mardi 12 septembre 2017

Ecotrail de Bruxelles 2017 , le retour

3 eme participation sur cette course , qui présentait cette fois la particularité de partir plus tôt (10 heures) et dans un sens différent puisque le départ avait lieu à l'Atomium avec une arrivée à l'hippodrome de Boitsfort. 

Du fait d'inondations , la station Schuman était fermée et le trafic interrompu au delà de Luxembourg. du coup je me suis levé tot pour rallier le point de départ en train puis en tram... 
Arrivé à 8H30 il fait gris et la pluie semble menacer. je me pose sur une chaise pour remplir les gourdes, finir le sac et ... attendre. J'ai bien fait de prendre une bouteille d'eau pour les gourdes il n'y a pas  de point d'eau au départ, pas de bol...

Ecotrail bruxelles 2017
L'Atomium sous le ciel gris ...

Quelques changements majeurs pour cette course. A l'arrivée de ma deuxième participation je n'étais pas sûr de vouloir revenir sur ce parcours, mais 2017 a un peu modifié la donne puisque cette année la course part à 10 heures du matin  (au lieu de midi précédemment) ce qui fait qu'en cas de grosse chaleur on court pendant les heures les plus chaudes et que la majorité de la course voire la totalité (question de vitesse …) peut se faire de jour.
Autre big changement, le sens du parcours. Cette année le parcours part de l'Atomium pour finir à l'hippodrome de Boitsfort. La fin du parcours se fera donc  dans un cadre plus agréable , la forêt de Soignes.

Premier constat , le départ plus matinal faisait  qu'on avait de grandes chances de pouvoir finir de jour. Dès lors le choix de la frontale peut se porter sur un modèle plus léger et moins encombrant. Sauf que de nuit, dans la forêt, il vaut mieux ne pas badiner sur l'éclairage justement…
Autre point les coureurs du 80 partent en même temps que les  RBB ce qui va poser le problème des dépassements, les RBB allant sensiblement plus vite. l'an passé , j'étais arrivé en même temps au premier ravito que les leaders en RBB et croisé un certain nombre d'équipes sur une route pas super large puisqu'on devait faire un aller retour pour accéder au ravito et repartir sur la prochaine section. Cette fois en revanche les dépassements se feront sur des sections plus citadines puisque le premier ravito des 22kms est a Erasme.
Le départ se faisant en ville sur les trottoirs , routes et chemins super faciles, l'allure risque d'être assez élevée. Dès lors une bonne gestion de l'allure s'imposera dès le départ pour ne pas arriver carbonisé au deuxième ravito du 37 eme a même pas mi course… au risque de finir à l'arrache.

Ravitos

Ce changement de parcours a aussi induit un changement de points de ravitaillement: 22; 37; 56; 70 et 82 (finish). La Troisième section fera donc presque 20 kms, ce qui oblige a prendre l'eau nécessaire pour tenir en cas de forte chaleur , un point qui m'avait fait défaut l'an passé sur la deuxième section ou j'avais manqué de liquide , ce qui avait eu un impact sur les suites de la course… le dernier ravito est placé a bonne distance du finish (environ 12 kms) , dès lors il sera plus difficile d'envisager de le zapper (l'an dernier il etait a 7 kms de l'arrivée mais j'y avais fait un stop car je n'avais pas assez bu en amont et du coup j'ai trainé ce boulet pendant de nombreux kms …) , c'est meme un ravito à mon sens à intégrer dans son plan de course pour être sûr de finir en bonne forme.
Comme j'ai toujours une baisse de forme entre le 40 et le 60 ; les ravitos 2 et 3 sont donc a gerer correctement pour passer le coup de moins bien.

Dénivelé

La trace du parcours sur Garmin adventure montre un dénivelé positif de 1600 mètres ce qui me semble sensiblement supérieur a ce qu'il était précédemment. Dès lors si c'est avéré , cela risque aussi de jouer sur l'allure… a voir !

Matos :

Outre le choix de la lampe le choix des vetements est assez primordial comme pour toute course . l'an passé j'étais parti avec 2 t shirts , certes légers; mais qui s'étaient avérés bien trop chauds dans le climat de la course et m'avait valu une certaine déshydratation qui m'avait bien pénalisé en fin de course, sans compter l'inconfort procuré. Mais le climat dans nos contrées peut etre très changeant et réserver quelques surprises… Pour ma première participation en revanche, j'étais plus couvert  mais le temps avait été très variable et la fin de course un peu rafraichie ce qui était parfait.


Place au récit


Arrive le Peacerunner qui vient de s'enfiler 320 bornes en 3 jours entre Paris et Bruxelles , il a l'air en top forme et c'est lui qui donne le depart!
Je pars tranquillement mais les velos poussant dans tous les sens la colonne accélère et je cours trop vite … des petits parcs , des trottoirs ca défile assez vite cette partie urbaine. Pas la plus jolie du parcours clairement.
Après 10 kms un peu trop rapides j'ai ralenti l'allure et me concentre un peu plus sur un rythme acceptable. Petits champs, traversée de quartiers residentiels , un peu de route, quelques pavés. La pluie tombe par petites averses je mets et en leve regulierement la veste … coté alimentation je prends une  barre isostar qui passe OK et je bois par petites quantités , régulierement, j'ai pris un litre et demi pour etre sur d'etre a l'aise, sur les 22 kms du parcours.
Le balsiage est assez moyen sur cette section, les fleches sur la route ont été partiellement effacées par les pluies de la veille et il n'y a pas ou peu de rubalise.
Premier couac en arrivant a proximité d'Erasme, premier ravito, un groupe devant part tout droit et loupe les flechez , on retrouve le chemin rapidos pour repartir sur le bon chemin, mais de justesse.
Premier ravito et grosse déception , les tables sont quasi vides , j'atrappe un bout de banane et rempli ma gourde d'isostar et repars sur le chemin, pas envie de m'attarder ni besoin…

