samedi 12 mai 2018

Test du short Reebok Elite M


La course d'obstacles n'est pas ma discipline de prédilection et d'ailleurs je ne m'y suis jamais frotté réellement . Néanmoins j'aimais bien le look et la robustesse (supposée) des produits développés pour les spartan races.

Le race Elite est un short  avec une coupe boardshort (une coupe que perso j'adore, je trouve que c'est difficile de faire mieux en termes de confort).

Vendu de base à 75 € c'est un short plutôt cher pour aller patauger dans la gadoue ou ramper dans les caillasses. Mais les soldes étant ce qu'ils sont :) j'ai pu l'avoir à 53 € ce qui me semblait plus raisonnable (maintenant, un boardshort c'est souvent plus de 50 € aussi …).



Fit


Le problème de Reebok est à mon sens de tailler plus grand que la moyenne sur ces produits. Aussi comme je suis un morphotype M en général (notamment chez Nike) j'ai pris du S , car j'ai un autre short de fitness Reebok en M qui a tendance a glisser, car un peu trop grand …

Le S fait juste sans être trop petit et je bouge sans souci même si la coupe est très proche du corps.

La longueur de l'entrejambe est relativement restreinte pour éviter d'accrocher dans le franchissement d'obstacles, ça surprend un peu au début mais au final quand on court on ne le remarque pas. Les fentes sur le coté aident certainement à la sensation de liberté.

La longueur du short n'est finalement pas si importante et se rapproche pas mal d'un short de running  baggy plus classique.



Look


Le look de ce short est assez agressif comme souvent chez Reebok, ce n'est pas le truc le plus sobre de ma garde robe. Le devant est imprimé en noir et blanc (avec incrustations jaune fluo) et la face arrière (plus exposée aux projections de boue?) est quant à elle noire unie.

L'arrière contient du cordura et fait définitivement solide au toucher sans que le tissu soit trop rêche (à voir sur une sortie un peu longue ?)

Sur la jambe gauche en face avant on note un élément réflectif, toujours utile pour la course le soir pour être vu des automobilistes.

En termes de look, on peut le rapprocher d'un  boardshort court en 16 pouces, un peu comme les anciens shorts de beach volley des 90'


vue de face , on note le graphisme :) 

de dos; c'est noir et uni, rien de très spécial!

En usage de tous les jours


L'avantage de ces shorts est de ne pas avoir un look particulièrement running ce qui peut être sympa quand on va se balader ou à la plage avec un run au milieu de tout ca. Se balader avec un short fendu (un split) est un peu moins discret…

Top sur cette version on trouve une petite poche à glissière , qui ferme donc, comme sur la plupart des shorts de running ce qui permet d'emporter une carte un peu d'argent en ayant les mains libres.


detail de la poche sur le côté"

Le look plutôt sport de ce short fait qu'on a clairement l'impression de se balader en boardshort (mais comme j'utilise souvent mes boardshorts comme des bermudas…)  et même s'il est noir et blanc l'impression n'est pas ultra discrète …
si si, c'est un boardshort !



Running


Mais comme ce short a été designé à la base pour l'action et les courses d'obstacles, voyons ce qu'il en est d'une utilisation en  course à pied.



Le poids du short n'est pas pénalisant. Il est un peu plus lourd qu'un short de running classique mais ça ne sent pas vraiment en course.

Le tissu est très élastique et la liberté de mouvement optimale notamment avec les 2 fentes sur les cotés.

La longueur permet de courir sans impression de contrainte tout en étant un peu plus protectrice.

La poche sur le côté est bien utile pour emporter un badge d'accès , une carte de crédit , une petite lampe ou le lecteur MP3 Agptek 26.

Le short ne flotte pas sur les jambes quand on court et c'est appréciable en termes de confort de course.



