mardi 7 mai 2013

Anton Krupicka la super star du trail? de l'influence du marketing sur nos achats


La reconnaissance dans le monde du sport passe bien souvent par le sonsoring. On se souvient avec emotion d'Andre Agassi dans les années 90 qui avec Nike avait fait un veritable tabac , les short en jean et fluo se vendant comme des petits pains... aujourdhui Nadal ou Federer ont leurs lignes dédiées  idem pour les chaussures Nike a même remis au goût du jour les anciennes air jordan et revend des modeles anciens à des prix sky rocket...idem en kite avec par exemple  Ruben Lenten  ou en windsurf avec le harnais série spéciale de Gollito Estredo.

Jusque là le marketing avait , un peu, épargné le monde du trail, pas assez visible, donc pas suffisamment rémunérateur. l'arrivée de Kilian Jornet a un peu changé la donne, du moins en europe, avec une exposition médiatique intense et des défis retransmis sur des médias nationaux (UTMB, Kilian Quest ...). Outre atlantique des évènements comme la western states ou  la badwater ont aussi attiré l'exposition médiatique, quoi de plus normal. Au coeur de cette petite communauté du trail et de l'ultra, Anton Krupicka apparaissait un peu comme un ovni: palmarès éloquent, look beatnik/ sauvage des bois ce coureur exceptionnel s'est attiré une popularité internationale importante, tout le monde, ou presque a vu ces photos de lui courant torse poil dans les bois avec des chaussures super fines.

Et le marketing s'en est mêlé, d'abord avec les chaussures d'Anton , New Balance ayant lancé les MT 110 avec l'aide du gourou (chaussures que j'ai d'ailleurs et que j'adore...), des modeles low profile , avec un drop de 4 mm, puis toute la série des minimus qu'Anton a largement promue au 4 coins du globe.
L'engouement pour le coureur barbu ne s'est pas arrêté là puisque Ultimate direction a fait un véritable carton avec sa signature serie...le modele de tonio est aujourdhui en rupture de stock au grand dam de ses fans  et de ceux qui ont bien envie de le tester (j'en fais partie!, ultimate direction si tu m'entends je testerai bien ce sac! ;o) )
D'ailleurs UD n'y est pas allé de main morte pour la lancement de ces produits puisqu'ils ont lancé pas moins de 3 sacs avec chacun une signature différente (Scott Jurek himself et Peter Bawkin complétant les rangs)...et ils ne se sont pas arrêtés là puisque la marque américaine vient de lancer la Jurek collection !
Ce matin je check le blog d'anton et paf voila qu'il a signé un partenariat avec Buff qui vient de lancer...la collection Anton Krupicka ! une série de 9 produits qui vont du bandeau au buff classique en passant par  le short et le tank top AK. a ce propos je me demande si vendre des t shirts (et plus largement des vetements) sous la signature d'un mec qui court les 3/4 du temps a poil ou presque ca a du sens? :o)

bref quelques petites réflexions sur le marketing et l'influence que cela a sur nos habitudes de consommation meme dans un petit univers comme le trail et l'ultra trail...

dimanche 24 février 2013

Trail de la mazerine 62 kms , du froid, de la neige et du debalisage sauvage...


Cet hiver nous a bien gaté au niveau meteo. Du froid, de la neige, de la glace, encore du froid et aujourdhui encore les rues sont blanches. Après l'ecotrail de bruxelles et ses 80 kilomètres je recherchais une nouvelle course mais je n'avais aucune envie de parcourir des centaines de kilomètres pour se faire, aussi ai je cherché une course à proximité. Et bingo à 10 kms de la maison j'ai trouvé le trail de la mazerine  une course familiale organisée par une association sportive locale, un truc a priori aux antipodes des grosses machines sur lesquelles j'ai pu courir jusque là (saintelyon, ecotrails, marathons, ...)

A 6H30, sur mon velo avec mon gros sac à dos et les temperatures negatives du jour j'etais un peu en train d'halluciner. Pas forcément rassuré à l'arrivée à 7 heures , il n'y a presque personne, quelques locaux qui s'agitent dans tous les sens et m'assurent que tout sera prêt pour 8 heures , heure du départ. Je me pose , me change, enfile mes pure grit et attend bien sagement en grignotant un restachou de gatosport. 
on nous annonce un briefing, tout le monde sort dans le froid il ya tout juste une grosse cinquantaine de participants, on ne remplit pas la tente. Le vent est glacial , on se prépare petit à petit pour les heures à venir, ca va pas être une partie de plaisir. Le faible dénivelé annoncé (300 metres) laisse présager d'une allure générale plutôt rapide, d'autant que le froid n'incite pas à rester batifoler!

