lundi 24 février 2014

trail de la Mazerine 2014 : comme un avant gout de printemps


Fort heureusement il a fait beau ; même splendide, un vrai temps de printemps.

Retour sur une contreperformance plus ou moins provoquée …

4H40 je suis réveillé par ma chère et tendre, j’essaye de me  rendormir, mais rien n’y fait je tourne comme un lion en cage. A 5H30 j’abandonne et me leve.

Petit  dej tanquille (gatosport et Roiboos), je suis un peu dans le pâté.

Je finis de me préparer et à 7 heures je suis sur mon vélo , à pédaler à la cool ; cette année il fait frais mais c’est largement supportable , quel contraste par rapport à l’année dernière !

A l’arrivée, je revois quelques têtes connues , nous sommes a peu pres 50 à partir, je récupere mon enveloppe prépare mon dossard, pas de souci majeur . Je rebois un coup d’aquarius pour la route et c’est le briefing. Quelques petits changements ont été apportés au tracé apparemment, on verra bien …

Depart

Au top je suis dans le groupe de tête , ca part un peu plus vite que l'an passé, je laisse filer mais continue a une allure marathon, ce qui, on le verra plus loin, n’était sans doute pas la meilleure option. Les premiers kilometres défilent tranquillement, le parcours est bien visible cette fois, les ouvreurs a VTT devant assurent. Je me retrouve  dans les 10 premiers  et continue a mon rythme, qui me semble tenable mais en fait trop rapide, j’aurai probablement du switcher rapidement en mode pépère …les chemins sont bien boueux (il a draché il y a deux jours…)  

Devant c’est bien parti et je reste seul ou presque. Je revois l’endroit ou je m’étais planté de chemin tout seul l’an passé, ca fait plaisir de le repasser tranquille et serein. Cette partie n'est pas la plus divertissante de la course, on traverse des champs et le paysage est tres monotone. Il fait chaud j’ai donc retiré la veste qui m’equipait pour switcher sur un gilet sans manche coupe vent et aéré, mais j’ai encore bien chaud,  en fait. Je poursuis avec un compagnon d’infortune vers Rixensart et nous arrivons bientôt dans le bois.  
Le soleil resplendit, les paysages sont superbes. Je suis sur mon parcours d’entraînement à partir de ce point donc ca passe tout seul, trop facilement peut etre ? je marche dans la montée vers Overijse pour récupérer et boire un coup je sens  que je ne suis pas dans un jour de grande forme en fait. Le chemin se poursuit, je garde un gars en ligne de mire puis un autre qu’il dépasse, je poursuis sans forcer. Nous arrivons à Overijse et la descente vers le lac. Cette année il y a une bifurcation sur une partie boisée c’est fort agréable et plus sympa que de courir sur la route. Je fais le tour du lac de Genval avec un Espagnol qui apprécie la campagne environnante, on discute un peu avant de retrouver le premier ravito. Je ne touche pas au buffet : chocolat, banane, orange et tuc mais remplit les gourdes d’eau , un verre d'orangeade et c’est reparti. Je finis ma barre de cereales et reprends des shots gout citron en marchant dans la montée puis j’enchaîne vers le parc de la Hulpe, tout seul. Un concurrent me depasse dans la montée vers le parc de la hulpe , je ne peux pas vraiment relancer ca commence a coincer et je ne suis pas à mi course , hum hum...…En traversant  la nationale pour le parc de la hulpe surprise; on longe le bois vers la gauche au lieu d’aller tout droit puis on oblique vers le Dolce, sur un section d’asphalte. Bon c’est pas transcendant mais ca ne dure pas un siecle non plus. J'ignore si ce choix a été fait pour nous eviter le chemin boueux ou pour nous faire profiter de la section montagnes russes qui suit?

ca coince ...


D’un coup les panneaux annoncent un passage dans la gadoue et les bois, c’est parti pour les montagnes russes, une succession de montées descentes, j’ai mal aux guiboles et fais attention en descente a ne pas forcer sur mon adducteur endolori, là ou d’habitude je m’éclate C'est un peu frustrant surtout qu'il reste encore pas mal de bornes …un arbre enorme entrave la progression , j’aurai peut-être du le contourner au lieu de jouer au singe … après diverses péripéties boueuses je retrouve le parc de la Hulpe ou le parcours a été lui aussi modifié. Nouvel arrêt ravito à Folon je rebois de l’orangeade et reprends des liquides , il y a de l’overstim, c’est cool.

