y a fort à parier qu'ils seront "sold out" très rapidement sauf à augmenter le nombre de dossards). Cette course était top clairement!

Balisage:

Le balisage est globalement excellent: la course emprunte exactement le parcours extratrail (avec quelques digressions pour parvenir aux ravitos) et on se repère très facilement avec les plaques disséminées un peu partout. le fait  d'avoir posé un marquage réfléchissant (temporaire) aide vraiment la nuit , c'était super sécurisant de retrouver les plaques en cherchant avec la lampe et ca évite des galères sans fin. Pour les anxieux de l'orientation, comme moi, c'était très bien!

Une fois qu'on a compris le fonctionnement on respire plus facilement même s'il n'y a pas une plaque tous les 50 metres. tous les carrefours sont marqués et on se retrouve facilement. peu de rubalise par souci écologique et c'est tant mieux. 

Sur la route l'orga avait rajouté des marquages au sol temporaires (trois gros points roses) qui facilitent la aussi la tâche surtout quand la fatigue se fait ressentir et ou on a peu envie de se perdre... 

les panneaux "ravitos à 500 mètres" étaient plutot sympas aussi :)

Ravitos:

Excellents.  certainement parmi les meilleurs ravitos de course que j'ai testés: on a de tout a profusion, et les bénévoles étaient aux petits soins pour tous et ce a n'importe quelle heure du jour et de la nuit, bravo et merci à eux! 

A chaque ravito , des sourires, un petit mot gentil, des applaudissements, ça aide à continuer!

un truc qui peut paraître trivial mais qui ne l'est pas : l'orga n'a pas fait l'économie de prendre un cola lambda mais du "vrai" coca cola. c'est bête mais ca fait vraiment une différence, merci!

Chapeau pour l'organisation de ces ravitos dans des conditions délicates, le défi a été relevé avec brio!

tops 

  • l'organisation et l'équipe de bénévoles: chapeau pour une première édition c'etait ultra pro et efficace surtout en ces périodes difficiles. incroyable de professionalisme et d'efficacité pour une première édition! Pour moi c'est clairement un maître étalon pour nombre d'autres organisations qui pourraient s'en inspirer y compris sur des évènements beaucoup plus connus
  • le marquage extratrail un gros plus indéniable pour une course réussie 
  • le t shirt offert aux participants : avoir decathlon comme sponsor a un gros avantage :) . Un t shirt facilement re utilisable pour l'entraînement! 

Flops 

  • Pas vraiment de flop sur cette course , seulement l'avant derniere section qui est peut etre un peu trop longue a ce moment là de la course et la traversée des fagnes est assez éprouvante , un ravito au niveau de Botrange aurait été le bienvenu. 

Si c'était à refaire : 

  • Clairement prendre un hôtel à proximité du départ est un vrai confort  ca évite de cavaler dès le réveil et permet de garder son énergie
  • Les seuls trucs que je n'ai pas utilisés ce sont le t-shirt a manches longues (inutile du fait de la chaleur même la nuit), la veste aurait largement suffi a couvrir le besoin en cas de refroidissement. Néanmoins c'est une sécurité en plus, idem pour le bonnet gore windstopper que je n'ai pas sorti la nuit (mais avec quelques degrés de moins c'était certainement un bon choix). 
  • la chaleur et l'humidité de la journée m'ont fait me demander si un débardeur n'aurait pas été plus adapté pour la première partie de course (le t shirt noir en seconde partie était ok de nuit mais quand le jour s'est levé et que le soleil a commencé a darder ses rayons, je le sentais...)
  • idem pour la casquette qui protège du soleil mais pas suffisamment car mon nez était un peu rouge apparemment :) De même elle était trempée et j'ai du l'essorer en permanence pendant 3 heures . A voir si une casquette hydrophobe peut faire mieux ? 
  • toujours pas trouvé de solution optimale pour transporter une troisième flasque que je coince à l'horizontale de la poche arrière de mon sac... pas ultra pratique même si ca fonctionne
  • si l'orage menace , prendre une veste de pluie est un plus indéniable même s'il fait chaud. la différence entre l'encombrement (200 grammes) et l'apport sous la pluie me semble vraiment pencher en sa faveur. A voir si une veste light (comme la bonatti race WP par exemple ou l'ultra legere raidlight hyperlight mp+) peut suffire mais sous une grosse grosse pluie d'orage de toute maniere on est mouillé !
  • le bonheur de franchir la ligne d'arrivée en courant et avec le sourire...difficile à expliquer!
Après deux jours , je remarche à peu près normalement, ce qui est assez inhabituel. globalement ça va mais j'ai un peu mal partout 😜


video: Vedia