8H12 le départ est annoncé dans 20 secondes, j'enclenche l'ipod et prépare le garmin, boum, ca y est c'est parti je suis dans les premiers a franchir le depart, ca part gentiment devant, je suis le groupe de tête sans chercher a pousser, on est à 11 kms/ heures, le sol est gelé et les mares sont des petits bassins de glace. Bientot on enchaine, les premiers ont accéléré mais je retrouve le groupe à un croisement, la signalisation est absente. Bientot tout le peloton arrive, on prend une direction (tout droit c'est plus simple) on se  paume dans une immense propriété privée, cul de sac, coup de fil à l'organisation, rien n'y fait, il faut rebrousser chemin.

Pris d'une soudaine inspiration je remonte la piste jusqu'à la derniere balise et cherche alentours pour finir par déouvrir des fragments d'une balise brisée...je hèle le groupe et m'élance sur la piste bien content de trouver quelque centaines plus loin une nouvelle balise. Cet épisode de débalisage sauvage m'a finalement couté cher, 3 kilometres et quelques de plus au compteur, du stress et surtout un rythme plus éleve, ce qui n'est vraiment pas malin en tout début de course. D'ailleurs j'ai vite essayé de me raisonner en me disant qu'on était même pas au 1/4 de la  course et que j'avais encore plus de 50 bornes a faire, mais rien n'y fait je cours sur les 10 premiers kilomètres un peu trop vite, jusqu'à ce que la premiere côte me fasse marcher. Je mastique une barre, ca passe moyen et comble du bonheur boire au  bidon est difficile car...il a gelé (l'eau au niveau du bouchon a formé des cristaux et il est malaisé de boire...) ...la loose!

Comble de la bêtise je me repaume tout seul comme un crétin au milieu des chemins et continue tout droit au lieu de bifurquer. Foutu balisage, je me maudis et perds au passage quelques précieuses places, c'en est fini de mon super plan, a partir de maintenant l'objectif est de finir et de prendre du plaisir.Dur de se dire que c'est l'extase dans cette partie de champs (open fields) battus par le vent, nos pieds luttant sans cesse pour garder l'équilibre sur le sol gelé et creusé de profondes ornières.

Le parcours continue, entre petites rues pavées, jolies maisons, single tracks dans la forêt et chemins agricoles , on se rapproche de mon fief et bientôt le chateau de Mérode se profile. Comme je connais le terrain, j'accélère et part pour une bonne tranche dans la forêt de Rix où j'ai fait la majeure partie de mes entraînements, je me retrouve seul, traverse les bois et arrive à Overijse. 

Les parties exposées en plein vent sont assez violentes, je suis transi jusqu'à l'os, on apprécie le couvert des petits chemins ou l'abri des arbres. Un mec me rattrape finalement, on descend ensemble sur le lac de genval (petite pensée fugace et si je m'arrêtais là? la maison est à 2 pas, je pourrai prendre un thé chaud...vite secouer ces pensées parasites et continuer). Premier ravito au bord du lac, c'est basique des bananes, du chocolat des oranges, je laisse tomber et remplis juste les bidons. 
C'est reparti, on enchaîne dans les rues de la Hulpe, la police est là pour nous permettre de passer sans encombre, les gars ils ont du avoir froid aussi au milieu des carrefours en plein vent et sans bouger!

D'un coup j'ai le bout des doigts qui devient gourd avec une bonne coloration schtroumphesque, c'est un début d'onglée. Je me secoue, ca finit par passer mais c'est désagréable (note pour le futur, prends des gants ...). Au détour d'un nouveau carrefour, on entre dans le parc de la Hulpe. 
On apprécie les chemins super roulants et larges. Cette section est la plus courte de la course il n'y a en principe que 17 kms entre les 2 ravitos. je fais route avec le même gars qui m'avait dépassé avant le premier ravito. il est plus en forme et me lâche dans le parc, je continue seul à faire des tours dans tous les sens dans le parc , les boucles n'en finissent pas , c'est moyennement drôle en fait. Le deuxième ravito est à la fondation folon, , c'est le premier pointage de la course, je suis 11 eme, c'est le 42 eme environ et 4H15 de course. J'ai mal aux jambes mais raisonnablement, par contre je n'ai plus de jus et je sais que les prochains kilomètres vont être difficiles, meme s'il n'en reste qu'une vingtaine. remplissage des bidons, un verre d'orangeade et c'est reparti je cavale gentiment mais j'avance encore. j'essaye de continuer à manger des barres et des gels mais le froid ne facilite pas les choses, je n'ai pas vraiment faim et le goût des aliments est altéré par le froid.