Je commence a vraiment transpirer comme un goret et je sens  même le soleil qui tape (je suis tout en noir aussi..) . Je retire un t shirt sur les deux que j’avais, ouf ca va mieux… je poursuis ma route  tant bien que mal ca commence a etre dur, je cours mais pas au top et je marche dans les côtes systématiquement, c’est pas terrible. 
Je regarde les kilomètres qui s’égrènent lentement sur mon garmin , ca commence  a sentir la galère…encore quelques kilomètres cahin caha, j’ai des crampes qui commencent au niveau des mollets, super il ne manquait plus que ca . 
Soudain un groupe de 5 coureurs me passent, ils ne courent pas vite mais moi je marche … j’essaye de m’accrocher et les suis autour du golf de Waterloo, puis dans les champs. Je suis vraiment à la peine et marche de plus en plus , des que je cours je sens mon adducteur . kilometre 50 c’est toujours aussi tendu et je me tate pour finir en marchant . 2 personnes me depassent ca me pique un peu au vif je recommence a courir (comme un escargot...)  sur le plat et en descente mais en montée ca reste moyen.  

Km 57, 

je suis en mode survie et je croise une photographe de l’association organisatrice qui m’annonce qu’il ne reste plus qu’un km…j’hallucine mon gps indique 57 kms , ma fin de calvaire est donc finalement beaucoup plus proche. Je repars en courant sur ce dernier km , je finis au mental en serrant un peu les dents en 6H36 .

A l’arrivée les pates me font du bien , je me demande si je n‘ai pas fait une petite hypo, vu les sensations bof bof que j’ai eues sur la dernière partie du parcours notamment.On peut y ajouter une hydratation insuffisante: des crampes et des douleurs musculaires de ce genre , ca fleure bon le manque d'eau.

Journée en demi teinte donc mais qui au final m’a appris des choses…

Matos :


Cette fois j’avais pris l’artillerie lourde (trop en fait...), j’etais moyennement confiant par rapport à la meteo : parti en collant+ cuissard en bas j’aurai pu opter pour un short ou un ¾ en fait. EN haut là c’était franchement too much : un t short ML compressif under armour + un T shirt ML breath thermo et une veste gore actishell , j’avais beaucoup trop chaud…mais bon avec cette meteo changeante , pas facile a gerer.Au final j'ai fini avec le t shirt under armour et le gilet coupent vent ultra leger, mais manches courtes ca l'aurait fait aussi. 



J’ai decouvert une nouvelle poche sur mon sac  Salomon advanced skin s lab 5 (ouf quel nom je ne m'y fais pas ...)   : en fait il y en a une de chaque coté c’est la poche parfaite pour mettre le gel que l’on va consommer en premier , elle est super facile d’accès. Décidément une reussite , je ne regrette pas l’investissement . D’un point de vue confort rien a redire c’était parfait meme si j’ai eu un peu mal à la poitrine le soir (ca a disparu le lendemain) et aux trapezes (habituel…) . Les soft flasks sont un vrai plaisir a remplir au ravito, c’est facile et ca va vite. meme pour se deshabiller et se rhabiller , ca reste globalement facile.



Je crois que j’ai trouvé la bonne solution pour gerer le dossard , le gobelet et la poubelle je mets tout sur ma ceinture porte dossard en fait et ca tient bien sans me gener.



Les peregrine ont bien géré , elles ont pataugé dans la gadoue et restent glissantes en latéral quand c’est très gras mais sinon globalement ca accroche suffisamment.



Glop :


Cette année le balisage était nettement meilleur , a part a quelques carrefours ou je me suis posé des questions .

·        Le rapport prestation / prix : pour 12 euros en pre inscription, on a une tres belle course avec des organisateurs sympas et des benevoles au top (merci a eux) , des pâtes et un coca à l’arrivée , elle est pas belle la vie ?

·        Le soleil : courir avec ce temps printanier c’est fort agreable 

·        Les gels liquides d’overstim : toujours aussi efficaces et faciles a ingerer, je ne prends plus que ca

·        Les barres salées d’overstim encore : le top pour casser le gout du sucré

·        Les shots de powerbar : ca marche bien et ca se consomme facilement en course



Pas glop :


Ben rien, a part mes douleurs qui m’ont gaché la fin de course  …







Note pour le futur, courir trop vite en première partie c’est mal, même en étant bien entraîné ca finit en mode survie (ecotrail 80 de bruxelles par exemple) si en plus je suis moyennement en forme là c’est limite galère.