Essayé avec ou sans short de compression, avec et sans manchons de quads la sensation reste la même et le confort très bon. 


edit :
je n'avais jamais testé cette possibilité mais ayant du partir avec mon téléphone pour une séance j'ai réussi à le glisser dans la poche zippée sans trop de probleme. certes c'est un petit smartphone (iphone SE) mais ca passe et c'est cool! pas de restriction de mouvement ressentie, j'ai pu courir à mon aise. 

Conclusion:


Doté d'un look assez typé et d'une coupe boardshort,  ce short offre une bonne protection contre les éléments et une option un peu différente pour la course notamment quand la vitesse absolue n'est pas le seul critère et qu'on souhaite avoir un short qui supporte les mauvais traitements (glissades sur les fesses , par exemple..) . Un short parfait pour l'entraînement de tous les jours avec un look de boardshort.  En outre, si l'envie de sauter par dessus une clôture vous prend ou de grimper à la corde, ce short devrait résister aux mauvais traitements!





Glop


·        Le look à la fois sobre et assez engagé

·        La coupe boardshort (pour ceux qui aiment)

·        La solidité (pas mal pour un usage trail)





Moins glop


·        Les mantras à la reebok qui sont super agressifs et nombrilistes (untouchable, unstoppable,unbreakable …) perso s'ils ne figuraient pas sur le short ca m'irait aussi

·        Le système de taille de reebok qui n'est vraiment pas évident a jauger …

·        Le prix de base

WEC , de la préparation à la réalisation


Après quelques temps de cogitations intenses autour du concept de WEC et de sa transcription dans mon plan d'entraînement, l'heure est au retour d'expérience, après une première tentative .

  

Quid du WEC


En fait le but premier de cet exercice, est de tester le WEC , justement en ne m'alignant pas sur une course mais en visant une sortie longue (très longue même) mais à une allure plutôt lente qui se rapprocherait le plus possible d'une allure d'un ultra. S'entraîner avec la volonté de durer dans le temps plutôt que de simplement aligner les kilomètres (et parfois le plus vite possible …) et voir quel est le degré de récupération derrière et les contraintes sur le corps , tester une stratégie de récupération également (alimentation , sommeil …) , sachant que le lendemain on doit enquiller une nouvelle session...

Préparation / planification


Celle- ci demeure, à mon sens, capitale, pour que l'expérience soit la plus réussie possible, sans prise de tête, en laissant le moins de marge d'erreur possible.

L'usage de strava / roads ou autre application du même genre est un vrai plus , qui permet de visualiser et de faire que les choses soient le plus simple possible le jour J (en outre l'application étant accessible via GSM on peut même voir le parcours en live si on a un doute à une intersection…). Planifier sa route ne veut pas pour autant dire qu'on entre dans une planification rigide et on peut plus facilement sauter une étape en cas de fatigue ou pour trouver un point d'eau si le supermarché est fermé…ca permet aussi de rajouter du D+ si on le sent ou au contraire de raccourcir si nécessaire d'où l'importance de connaître le parcours même sans y avoir couru au préalable (pas toujours possible de faire une reco même si çà reste le meilleur moyen).

D'un point de vue kilométrage j'ai tenté de rester raisonnable tout en garantissant des sorties suffisamment longues pour créer un effet proche d'un ultra… et l'ordi ou une carte pour repérer les sections qu'on ne connaît pas ça fait gagner du temps le jour j…

 Lessons learn:

1 Le premier jour j'avais cherché à être raisonnable et j'avais programmé 51 kms et 1200 D+, oui mais ... je me suis fourvoyé dans les sentiers de la foret de Soignes et j'ai fait une megaboucle puis un autre détour... pour finir par retrouver mon chemin et couper par rapport au parcours prévu... au final j'ai fait presque 56 kms et 1200 D+, mission accomplie! 
Bref, si c'est à refaire, je pars avec une carte et/ou le parcours écrit sur mon GSM (le mail que j'avais n'était pas consultable dans certaines zones sans couverture...)
La prochaine fois je prends une carte ou a minima le parcours sur une photo consultable hors connexion (au fond des bois , parfois ça passe pas :( ) 

Distance, dénivelé et allure , finalement ça change quoi un WEC?