On repart sur une section de l'ecotrail pour quitter le parc puis re section de route, un mec derrière moi me passe, on échange quelques mots dans une montée, puis je me retrouve tout seul avec mon ipod et le froid cinglant et des flocons de neige qui tombent en rafale. La fin du parcours est bien plus technique que les parties précédentes, ce n'est qu'un enchaînement de montées / descentes sur des chemins agricoles et des sentiers de randonnées. On longe le golf  de Waterloo , je fais un AFK bio face aux champs , il n'y a guere que des corbeaux qui bougent dans ce paysage monotone, je me traîne mais fais super gaffe à l'orientation, ca va ca passe. 

Dans un chemin, je suis surpris par une voix toute proche .C'est Johan avec qui je vais partager un bout de chemin. on continue à monter/ descendre, ca n'en finit pas. Mes jambes sont faiblardes Johan a encore du jus et me lâche, je me retrouve a nouveau seul, cette fin de course est rude . Arrive enfin Lasne on est à quelques kilomètres de l'arrivée, ca y est. Je retrouve finalement Jo au détour des chemins et on poursuit ensemble en marchant dans les montées, sur le pat on essaye d'envoyer mais ca devient dur. encore un enchaînement puis une descente et ca y est je reconnais l'endroit pour l'avoir parcouru à l'entraînement on est vraiment proches. dernier faux plat on s'accroche et on finit main dans la main en 6H54 bien contents d'avoir partager cette fin de course un peu rude.
quelques pâtes plus tard Brice a la gentillesse de charger mon velo et mon barda dans son espace pour rentrer dare dare à la maison. merci Brice!

Alimentation:

pour cette course j'ai repris les trucs qui fonctionnent pour moi, des barres overstims salées, les gels liquides, au final j'ai mangé une barre isostar, 2 salées et 5 gels . pour la boisson j'ai utilisé les cachets isostar et je rechargeais a chaque ravito. 

Matos 

la partie la plus touchy pour cette course du fait des conditions climatiques particulièrement froides et ventées: -3°C et du vent de nord est soit un -8° en ressenti...
bas: un cuissard , des bas de compression et un collant D4 un peu épais. pas de souci ca a suffisamment respiré, je n'ai pas senti le froid particulièrement

Haut

un lycra manches longues de surf, un t shirt ML breath thermo mizuno, un gilet soft shell eider et une veste coupe vent north face hydrogen , en back up dans le sac une veste salomon legere et coupe vent/ deperlant. je n'ai pas pris de veste particulierement resistante à la pluie du fait de la meteo froide et seche. A part la neige qui est tombée sporadiquement ce n'etait pas un probleme.

Accessoires:

un buff autour du cou et un bonnet windstopper sur la tête, rien à dire, ce sont des trucs qui fonctionnent bien. pour les gants j'avais pris l'option mitaines pour la préhension des bidons, au final c'etait un peu juste, faut que je trouve une solution...genre ca?  
côté sac je suis parti léger, le nathan HPL 020, fallait juste que je trimballe la bouffe , un telephone et une petite veste. Cette fois j'ai fait une modif en ajoutant un strap scratsch pour pouvoir caler une bouteille dans la poche de droite. Ca m'a permis de ne pas prendre de pipette (j'ai du par contre porter la deuxieme bouteille à la main).Une bonne idée au final, le ravitaillement est super facile et rapide, on peut mettre de l'eau claire ou varier avec des boissons isotoniques. 

lundi 14 janvier 2013

review MT 110 NEw balance


Après quelques kilomètres avec mes brooks pure grit aux pieds je trouvais que celles ci certes confortables , legeres et globalement efficaces manquaient de traction sur terrain super humide, particulierement dans la boue. Les MT 110 me faisaient de l'oeil depuis un moment et le prix sur sport direct était franchement alléchant, le meilleur prix jamais vu pour une paire de trails.