L’an passé pour la grimace du grand georges je l’avais joué au frein a main en restant vraiment en dedans dès le début de la course et en m’économisant a fond. J’avais terminé certes dans un temps important , mais en tous cas dans un bon etat de fraicheur et avec la capacité de courir jusqu’au bout (mais j’avais marché beaucoup dans les côtes …) .

Autre considération en partant vite on dure moins, c’est basique mais a un moment je finis toujours par ressentir les effets (sur l’ecotrail de paris 50 kms ca m’avait achevé, les derniers kms sur les quais avaient été une bonne galére…) .

Bref ceci me fait dire que je me suis probablement gaufré en termes d’entrainement en ne focalisant pas suffisamment sur la vitesse lente (l’endurance fondamentale) ma derniere seance longue avait d’ailleurs été dans le même style tout le temps a des vitesses superieures , avec de la marche, plutôt que de la course lente mais en continu.Bref à méditer, mais je pense que je vais devoir travailler plus sur les allures lentes de course: lentement mais surement.

vendredi 21 février 2014

Test X running light AS gore running wear


Plus leger et plus protecteur ca existe?


Il y a un domaine où je peux être victime d’achat compulsif :  la veste de running, surtout quand elles sont sensées être ultra light …. (Si je compte bien je dois avoir quelque chose comme 7 vestes destinées à cette pratique…) Ceci peut être d’autant plus important si le modèle en question est hyper léger et potentiellement coupe vent/ étanche et super respirant… Oui mais voilà, après avoir testé quelques modèles le constat est toujours le même , s’il pleut vraiment fort on finit mouillé à moins d’avoir une veste étanche  qui ne respire pas très bien. Pour une veste super respirante en revanche, les qualités hydrofuge sont en général plus limitées… la quadrature du cercle en somme.
J’ai souvent lu des posts dithyrambiques sur le gore tex en général et d’autres moins élogieux sur le prix de ces produits. J’avais donc jusque là soigneusement évité l’achat compulsif de la veste à XXX euros (avec une exception notoire pour une softshell gore tex , gilet sans manches tip top que j'utilise pour tout et n'importe quoi) , car au final pour aller courir dans la gadoue en a-t-on besoin ? Et puis en furetant sur le net je suis tombé sur cette nouvelle membrane active shell de gore tex décrite comme spécifique conçue pour les sports à haute intensité comme la course à pied et le modele X running light AS m’a semblé intéressant. En revanche le tarif annoncé de 159,95 Euros était assez décourageant, mais au détour d’une promotion importante j’ai fini par trouver le modèle à 97.09 euros…de quoi réfléchir puisque en deçà de la barre psychologique des 100 €. Une barre qui toutefois dépassée est celle du rapport poids/ prix. Cette veste  ultra légère ne pèse que 70 grammes soit l’une des vestes de course les plus légères du marché.
A la réception du paquet j’ai malgré tout été super surpris par le poids, c’est effectivement très léger et l’impression se confirme dès qu’on enfile la veste. On ne la sent quasiment pas c’est assez surprenant, dans la même lignée que l’hydrogen jacket par exemple. En revanche au niveau taille j’ai pris du L moi qui suis un morphotype M en règle générale, pour ce modèle c’était vraiment trop juste. Comme toutes les coupes gore running, la coupe est ajustée et près du corps. Le tissu de prime abord parait fragile et on fait généralement attention en l’enfilant…

Coupe vent :

De ce côté-là le résultat est assez extraordinaire, c’est la première fois que je porte une veste aussi légère avec cette impression de protection . Tout simplement géniale, la veste coupe complètement le vent même frais .En course dès qu’il y a un petit rafraichissement on la met et directement on ressent une chaleur appréciable.

Veste de pluie ?

De ce côté-là il m’a fallu attendre une bonne grosse drache des familles pour tester le côté étanche/ respirant. Ce weekend était une bonne occasion : pluie fine avec des averses assez soutenues par intermittence (une averse quoi… ) et une température assez importante (aux alentours de 20°C), de quoi te transformer en sauna portatif rapidement. Verdict : la protection contre la pluie n’est pas totale puisque les coutures ne sont pas étanchées mais d’un bon niveau eut égard au poids de la veste… La respirabilité demeure excellente pour un vêtement de ce type (d’ailleurs en ouvrant la veste quand la pluie se calme on obtient immédiatement un gain important de respirabilité ;o) ). A voir ce que ca donne en automne ou en hiver mais je ne serai pas surpris de constater qu’elle excelle dans des conditions de pluie pas trop forte ou en tous cas pas trop longues. En revanche sur une pluie de plus longue durée et de forte intensité ça risque de se corser (cf pas de zip etanche, pas de couture étanche…)