Bizarrement cette fois je ne suis pas parti comme un gros bourrin, j'ai vraiment cherché à temporiser dès le premier jour en prévision du second et au delà sachant que le WEC s'inscrit dans le programme d'entraînement et ne constitue pas une course en soit... 

 Lessons learn:

1 J'ai bien fait d'emmener mon mp3, le premier jour après 40 kilomètres j'ai eu un coup de mou (un peu perdu, plus trop envie de m'arracher)...un coup de musique et c'est reparti comme en 40, merci Talk Talk , la voix de Marc Hollis (such a shame) m'a arraché à ma torpeur !
D'ailleurs, j'en profite pour partager ce lien vers cette version, juste énorme, d'une version live enregistrée au festival de Montreux en 1986, moi j'adore et ca m'a bien reboosté !


et pour les fans, le concert en entier est même sur youtube :) 


Une bonne playlist avec des titres qu'on aime et qui mettent la patate ca peut toujours servir!

Materiel et alimentation de course + Ravito 


Préparer son matos la veille, c'est un peu la base et ça permet de gagner du temps le matin au moment de partir car on ne se concentre que sur l'essentiel , avec les quelques options de vêtements en fonction de la météo (super changeante ces derniers temps …)

Pour la nourriture c'est idem : les vivres de courses sont préparés et prêts a être chargés

Pour le ravito, comme j'ai prévu de repasser par la maison j'ai préparé une table de ravito en avance pour pouvoir recharger les gourdes, boire et manger tranquillement

Pour le retour , idem les denrées pour la récup sont prêtes et le repas sera rapidement prêt (des pâtes , on fait simple et efficace …)  plus des poches de glace si besoin.


 Lessons learn:

1 La prépa de ce côté là était top j'avais une bassine avec toutes les options de fringues, je me suis décidé juste avant de partir en emportant une veste de pluie (bonatti) mais au final la météo a été clémente et les orages m'ont épargné.Pour le ravito j'avais tout sur la table de la cuisine pour mon "pit stop", résultat j'ai pris mon temps (trop) et je me suis bien retapé avant de repartir. Par contre j'ai dû faire la cuisine en rentrant car je n'avais rien préparé.

2 L'utilisation de BCAA régulièrement pendant la course m'a semble t'il aidé à préserver mes muscles , j'ai moins mal que sur la plupart des courses que j'ai pu faire sur ces formats (soit dit en passant je suis allé beaucoup plus lentement que sur ces courses justement...)

3 changer de t shirt avant de repartir c'est top... un truc que je n'ai jamais fait mais sur la première journée j'ai bien apprécié de changer de t shirt avant de repartir tout ragaillardi... rien de plus facile à faire sur du long quand on a des bases de vie et la possibilité de déposer des drop bags... 

4 un quick ou n'importe quelle "junk food place" c'est plutôt sympa pour terminer. Le deuxième jour après 41 kms je me suis arrêté au quick le plus proche de chez moi, plutôt que de rentrer. L'occasion de se remettre tranquillement, avant de rentrer en marchant avec les bâtons.


la récup'...façon Quick !


5 Le verrouillage de l'écran est une bonne option. Avec les bâtons on a tendance a bouger pas mal au niveau des poignets . verrouiller son écran permet d'éviter que la session s'arrête (toujours bête..) , Avec la 935 c'est assez simple, suivez le guide... 