Alors qu'obtient on pour moins de 50 euros? a l'ouverture de la boite on decouvre un paire legere de runnings a la belle livrée noire avec une semelle bleue et orange . Ce  qui frappe d'emblée c'est le relief de la saemelle, les crampons sont tres saillants et on les sent en marchant quelques pas. La semelle parait assez rigide également. J'ai pris une taille 9 alors que d'habitude j'utilise plutot du 8,5 (tailles US) et le fit est impeccable, les orteils peuvent respirer. 
Première sortie , premières impressions, les chaussures sont hyper légères et on sent la route , pratiquement comme avec les minimus MR 00, a une différence majeure pres, quand on passe sur des cailloux, la plaque de protection joue bien son rôle et le gros orteil est protégé contre la plupart des chocs par un enrobage plastique souple. La tration est bel et bien présente, c'ests même bluffant on a très envie d'accélerer et de pousser sur les jambes. Qu'importent la boue, le sable ou les graviers, la chaussure accroche tout le temps. 
Seule ombre au tableau, ces chaussures sont vraiment dans la lignée des minimalistes (pas comme mes brooks grit ou flow) et après une sortie d'une heure et demie mes mollets ont un peu souffert le lendemain.

Après un mois d'utilisation régulière,ls mollets vont mieux et je n'utilise les MT110 que pour des sorties d'une heure. Premières impressions conformées, la chaussure s'est rapidement assouplie et j'ai du mal a courir avec autre chose tant je les trouve agréable et sécurisante. La neige qui est tombée en abondance ces derniers temps m'a offert un nouveau terrain de test: mes parcours en forêt de Soignes sont tous blancs et glacés. Sur la neige molle ou tassée, pas de surprise, les MT font le boulot et bien, l'accroche est irréprochable on peut même courir normalement, sans trop freiner par peur de glisser. Bon on trouve la limite sur le verglas ou la glace dure, là à part les yaktrax y a pas grand chose qui tiendrait...
autre fait surprenant dans ces petites chaussures, la matière utilisée. pas de filet en fibres, mais un surprenant film plastique souple et très aéré qui recouvre toute la chaussure. Gros avantage ca se nettoie avec un coup de chiffon , ca seche super vite quand on court. Par contre avec le froid , comme la chaussure est super aérée, elle prend l'eau très vite dans la neige ou la boue et on peut avoir froid aux pieds au bout d'un moment. 

en conclusion , pour le moment ce sont les meilleures chaussures de trail que j'ai testées au moins pour de courtes distances. Avant de les emmener jouer sur du long il faut avoir les mollets entraînés. Disons que cette chaussure, avec un amorti similaire aux pure grit seraient parfaites pour moi ;o) 

edit: en fait chez NB ils sont super forts...ils ont meme sorti une version hivernale de la mt110: la meme chose avec une couche isolante en plus.. apparemment ca fonctionne bien si on croit cette review

jeudi 15 novembre 2012

Test short salomon M trail III

Novembre est la avec les premiers frimas. En belgique les temperatures sont en deca de 10 degres celsius donc pas trop le temps a courir en short... Par contre dans le sud de la france on trouve encore des temperatures quasi estivales, l occasion de tester mon nouveau short , un baggy basique de chez salomon. 40 euros pour un baggy c est relativement cher mais les produits salomon ont la facheuse tendance d etre dans le haut de la fourchette prix. 


coupe 

Pas de surprise la coupe est relax, le tissu tres fin et leger on le sent a peine bien qu il soit un peu plus long qu un baggy classique. En action on apprecie une liberte de mouvement totale, la coupe ample fait que les jambes bougent sans probleme. Pas d echauffement particulier, pas de bruit intempestif, une petite poche qui va bien , ca ressemble a un winner. cote equipement on note la presence des symboles reflechissants devant et derriere parfait pour etre repere de nuit, des aerations devant pour aerer la bete en action, un cordon large et une ceinture confortabl, rien aredie c est du bon matos. Cote esthetique ca fait un short noir de plus dans la valise mais ca pourrait largement devenir mon short de predilection pour l entrainement c est parfait! Bref un produit simple mais bien concu a voir comment le tissu tient a l entrainement...

dimanche 30 septembre 2012

Ecotrail de Bruxelles 2012: compte rendu de course


Une chose est sûre, aucune course ne ressemble tout à fait à une autre et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il faut s'attendre à l'inattendu!
Mon objectif pour cette année était de finir l'Ecotrail de Bruxelles 80 kms si possible sans trop de souffrance et si possible dans un temps honorable. Pour mon premier "ultra" le parcours semblait tout indiqué : assez roulant, pas de difficulté technique particulière et des températures clémentes. 