Impression générale :

La coupe ajustée convient parfaitement pour courir avec un sac à dos et le tissu ne bruisse quasiment pas ce qui est appréciable en termes de confort auditif… la relative fragilité du tissu oblige à faire attention quand on enfile la veste (ce weekend je l’ai enfilé et remise plusieurs fois, les averses ayant décidé de jouer à cache-cache). Petit truc commencer par le bras qui porte la montre/ gps , pour éviter que cela ne s’accroche au passage. L’absence de capuche n’est pas rédhibitoire mais s’il pleut vraiment de toute façon ce type de veste s’avère juste (même si l’enduction est vraiment de très bonne facture et fait déperler l’eau avec efficacité) au bout d’un moment…
La veste ne comporte aucune poche , fidèle au design ultra minimaliste de gore mais on peut la ranger dans une petit sac faisant partie intégrante de la veste en un petit rouleau peu encombrant (surtout dans un sac à dos !)

X running light AS gore running wear


















X running light AS gore running wear













Test des saucony Peregrine 4



Toujours à la recherche de la chaussure parfaite,

 j'ai hésité ces derniers temps pour remplacer mes Pure grit ... le marché de la chaussure de trail est certes pléthorique, il n'en demeure pas moins que trouver la bonne chaussure est difficile. J'ai pas mal lu de tests et recherché quels pouvaient être les substituts à la grit. LA peregrine s'est forcément imposée rapidement d'autant que la traction sur ce modele est réputé bonne , ce qui manquait cruellement à al pure grit. ni une  ni deux , j'ai donc fait un tours dans mon magasin préféré pour rapidement essayer le tout nouveau modele (la v4). C'est confortable, y a du grip le laçage est facile e tles couleurs sont..;super flashs. Au niveau poids c'est un modele plutot leger , j'emmène la boite , ne reste plus qu'à tester ca en conditions  humides... 
Et ce matin... jour de sortie longue , il pleut des cordes, je suis moyennement motivé . Je me suis programmé un 25 kilometres et plus et là honnetement le temps est vraiment crado... mais bon c'est l'occasion ideale de tester le matos en configuration de course et les peregrine. 
Premieres foulées, la peregrine est legere au pied , on sent que la semelle est un peu plus epaisse que sur une grit ou sur des new balance MT 1010 par exemple, on ressent moins les asperités de la route. LA semelle semble un peu plus rigide que sur d'autres modeles , au moins au debut. En termes de sensations, j'ai trouvé que l'on avait l'impression de courir avec des chaussures de route, legeres. Ca donne envie d'accélerer en fait! LEs premiers kilometres d'asphalte déroulent , le confort est bien présent , le chaussant est confortable et ne comprime pas le pied, c'est très agréable, meme si l'impression de rigidité relative se confirme. 
Le bitume fait bientôt place à la gadoue et aux ornieres profondes remplies d'eau, la chaussure accroche très bien dans la terre et procure une super sensation de confiance, on attaque la pente sans crainte de partir en sucette , quel changement par rapport aux grit ! Je passe sous un pont le chemin est inondé, pas le choix je dois immerger mes nouveaux chaussons ... l'eau glacée et noiratre entre de partout , j'ai les pieds qui baignent...
Quelques metres plus loin la sensation d'eau glacée commence a disparaitre, les chaussures semblent tres bien drainer l'eau  ce qui est fort appréciable, reste à voir sur le long terme si ca genere des ampoules ou pas (note : aucune ampoule la fin des 28 kilometres, j'ai juste les pieds humides...). J'enchaine montées et descentes, de la boue, des cailloux, du sable, de l'eau, du bitume, tout y passe et la chaussure continue a accrocher... au final le test est concluant;o) 



le tour du proprio :


LE dessus de la chaussure :
le chaussant est dépourvu de coutures et est tissé comme sur la plupart des modeles d'aujourdhui avec des bandes renforts. rien de notoire, en fait, c'est globablement très confortables  et leger . le seul bemol que j'y vois  c'est une resistance moindre a l'usure comme sur al plupart de schaussures d'aujourdhui: un frottement un peu appuyé sur un mechant caillou peut directement occasionner un trou... Gros avantage  ca draine tres bien l'eau et la matiere seche rapidement . 