Récupération

Perso c'était un peu ma bête noire... je pensais que j'allais être fracassé le premier soir et incapable d'enchaîner le lendemain mais pas trop de souci au réveil les muscles étaient certes un peu douloureux et raides mais le fait de n'avoir surtout pas cherché à forcer le premier jour a du jouer ... ça et la récup: alimentation correcte, BCAA, beaucoup d'eau et une nuit de sommeil correct. 
Le matin du deuxième jour en revanche je suis parti cool car les muscles raides avaient besoin de chauffer ... 
En complément de la spiruline pour aider à la récupération. 

WEC et tests


Tester son matos en situation réelle  est une nécessité pour éviter une galère ou une mauvaise surprise en course. Le WEC constitue donc le moment idéal pour se faire

Pour mon premier WEC je voulais tester: 

o   mes nouvelles chaussures Saucony (Xodus et Peregrine) et affiner le comparatif pour le blog, sur des sorties longues
Feedback:
Bien pour les 2 et particulièrement pour la Xodus qui s'avère être un super modèle pour le long. le test est à lire ici. 

o   Un nouveau datafield sur la Forerunner 935 + recharge on the go...
le datafield Honey Hike qui concentre en un seul écran à peu près tout ce dont on a besoin en trail (même si à la base ce datafield a été conçu pour la rando!) . Pour la recharge de la 935,  j'ai juste testé la recharge au ravito (donc à la maison :) ) et ca fonctionne impeccable !

o   la 935 sur une sortie longue 
pas de souci, la montre a répondu présente sur les 2 jours et fourni tous les data nickel chrome. Confort au top, on ne la sent presque pas même après des heures. 

o   Des pâtes de fruits, une barre salée , des shots:
Les pâtes de fruits overstims sont top comme tous les produits testés chez eux en fait, mais je leur ai pas trouvé de grosse différence avec les pâtes de fruit decathlon aptonia ni au goût (sucré...) ni dans la texture. top en course en tous cas. 
Pour la barre salée punch power en revanche , je préfère la version overstims... les shots punch power sont toujours faciles a manger en course et apporte un peu d'énergie , comme des bonbons... 

o   Des configurations différentes pour l'hydratation emportée dans le sac Ultimate Direction SJ 3.0 (flasques Salomon, bouteilles aquarius, vs flasques Ultimate Direction) et le confort du SJ 3.0
A ce niveau là au final je l'ai joué simple je n'ai utilisé que des flasques salomon qui se sont avérées une très bonne option avec le UD... moins de frottements je n'ai pas eu mal à la poitrine comme avec les bouteilles dures. 





mardi 1 mai 2018

Garmin forerunner 935: prise en compte des activités autres que la course a pied

De la prise en considération des activités autres que la course à pied dans l'entraînement trail

Lors d'un sejour au ski j'ai pu voir que les activités de ski n'étaient pas reprises dans les indicateurs Firstbeat de charge d'entraînement ou de récupération (par contre le ski de fond le seraient, mais pas pu tester!) . Du coup j'ai emmené mon velo pour un tour et voir si l'entrainement a velo était quant à lui coordonné avec les sorties en cap. Et là, O miracle oui, la charge d'entraînement ou le temps de récupération étaient bien pris en compte. Par contre clairement le capteur optique cardio intégré manque d'efficacité à vélo, ce qui tend a indiquer qu'il vaut sans  doute mieux recourir a une ceinture thoracique quand on est sur son velo pour avoir une indication de charge plus proche de la réalité.

Du coup l'entrainement croisé prend tout son sens puisque firstbeat utilise l'EPOC come indicateur cross disciplines pour mesurer l'impact des différentes activités sur le niveau de fitness général de l'individu.

D'ailleurs si on en croit le white paper sur le sujet epOC, le TE/ Training effect peu etre constaté et lié dans plusieurs types de sports comme :

·        La course a pied

·        La marche/ randonnée 

·        Le cyclisme

·        Le rameur

·        Le ski de fond

·        Le football

·        l'aerobique

·        Le badminton, le squash ou le tennis

·        Le golf



Remarques:

Que le ski de fond ou le football soient repris dans l'indice EPOC mais pas le ski alpin  soit mais pourquoi avoir rajouter le golf?