Protocole d'entraînement:

D'habitude je fabrique mon plan a partir d'un plan marathon en 10 semaines avec une prepa en amont et je rajoute des séances plus longues. Cette fois j'ai un peu tout changé: pas de séance de VMA , une prepa sur 22 semaines , des grosses semaines en alternance avec des plus petites et des mini blocs vendredi samedi (2 séances le vendredi et une grosse le samedi)...
A priori d'avoir augmenté la charge de façon sensible m'a aidé a courir tout du long, en revanche les douleurs sur le sol dur et les jambes raides je ne sais pas s'il y a une recette miracle pour éviter ca ...je crois plutôt qu'on apprend a gerer sa douleur et à poursuivre sa route malgré tout ... On entend souvent que l'ultra est avant tout une affaire de mental mais c'est complètement vrai. Passé le 45 eme kilomètre c'est ma tête qui a décidé de continuer à courir.

Protocole alimentaire :

une seance de VMA courte (2 X 6 30/30) à J-5 avec un régime pauvre en glucides les 2 repas précédent ladite séance puis des pates, du riz, du blé pendant 4 jours et demi , ca finit presque par lasser. Les 3 derniers jours j'ai rajouté du malto a l'ordinaire, du coup, ca coupe un peu l'appétit. Le jour J comme le départ est a 12H45, je prends un petit dej copieux puis c'est gatosport une heure trente avant le départ et un gel antioxydant a 30 minutes du départ...
Pendant la course j'ai essayé de m'alimenter le plus régulièrement possible. j'ai commencé par une barre sucrée qui passait finalement moyennement (jamais testé avant...pas bien) puis un gel. Gros succès sur les barres salées d'overstim ca c'est top et ca passe très bien tout du long. Au final j'ai consommé 3 barres et 8 gels plus de l'eau (quand il y en avait dans le pack...) et de l'isostar (une capsule dans la gourde a chaque ravito).
Les gels liquides notamment les coups de fouet d'overstim, sont vraiment top. pas besoin de macher, avec un petit coup de flotte ca descend tout seul...idem pour le gel hydrixir. 

compte rendu de course :

Là, ca fait 2 semaines que je dors pas très bien, mon fiston ayant décidé que ses parents devaient être levés à 5H30 tous les matins (lui se rendort pas moi...) bref je suis moyennement reposé. L'entraînement a été long et fatigant et les dernières sorties longues m'avaient permis d'etre assez confiant. Gros point d'interrogation jusqu'au dernier moment, la meteo a été super capricieuse. Il a plu a verse en début de semaine puis ca s'est calmé et les temperatures se sont rafraîchies... Arrive le jour de la course je suis toujours dubitatif, mais la meteo prevoit un temps clair a part quelques gros nuages, de belles eclaircies dans l'apres midi et des temperatures en baisse. Le matin encore je pèse mes options , moyennement rassuré. Je susi fébrile dans mes derniers préparatifs, j'ai fait mon paquetage la veille je n'ai que les options vetements a décider... 
Départ en train puis tram, je vais cool. A la station Herman Debroux je retrouve d'autres concurrents, on marche cool jusqu'à la zone de départ. l'ambiance est super sympa tout le monde discute tranquillou et s'affaire pour les derniers préparatifs.
Au final je prends un max de fringues , ce qui n'est pas facile a faire tenir dans mon micro sac et je prends un tshirt à ML craft autour de la ceinture si ca caille vraiment...Le soleil est de la partie , on nous annonce le départ, tout le monde se dirige vers l'arche de départ. Il y a assez peu de monde ca fait bizarre, pas plus de 200 personnes a vue de nez...