Semelle intermediaire et exterieure :

ces chaussures sont pourvues d'un drop de 4 mm et ont relativement peu d'amorti comparées à la plupart des modeles du marché. On ressent la route et les aspérités , mais les sensations sont neanmoins gommées par rapport a des vraies chaussures minimalistes, on n'a pas l'impression de courir sur ses chaussettes. Le grip de la semelle est plutot bon, je ne derape semble t'il pas dans les montées boueuses c'est deja ca de gagné... 

le mot de la fin:

de toute ma panoplie de godasses de trail actuelle, il semblerait que ces saucony soient promises a unbel avenir. JE n'ai jamais essayé de chaussure qui soit aussi versatile  (route / boue, chemin, elle prend tout sans broncher). A priori parfaites pour mon usage  sur des chemins faciles , mais bien boueux par moments et quelques morceaux de route. Serait ce l'élue ? 

lundi 30 décembre 2013

Test du sac salomon advanced skin S lab 5 set

Test du sac salomon advanced skin S lab 5 set


Après moult hésitations entre le modèle emblématique de Salomon et le sac d’Anton Kupricka (5L , port des bouteilles devant, d'ailleurs, la nouvelle mouture 2.0 va etre bientot disponible, la presentation ici)) le hasard a fini par me forcer la main.
Le Salomon me semblait tout a fait adapté a ma demande mais je trouvais le prix dissuasif. Au détour d’un magasin de running, je suis tombé sur un sac , dans ma taille, en promotion (periode de soldes oblige). A 112 euros ca reste cher mais c’est plus raisonnable. Donc j’ai craqué ...(bouh c'est mal !!!)

Premières impressions.

A vide le sac est vraiment ultra léger…. Sensément il pese quelque chose comme 250 grammes et quelques  mais cela confine au rien du tout quand on soupese le bazar…en fait on a l’impression d’avoir un T shirt un peu épais entre les mains.
Quand on enfile le bazar, la a premiere impression est le confort. Il se fait tout simplement oublier en statique a vide. Tout est très élastique de partout et le sac épouse les formes du corps parfaitement, l’essentiel etant cadré au niveau de la cage thoracique, sans etre étouffant. L’aspect elastique fait que ca tient tres bien en place et que ca ne bouge quasiment pas. A voir ce que ca vaut avec du poids , notamment au niveau des frottements que cela pourrait occasionner sur le corps.













le sac vu de dos. A vide il est extremement plat... 












Le sac vu de face...on note le tissu maillé très aéré et hyper léger

Matériaux :

Les matériaux utilisés sont hyper legers, mais semblent un petit peu fragiles d’aspect en tous cas, ce qui ne rassure pas totalement. C’est donc un sac à utiliser avec attention…
Le mesh elastique est present partout et il ya assez peu de fermetures, la grande poche n’est fermée que par une boucle, mais on la charge par le dessus donc les risques de faire choir un element sont assez faibles, a moins de faire des pirouettes… Mais bon ca depend aussi du contenu de cette fameuse poche!
Les bretelles sont super confortables, tant avec une polaire qu’avec un simple t shirt. On pourrait presque porter le sac a même la peau . impression a confirmer, en cas de port avec un t shirt sans manches, par grande chaleur …
 Tout est très aéré et doit sécher rapidement en cas de pluie ou de sueur abondante...

Equipement/ agencement  :

De ce côté-là, Salomon a la réputation de bien faire les choses et là je dois dire que je ne suis pas déçu. Le sac est équipé des 2 soft flasks , les gourdes souples en plastique sans pBA et consorts qui se glissent dans les poches sur les bretelles prévues a cet effet. Il parait qu’on peut s’abreuver, pardon s’hydrater, sans les sortir des logements…a voir en course !en statique en tous cas ca fonctionne on aspire sans difficulte...
On continue le tour du propriétaire, avec la couverture de survie livrée comme élément annexe, il y a même une petite poche (on y revient après ) parfaite pour ca. Autre élément de sécurité, de plus en plus obligatoire sur les courses, le sifflet salomon, accroché à la bretelle gauche : tout léger, pas grand-chose a redire… Dernier accessoire livré en série la poche réfrigérante pour y glisser une poche à eau (en option…et à a voir si je peux adapter une de mes poches a eau ?)
Un autre truc, pour les porteurs de batons il y a un système 4D, pour accrocher ses bâtons sans enlever le sac… plutôt pratique et bien pensé  mais pas testé , car je n’utilise pas encore de bâtons…
de base le sac est aussi livre avec une couverture de survie , un element souvent sur la liste du matos obligatoire.