En fait tout dépend des disciplines, mais certaines peuvent être fatigantes et impacter la condition physique (une bonne grosse séance de windsurf par exemple) sans etre prise en considération ce qui peut impacter sensiblement le ressenti du sujet, le degré de fatigue et donc de capacité à performer … Gageons que d'ici quelques années ceci va encore évoluer et on arrivera a avoir des algorythmes de plus en plus perfectionnés! 

Trouver du dénivelé quand on habite dans un endroit plutot plat ….


Strava routes est ton ami


Après avoir découvert Strava pour le suivi et le partage des sessions j'ai commencé à utiliser Strava Routes comme outil de préparation pour les longues sorties. Le but ici n'est pas de traquer les segments sur lesquels on va aller laisser sa trace mais plutot de trouver des parcours qui pourront être utilisés pour faire un max de bornes et un peu de D+ pour préparer un objectif.

Je trouve cet outil très pratique et vraiment simple d'utilisation mais dès le départ il vaut mieux avoir en tête les possibles points que l'on pourra utiliser pour le ravitaillement : supermarché, épicerie, fontaine ou même bar tout est permis! Une fois ce point réglé on peut dérouler plus facilement son itineraire en fonction de ces contraintes et trouver e bon compromis pour la distance recherchée, el plus dur étant (en Belgique en tous cas , dans les Alpes c'est sans doute plus facile:p) de trouver des sections comportant du dénivelé sans pour autant induire trop de répétitions de la même côte (même si de facto on reste limité dans certains cas…)

En pleine préparation de weekends chocs je me suis retrouvé confronté au manque de dénivelé de ma région… que faire dans ce cas pour que la sortie comporte quand même un minimum de dénivelé?



La solution : la répétition…


Faire ete refaire la même portion de parcours est souvent un brin abrutissant. En général quand je repasse deux fois au meme endroit dans une sortie ca me barbe… mais pour le dénivelé malheureusement dans mon coin ca reste la seule alternative.

Premier truc, repérer les côtes qui apportent du dénivelé selon ce que l'on souhaite travailler : longues côtes en montée ou l'on va courir ou au contraire côtes plus sèches où l'on marche voire ou on s'entraîne a manier les batons…

Une fois qu'on a positionner plusieurs de ces cotes sur la carte on peut les relier entre elles et c'est là que Strava routes est super.

Pour que le dénivelé soit suffisant il faut ensuite programmer pluisuers répétitions d'une même côte ou de plusieurs, soit en boucle montée/ descente, soit sur un mini circuit le but étant de revenir asap à la côte pour enchaîner (ou pas d'ailleurs suivant le but recherché

Mais bref, se farcir 10 fois la même côte de 40 mètres de déniv pour obtenir un petit 400 D+ c'est moyennement motivant donc à faire avec de la musique et/ou un moral d'acier pour ne pas se sentir blasé…(mais Guillaume Calmette en pleine préparation pour la barkley de 2018 expliquait justement ses montées descentes sur une même côte où il cherchait justement à être blasé (sauf que la côte était plus longue et plus hard ...mais c'était pour la barkley!)) Bref, ici le but est bien d e se faire du D+ même si ca demande quelques aménagements.

En suite on court normalement entre les répétitions en cherchant à se relacher avant la prochaine série de montées / descentes.

Petit truc pour ces séries; pensez à bien compter sur Strava le nombre de répétitions souhaitées pouis appliquez à la lettre lors de la sortie … Ne pas hésiter à noter le programme pour ne pas s'emmeler les pinceaux le jour J (exemple: 10 fois aller retour dreve des aieux , puis 4 fois aller retour cote du plagniau…) ca peut aider pour faire son petit programme et éviter de se retrouver à râler devant son écran après la séance car il manque 50D+ :p

Autre aide et non des moindres, l'alti baro permet de collecter les informations en live et de voir les D+ s'ajouter directement. En cas d'erreur de parcours on peut ainsi rectifier jusqu'au bout pour optimiser la sortie. (et hop on se refait 5 montées de la cote machin :p )

Preparer son week end choc: balbutiements



My  first WEC


Dans la série mon premier, je voudrai mon premier WEC.