Du coup je suis a quelques metres de l'arche c'est marrant de voir les premieres lignes d'aussi près. Au top on marche tranquille , L'ipod tourne déjà et j'appuie sur le start du garmin. Sitôt l'arche franchie ca part en courant, on entre dans la forêt de Soignes et on emprunte une voie pavée (repérée à l'entraînement) , j'en profite pour courir sur le bas côté dans la terre meuble. On poursuit avec le passage des étangs de rouge cloître sous le soleil, puis on poursuit sur le chemin principal, pas de digression sur les mega côtes du coin, je courre  tout le temps tranquille à mon rythme (l'avantage d'avoir de monde autour), l'ambiance est bon enfant les gens se marrent, on est bien. Bientôt on oblique vers des voies que je n'avais pas encore explorées, je continue à courir jusqu'à une côte un peu plus longue et plus abrupte (c'est relatif...) où je marche, il reste encore des bornes a faire...on passe  à côté du musée de l'Afrique, sur les grands espaces à découvert, je repense au marathon de l'an passé, j'etais passé aux memes endroits mais dans l'autre sens, une petite photo pour la postérité, un nouveau virage à droite puis on retrouve l'abri de la forêt. Jolie section dans les bois , le sol n'est pas trop boueux, on respire. on continue pour finir par retourner à quelques kilomètres de la zone de départ, je courre sur des sections que je connais très bien pour les faire à l'entraînement régulièrement mais dans l'autre sens (note pour le futur courir le parcours dans les 2 sens c'est bien aussi) le soleil est bien là j'abaisse les manchettes , j'ai chaud.

On poursuit sur le single track que j'aime beaucoup et d'un coup on oblique à gauche vers une zone inconnue, un petit passage en single puis un virage , une montée et ca y est voilà déjà le premier ravito. Je suis allé très vite dans cette première partie j'ai couru presque tout le temps et certainement trop vite... (2h10 , entré et sorti du ravito).

Je recharge la poche a eau et la gourde, et retire la veste sans manches, il va commencer a faire chaud...j'en profite aussi pour balancer à la poubelle les quelques déchets qui encombrent la poche a déchets fournie par l'organisation.

Je repars avec Seb, un francais venu tester la version brusseloise de l'ecotrail, il fait chaud, ca fait du bien. Arrive la traversée de la route de l'Hulpe, les voitures me laissent passer pas de souci je continue a avancer. Longues sections dans les bois, c'est agréable , puis on longe l'E 411 et on replonge dans la verdure, direction le chateau de la hulpe, un autre de mes terrains d'entrainement, on passe les lacs et on continue dans la nature c'est chouette. Je continue a courir , sans vraiment ralentir, c'est peut etre pas la meilleure solution. Arrive le 38eme kilo et une longue descente sur le macadam, ca y est , je sens mes quadriceps qui râlent ... on enchaîne une montée longue, je marche...Je suis un chouilla toasté a ce moment , vivement le ravito. J'entends le train, je me dis que c'est bon signe , d'ailleurs, 5 minutes plus tard voila le parc Solvay.

On grimpe une petit côte sympa , quelques virages, on courre pépère et voila le deuxième ravito. recharge de la poche a eau et de la gourde, je décline l'invitation a goûter la soupe des scouts ou un café, j'ai un regain de forme , la derniere grosse montée je vais n'en faire qu'une bouchée avant d'envoyer comme un porc dans les descentes à suivre... je repars en marchant, après avoir remis la veste sans manches et les manchettes, la temperature va tomber.

Je réajuste le sac, une petite montée et ca y est je ressors du parc, repars en boucle (la bizarrerie du moment) et ca y est voila la montée que j'ai travaillé a l'entrainement, pas de souci je repars a un rythme stable et cool, ca passe les doigts dans le nez avec l'aide d'un gel coup de fouet. On poursuit sur un bout de route , pas celle que j'avais reconnue, y a des mecs qui marchent, un peu en souffrance, moi je commence à être moyen...Pas possible d'envoyer comme un goret mes quadriceps renâclent..shit. pour la suite je poursuis en mode survival, vitesse réduite, mais je courre quasi tout le temps.