Close up sur les equipements :


Le sifflet Salomon: compact , simple et efficace.













Poches : 

sur le devant il y a les 2 logements pour les gourdes qui peuvent aussi être reconvertis en poche pour usage multiple : pour des barres ou des gels par exemple. Juste au dessus , toujours sur les bretelles, il y 2 poches en filet léger (une sur chaque bretelle) pour glisser des gels ou des barres . Vu le caractère élastique de la poche on doit pouvoir y mettre autre chose, à tester…
Sur les côtés : au niveau des côtes flottantes, il y a une poche de chaque côté , dont l’ouverture est verticale, ce qui permet une utilisation en course, sans retirer le sac. J’ai testé à vide elles ont l’air d’être effectivement accessibles assez facilement ce qui est vraiment nécessaire pour ce type de poche. Là en core c’est assez élastique et vu le volume, on peut y mettre pas mal de choses : gants, buff, barres, gels, lampe frontale , telephone, appareil photo, gopro…a tester aussi 
 Sur la face arrière du sac il y a la poche principale qui ferme avec le système évoqué plus haut . on peut y glisser pas mal de choses egalement, c'est très elastique et tenu par un tissu qui rappelle le lycra: le compartiment parfait pour y glisser une veste . c'est aussi l'endroit ou l'on met la poche a eau si on en utilise une.. . Il existe dans ce meme compartiment une petite poche plaquée cousue  a l'interieur, ideale pour accueillir la couverture de survie obligatoire.
Dernieres poches, on a une espece de tube , plaqué sur l'arriere du sac qui permet de se delester facilement de petites pieces d'habillement: gant, bonnet, buff... En forcant un peu une petite veste doit pouvoir y tenir aussi (voir une veste entiere a capuche, en fait! Voir plus loin) 


close up sur les poches :

les poches de devant en filet 

la poche latérale avec sa fermeture à glissière ... 


Test du sac salomon advanced skin S lab 5 set








la poche principale vue de dessus ...bon ca fait pas grand comme ca mais c'est assez trompeur !


Test du sac salomon advanced skin S lab 5 set







la petite poche interne pour glisser la couverture de survie: toute en filet, sans fermeture non plus... 

LA big poche arrière qui accueille très bien une veste a capuche (pas trop epaisse quand meme et bien compactable...) . tip top pour enlever/ remettre une veste en course lorsqu'une petite ondée passagère vient vous rafaichir...

Fermeture:

Sur le devant du sac ; il y a deux systemes de fermeture du sac: des petits crochets en plastique raccordés a des sangles elastiques fines qui s'accrochent directement en face .
il ya deux points d attache cela semble suffir sans etre trop contraignant.
Pour les poches laterales : fermeture a glissere.
Pour les poches arrieres: fermeture par passant pour la grande poche, pas de fermeture sur les 2 poches arrières (mais tissu elastique compressif.
Les 2 petites poches au dessus des porte bouteilles sont depourvues de fermeture a proprement parler .

La fermeture du compartiment principal...



Utilisation des volumes: 

La premiere chose que j ai tentee c est de remplir le sac au maximum pour voir comment on peut utiliser les volumes de ce petit sac sans etre gene... De prime abord je me suis dit que j allais mettre une petite veste et quleques gels et basta. Mais la clairement j ai ete super surpris. J ´ai pu glisser sans difficulte une veste a capuche (north face hybrid trajectory) , deux vestes coupe vent (une gore tex  light as  et une north face ...) et tout ca dans la poche principale sans que cela gene... J ai poursuivi de remplir le sac avec une veste sans manches dans la petite poche derriere , une lampe frontale, des buffs, un petit appareil photo, un bonnet et des gants dans les poches laterales. Les poches de devant sont manifestement parfaites pour les les gels et les barres , le tissu extensible maintenant tres bien le tout. A priori on peut mettre deux ou trois barres ou trois ou quatre gels . 
Bref c est tout bonnement du delire au vu de l apparence ( tres petite) du sac ! On peut donc emporter une tenue complete de pluie sans difficulte, veste et pantalon, ou un t shirt a manches longues pour les coups de plus froid... 
Par curiosite j ai essaye de remplir la poche de derriere avec une veste et surprise la trajectory hybrid tient tres bien...pratique si l on doit transporter beaucoup de liquides par exemple (une poche a eau plus les flasques...) 