Des WEC en fait ca fait un moment que j'en fait mais plutôt sous forme de blocs de charge sous 2 ou 3 jours et jamais avec un focus sur des distances aussi longues à des allures basses. Cette année , petit changement dans la stratégie de préparation j'ai décidé, après la lecture de "reussir son UTMB", j'ai décidé de tester le vrai WEC avec un kilométrage plus important, du deniv' (si possible …) le tout sur 2 jours et à faible allure.


Préparation


Pour le repérage j'ai utilisé Strava Routes , un outil que je trouve fort pratique, et j'ai commencé a tracer des parcours sur mes terrains d'entraînement en essayant de caser : le kilométrage projeté et du dénivelé ce qui s'est avéré pas forcement évident quand on habite loin des collines ou petites montagnes. Pour trouver un peu de deniv on doit donc répéter quelques côtes…

Deuxième point de repérage , le ravitaillement. En effet ces sorties sont longues et pour tacher de varier au niveau paysage j'ai choisi de ne pas faire d'aller retour vers chez moi mais une grande boucle. Pour cela j'ai commencé par positionner un point de ravitaillement dans un supermarché a proximité de la foret de Soignes et ensuite cherché a rallier ce point. De là j'ai fini le parcours

Ravito: partant en autonomie sur un parcours de ce type (sauf pour l'eau que je récupère au supermarché) , je pars avec un sac un peu garni et suffisamment de liquide pour terminer dans de bonnes conditions, l'inconnue restant la météo qui s'il fait très chaud, peut s'avérer un obstacle et m'obliger le cas échéant à prendre plus d'eau dès le départ. Pour le deuxième jour j'ai repris un itinéraire un peu différent même si basé sur un tracé similaire , mais avec une boucle retour chez moi pour remplir les gourdes au passage. 2 sorties un peu différentes en termes d'organisation. 



Le WEC étant dédié au travail spécifique  j'ai prévu de partir en configuration course avec le même  type d'équipement que celui que je projette d'emmener (y compris les bâtons). Ce sera aussi l'occasion de tester in situ mon sac ultimate direction sur une sortie plus longue et avec plus de poids que d'ordinaire.

Pour le GPS , j'hésite encore a tester l'option fichier enregistré a suivre du fait des montées/ descentes ...en plus je préfère garder le plus de flexibilité possible et éventuellement changer d'itinéraire en cours de route.... 

Côté vêtements, comme pour les courses j'avise au dernier moment en fonction de la météo. Idem pour les bâtons je prends les miens quitte à les traîner la plupart du temps car I lest prévu de les prendre sur l'objectif visé et marcher avec les bâtons ca ne s'improvise pas le jour J :p

Programme


Pour ce premier WEC,  je suis parti sur une succession de 2 jours de course a pied avec une première journée de 56 kms (1225 D+) et une deuxième de 41 kms (906 D+)

Côté dénivelé j'ai été obligé d'intégrer des montées / descentes de petites bosses pour atteindre un dénivelé cumulé suffisant.

D'un point de vue allure , l'idée étant de faire de la rando course a faible allure pour se rapprocher des conditions du jour J je suis parti sur une base de 8 minutes au kilomètre (ce qui reste encore relativement rapide) pour estimer un temps passé en sortie soit 7H30 le premier jour et 5H30 le deuxième. Pour récupérer j'ai prévu 2 jours consécutifs de repos complet avec la possibilité d'un 3 eme jour de repos en cas de grosse fatigue.

il n'y a plus qu'à tester ... :)