5H34 de course j'arrive sur les quais du canal ..le moment le plus déprimant de la course, c'est long , tout plat et franchement moche et en plus on voit les copains sur l'autre berge  qui repartent dans l'autre sens (boucle). Après un temps qui me semble franchement long je traverse et change de berge et vois les coureurs de l'autre côté...je me traîne (j'avance a une vitesse entre 6:39 et 7:34 au km... pas brillant) et attends le ravito N° 3 ou me dis je je vais pouvoir me refaire une santé... après moult pas ce ravito arrive enfin... Une fille me tend une bouteille d'aquarius en me disant que j'ai l'air assoiffé, ce qui est vrai ,je bois la dite bouteille easy ..., je recharge ma gourde, y ajoute le cachet d'isostar qui va bien et sors la frontale et repars en marchant, moyennement en forme. je viens de passer pas mal de temps a ce ravito et j'en suis à 6Heures 33 de course environ.

Je marche pendant un moment, mangeant un gel et là d'un coup après 1,5 km de progression lezardesque, je réalise que je n'ai pas refait le plein de la poche à eau... je soupèse ce qui reste dans la poche et estime un bon 500 ml + la gourde ca fait un litre soit 2 heures d'autonomie , mais ma progression ralentie fait que je mettrai de toutes facons plus de 2 heures. Là 2 choix s'offrent à moi, ou faire demi tour et rallonger le tout de 3 kms , soit continuer et espérer que tout ira bien. 
Ben évidemment j'ai choisi de continuer... la visibilité commence à décliner et je suis tout seul donc ca devient un jeu de piste  pour trouver les rubalises. Je continue a courir et bientôt j'allume la frontale. Les quadriceps sont toujours douloureux et raides mais je continue avancer. Cette fin de parcours se déroule complètement en ville, c'est quand même moins beau , mais on emprunte pas mal de parcs, tout au long de la promenade verte. Par moments je sens le froid qui me picote, je suis au ralenti mais bizarrement ca continue, le moteur ne se grippe pas;o) Je continue à m'alimenter régulièrement , la boisson diminue, j'essaye de ne pas bloquer le pois chiche la dessus et reste confiant. nouvel AFK bio au milieu d'un parc j'en ai un peu marre de courir en ville, d'autant que je suis tout seul. Le jeu de piste continue, les bénévoles me guident c'est cool. Au milieu d'un chemin y a un mec sur son vélo qui nous encourage. "Vas y envoie il ne reste plus que 6 kilomètres " me dit il...

Sérieux , 6 kilo mais c'est rien me dis je , mon garmin est en rade d'au moins 1,5 kilo, je suis un peu dans le flou. Je sort un dernier gel coup de fouet , il me reste un fond d'eau dans la poche , je pousse sur les jambes, toujours à la même vitesse. Enfin au détour d'un chemin je débarque en face de l'atomium et me grise de la vision des leds bleues qui scintillent, c'est franchement beau, mais mes efforts ne sont pas finis un gentil bénévole m'encourage et me montre le chemin qui traverse le parc royal de Laeken. Genre, il reste encore 2 kilomètres.

Je m'accroche et prends mon gel, un glouk sur la poche, faut vraiment tirer, je suis presque à sec. Des petites montées, des descentes, un concurrent me dépasse, on sort du parc on poursuit sur la route et les trottoirs et voilà l'arrivée, au pied de l'Atomium, c'est beau. Je slalome entre les barrières et me prends 2 flashs en pleine poire, un dernier 100 mètres et bingo je franchis l'arche d'arrivée en 8H45, en 45 ème position, j'hallucine. On me retire la puce électronique, je me dirige vers le buffet et là on me dit et ton t shirt? Ben c'est où? Ben faut monter l'Atomium...
alors c'est reparti pour un tour je pose mon plateau repas et repars dans les marches qui finalement s'escaladent facilement, nouvelle photo en plein milieu. j'arrive en haut. Joli Tshirt de finisher blanc avec inscriptions rouges, je suis ravi. On improvise un bar, et je me délecte d'un coca en taillant la bavette avec des concurrents ravis eux aussi d'en avoir fini. 
Je redescends en escalator dans l'antre de la structure d'acier qui ressemble à un vaisseau spatial. Je retrouve mon plateau repas, essaye de manger un peu , savoure le moment c'est bon...Allez hop c'est l'heure d'aller prendre le train !
Au final une 45eme place pour un temps de 8H45 je suis comblé, mon objectif était de finir si possible en dessous de 9 heures...