Bouteilles

L une de mes reserves majeures, au dela du prix, pour ce sac etait la necessite d utiliser les formats proprietaires de bouteilles (soft flasks) ce qui me semblait un peu exagere au vu justement du prix de ce sac. Apres plusieurs essais, force est de constater que l on peut en fait utiliser autr chose que des soft flasks... Habituellement je courre avec des bouteilles d'aquarius comme gourdes, car elles sont solides , avec un gros orifice (plus facile a remplir) et une bonne tenue en mains. Malheruesement ces bouteilles sont un peu trop epaisses notamment a la base pour entrer correctement sans difficulte dans la poche de devant. Apres un autre essai , une bouteille plus etroite passe parfaitement: une bouteille d'eau petillante, de coca ou autre semble donc tout indiquee. J ai fait le test avec une bouteille d' AA drink et cela rentre parfaitement et ressort tout aussi facilement , bref la aussi c est du tout bon! 

test avec 2 bouteilles AA drink 

(a mon avis c'est idem avec des bouteilles de badoit ou autre petillante, mais il faut trouver des bouchons adaptés pour boire sans difficulté (pas des bouchons à vis mais des bouchons sport...) 

Repartition des charges et sensations en statique: 

Une fois la charge comme un baudet j ai bien sur essaye le sac, curieux de snetir la charge sur le dos, l equilibre avant arriere est excellent du au poids des flasques deporte sur l avant et on retrouve la sensation d'une race vest qui enveloppe le corps comme un gant plus qu elle ne repose sur les epaules comme un sac a dos . Le tissu elastique remplit parfaitement son role et on ressent aucun point de pression particulier. L aspect visuel est cependant un peu surprenant , le sac formant une excroissance en haut du dos. Pour qui n a jamais utilise de race vest avant , la sensation est assez bizarre au debut puisque contrairement a un sac a dos le sac ne descend pas aussi bas et la charge est centree sur le tiers supérieur du buste. On respire tres bien sans sensation d etre comprime et les differentes poches restent facilement accessibles, mis a part peut etre les poches laterales pour lesquelles un apprentissage est plus necessaire... 

Premier test en course:

Forcement avoir ce bazar qui traine dans un placard ca me demangeait d'aller el tester in situ. Malheuresuement mes dernieres semaines ont été perturbées par une vilaine contracture aux ischios...mais cet ap midi bingo, la jambe semble etre OK , j'ai pu tester en course le sac. Je 'ai chargé en confirguration course avec 2 vestes, un pantalon de pluie, des buff, un telephone et j'ai testé une soft flask d'un côté et une bouteille (aa drink) de l'autre. Premier constat, on met en place les bouteilles ou les flasques beaucoup plus facilement quand le sac est sur le dos. En fait, anatomiquement c'est très bien étudié et les poches tombent parfaitement sous la main . 
Le sac ne bouge absolument pas quand on courre, s'en est même bluffant, on fait littéralement corps avec son matos , il n'y a guère de frottements,  et la charge est tres bien equilibree, on courre à l'aise. Au niveau sensations c'est clairement le meilleur sac avec lequel j'ai couru jusqu'à présent ! 
Au fur et à mesure de la course le confort se confirme, on ne sent pas enormement ce sac. 
Côté accès aux poches, pas de souci , on ouvre, on ferme tout ca sans souci, sauf pour les poches laterales ou là il faut vraiment prendre le coup de main pour accéder au contenu sans se contorsionner de trop. 
Hydratation: comme évoqué plus haut je n'ai pas pu resister à l'envie d'essayer de boire comme c'est préconisé, en ne sortant pas la flasque de son support...et bien figurez vous que cela fonctionne très bien , meme sans faire des contorsions de dingue. La flasque se vide au fur et a mesure et l'air en est chassé quand on aspire pour boire, ce qui evite le désagrément du floc floc habituel des poches a eau (sauf si on en a chassé l'air au prealable) . Il faut juste pesner a bien rentrer la flasque quand elle commence a se vider, dans le support afin d'éviter quelle ne pendouille auquel cas il y a un bruit d'eau... 
Autre constat le sifflet a tendance a se balader..;pour eviter ca il suffit de le glisser dans la poche a flasque et fini les ennuis !
Le deuxieme test a confirmé les impressions du premier, en mieux, car j'ai couru sans charger le sac particulièrement et c'etait un vrai plaisir. on enlève/  remet une veste par dessus le sac sans difficulté dans ces cas là, ce qui de mon point de vue  est un énorme avantage en terme de confort, car on n'est pas obligé de retirer le sac pour se couvrir d'une averse passagère (il faut juste avoir judicieusement glisser sa veste dans la poche arrière tubulaire!)