MATOS:

 Pour l'occasion je n'ai pas lésiné sur les vêtements car je craignais d'avoir froid sur la fin du parcours. Short et cuissard en bas, t shirt manchettes et veste sans manches coupe vent en haut, 2 buffs et une casquette. Bon choix tactique je n'ai utilisé au final que ca en variant suivant les moments. En back up j'avais une veste Hydrogen north face qui tient dans la poche avant du nathan HPL 020 et une hybrid trajectory. en plus un t shirt a manches longues chaud, autour de la taille et un bonnet coupe vent gore running. Bilan je n'ai pas utilisé les vestes ni le tshirt ML., ni le bonnet..tout compte fait la veste Hydrogen aurait été suffisante...
Côté éclairage je m'en suis remis comme pour la saintelyon a ma Petzl tikka XP , ca eclaire très correctement sans pour autant peser le poids d'un âne mort. 
 Pour le sac c'etait du leger: nathan HPL 020, parfait pour la course, les poches de devant sont vraiment pratiques et on a tout a portée de main instantanément. Seul bémol, l'espace restreint oblige à une gestion draconienne du matos, on peut pas partir avec son BBQ portatif...
Côté chaussures j'ai utilisé mes pegasus trail c'etait impeccable , mais des chaussures de route pouvaient convenir compte tenu de l'excellent état des chemins. Evidemment avec de la pluie les chaussures de route auraient été juste, surtout pour les 45 premiers kilometres. 

Côté couvre chef j'ai utilisé ma casquette glanée à la saintelyon tout du long. Avantage incomparable du bazar quand il ya du soleil on a une visiere pour se proteger; ca ne vaut pas les lunettes de soleil mais c'est suffisant fin septembre... en plus ca m'a permis de discuter avec plein de monde au fil des kilometres, la STL attire même en Belgique!

Ipod: j'avais décidé de tester mon nano en configuration nike + sur toute la course. Tiendra, tiendra pas , et ben au final pas de souci j'ai eu de la musique tout du long et la batterie etait encore dans le vert (a moitié). Pas de miracle, j'ai mis une playlist (configurée à l'avance...) sans shuffle, et supprimé le retro éclairage. Pas non plus touché aux boutons sauf en cas de nécessité. Donc pour le moment pas de nécessité d'acheter un 7G!

Bobos 

Aujourdhui je marche comme robocop et mes quadri sont douloureux pour le reste un peu de douleurs dans les trapèzes ...
par contre j'ai 2 orteils amochés, les mêmes que d'ordinaire, faudrait que je trouve des chaussures qui soient de la bonne forme...pas de crampes ou de douleurs particulières pendant ni après, je m'en sors pas trop mal. 

Stratégie de course.

De base je fais dans la simplicité: marcher dans les côtes facon power hiking, se faire plaisir en descente et gérer sur le plan. Pour le reste après moult lectures du parcours et du dénivelé , j'avasi un plan imparable (du moins en théorie...) pour réussir mon truc. En fait ca a complètement foiré je suis parti trop vite (plus de 20 minutes d'avance au 1er ravito...) et par la suite, passé le 2e ravito et la montée qui suit mes jambes n'ont pas voulu accélerer comme c'était prévu. bref à vouloir tout prévoir on fait face à l'inattendu! En fait quand ma vitesse s'est bloquée, j'ai juste accepté la chose et continué sur le même rythme... Au final, tant qu'on peut courir c'est tout bénef.


Les côtés glop de la course :

 - l'ambiance. Comme c'etait une premiere, il y avait peu d'inscrits. Du coup sur les chemins c'etait tres calme et super convivial. 
- le dynamisme de l'equipe organisatrice: ils etaient au top 
- le coca dans l'Atomium: a cet instant ca vaut tous les nectars ...
- la forêt de Soignes sur les 45 premiers kilo, il ya vraiment de très jolis coins. 
- les gens aux ravitos: ils etaient aux petits oignons et vraiment super sympas
- les bénévoles qui assuraient la circulation: merci !

Les côtés moins glop:

- A vouloir absolument finir dans l'Atomium, la deuxième partie de course passe par des zones urbaines et on se tape pas mal de macadam, de pavés...pas très dans l'esprit trail tout ça
 - Le nombre de coureurs: certes c'etait une premiere edition mais ca fait bizarre de courir avec seulement 200 personnes et du coup l'ambiance en fin de parcours et à l'arrivée est assez intimiste.
Dans ma tête une bonne partie de la course et dans l'Ipod dans le parc de Laeken a quelques encablures de l'arrivée :
the temper trap: sweet dispositions