Question existentielle : 

peut on enfiler une veste par dessus ce sac ? 
LA réponse est oui , puisque j'ai testé ce matin même ors d'une sortie de 15 kms la possibilité avec une veste nike qui est assez proche du corps sans etre complètement moulante. J'ai une veste en taille L (je fais du M ) pour l'hiver justement quand je veux garder les bouteilles au chaud (sinon ca gèle et c'est moyen pour boire...) . La seule reserve est de ne pas prendre une veste trop moulante et de se préparer aux regards interloqués de vos congénères qui vont se demander quelles sont ces protubérances (les bouteilles devant...) :p L'autre truc c'est que pour que ca fonctionne correctement il ne faut pas être trop chargé. A pleine charge , ca fait quand meme une bonne grosse bosse dans le dos donc la veste par dessus , ca ne fonctionnera pas a moins d'avoir une veste baggy. 

  Questions


L absence de poche securisee a part les 2 poches laterales me fait penser qu il me faudra utiliser un petit sac type zip loc pour conserver documents, argent ou carte bancaire ou cle  a l interieur du sac (dans la poche utilisee pour la couverture de survie par exemple...) .
Maintenant , reste à voir comment ce sac tient au fil du temps et si la course en t shirt ne provoque pas de frottements (aucune trace après une heure de course...) notamment sur une longue sortie. 

quelques tips and tricks sur ce sac par ici. 

  

dimanche 8 décembre 2013

Les foulées hivernales d'AXA 2013


Depuis 3 semaines j'enchaîne les sales virus et autres intoxication alimentaire. Bref, pas le truc idéal pour s'entraîner a courir efficacement et sereinement... Samedi Soir , Brice me motive, je me rassure comme je peux , je vais le faire disons au moins pour le fun et ca fera de toutes facons une seance rapide , ca ne peut etre que benefique en cette saison hivernale. 
A une demi heure du depart je récupère mon dossard dans le hall , c'est blindé ils annoncent plus de 1000 personnes sur la ligne de départ. On se met dans la file de départ, comme d'hab y a plein de monde qui pousse, taxe...pas cool. Ca part d'un coup, j'ai a peine eu le temps de me préparer, je suis parti à l'arrache ce matin, j'ai meme oublié les epingles a nourrice pour le dossard, je n'ai pas de GPS , ni de cardio,bref j'ai juste sauvé l'ipod du naufrage ... Ca part cool, meme trop cool, j'ai envie d'accélérer mais c'est loin d'etre aisé quand on voit le flux des coureurs...dès qu'on quitte AXA, ca commence à monter gentiment, je connais cette rue je l'ai déjà parcourue à l'entraînement , l côte est longue mais non plus infaisable, je pousse sur les jambes, Brice est dans ma foulée. 
Je cours prudemment sur les 5 premiers kilos, j'envoie mais pas au delà du raisonnable, de toutes facons , ma forme est loin d'etre olympique. Kilometre 6 on sort d'une bonne côte dans la foret de Soignes et c'est le ravito, des verres d'eau au milieu de nulle part. Perso je m'en fous je cours avec une gourde comme d'hab, je râle quand je vois le nombre de gobelets jetés à meme le sol de la forêt, perso ca me saoule. La balade se poursuit , je connais parfaitement cette section pour la faire très régulièrement, c'est l'avantage, je cours à bonne vitesse mais je sens que je peux pas vraiment pousser au delà du raisonnable. 
Dernière grosse côte du parcours, ca sent l'arrivée à moins de 3 kilometres, je gravis ca cool, sans trop forcer, mais en haut la relance est quand même moyenne, un dix kilometres aurait été suffisant ce matin... derniers kilomètres, c'est plat ou ca descend, je pousse sur les jambes, j'ai le souffle court mais surtout je sens que globalement le corps est moyennement à la fête... dernières centaines de metres je depasse un mec et me fait griller par un autre à 15 metres de la ligne d'arrivée mais là je suis vraiment en mode survie donc pas moyen d'aller raisonnablement défendre le  truc , je finis en me relâchant, le type flashe mon dossard, ca y est c'est fini ... je marche un peu puis arrête l'ipod bloqué sur 54minutes, 56 secondes. Brice arrive quelques minutes plus tard c'est cool, on s'est fait une bonne sortie , sans pluie et pas trop froide;o) A refaire pour le cadre et l'ambiance sympatoche, et le format court permet de gerer ca tranquillou.