La deuxieme section est plus courte (15 kms) donc avec un litre ca devrait etre OK, les nuages restent présents mais la pluie se calme. On emprunte quelques petits sentiers boueux , ca glisse un peu mais rien de catastrophique non plus.le balisage est assez hasardeux par ici , des groupes font demi tour, d'autres continuent, je suis un allemand qui a la carte sur son smartphone (bon plan) mais a distance et il accelere… je ne suis pas dans un grans jour les jambes n'ont pas d'energie , j'essaye de temporiser et de courir doucement. Km 32 là c'est la cata je suis avec un petit groupe , tout le monde est paumé , on tourne en rond a droite a gauche...je sors le plan et la gare de Berseel nous sert de repere, il faut longer la voie ferré. Je râle un bon coup avant de repartir pour enfin retrouver de la peinture ou une balise sur un chemin de terre …
Quelques temps plus tard on hésite a une intersection, puis finalement on part sur une bonne pente bien glissante en s'accrochant aux branches , ca monte et oui, une rubalise au bout , ca fait plaisir, mais quelle perte de temps… la suite est plus cool je fais super gaffe au balisage et bientot arrive le km 37 , deuxieme ravito. Plus de monde et des tables remplies ca fait plaisir a voir :) . Je recharge les gourdes a fond car la section suivante est longue : 19 kms et je mange un petit peu de banane encore. Le sujet du balisage est sur toutes les bouches j'entends plein de gens râler parce qu'ils se sont perdus … Dommage

Section 3 du 37 au 56 eme k

Je repars en marchant en finissant un verre de coca , il fait meilleur et il ne pleut plus. Je trottine sur les trottoirs et bientôt on retrouve la campagne et les petits chemins.  Petit passage creux a venir comme sur toutes les courses , je prends une pate de fruit.
Le balisage redevient foireux par moments , c'est franchement énervant…
Je repars de plus belle en gérant mon rythme, pas d'à coup , je marche dans els côtes et cours tranquillement. De fil en aiguille je rattrape des concurrents, me fait dépasser … bientot je reconnais une section à côté de la forêt de Soignes, chouette on va quitter les zones residentielles! Je retrouve le concurrent allemand au smartphone et je le ratrappe sur la chaussée de la N5 , on traverse et ca y est nous voila dans les bois.  Je repars en courant sans m'arreter a un petit rythme régulier et quelques gouttes e font sentir. Puis soudain le ciel s'assombtit, le tonnerre gronde et els frondaisons ne me protegent plus de l'orage qui s'abat sur nos têtes. Je me félicite d'avoir opté pour la bonatti bien utile a ce moment pour gerer cette ondée et continue mi courant , mi pataugeant dans des flaques boueuses.
En sortie de Soignes on reprend un petit chemin de traverse pour rejoindre Waterloo , la pluie s'est calmée. Je suis quasi seul sur cette partie c'est assez bizarre.
Je ne loupe pas le virage a gauche qui m'avait fait  tort l'an passé et continue sur les petits chemins retrouvant d'autres concurrents. Je manque de m'étaler sur une racine dans un petit chemin et peste car mes orteils ont pris un méchant coup.
Banlieue de Waterloo, on continue sur des petits chemins détrempés, des flaques affleurant dans les champs d'herbe. Ici aussi l'orage a frappé…
Le ravito du 56 est niché a un carrefour , les tables sont presque vides mais il reste des tuc et de l'isostar , je suis sauvé...je récupère Michael , partit en trombe sur les 40 premiers qui accuse un peu le coup là tout de suite et se requinque avec une soupe.

Section 4 : 56 à 70

On repart ensemble en trottinant dans la descente , c'est pas super brillant mais on avance. La suite passe du côté de la Hulpe , je vais retrouver des terrains connus…   on enchaîne les drèves et les kms défilent doucement. Arrive une très longue montée qu'on négocie en marchant, j'ai mal aux quadriceps , bref c'est un peu le mode survie là.
La foret est sublime et on se croirait en automne avec ces odeurs de pluie partout. Les terrains sont par contre sacrément boueux par moments … On traverse le ring sous un pont et on emprunte un chemin qui longe la route (bizarre, a croire qu'il n'y a pas d'autre chemin?) et s'est transformé en bourbier assez infame, j'ai peur d'y laisser une chaussure… on marche dans la gadoue en ralant puis ca repart sur des terrains moins humides, en courant.
On longe la voie ferrée donc clairement on se rapproche de la chaussée de la hulpe et donc du dernier ravito!
Petit virage a droite on se retrouve a passer sous la voie ferrée et une côte que je connais pour la faire en VTT et voila le dernier ravito!
On se retape vite fait bien fait , une derniere gourde d'iso, un coca et je repars en marchant en finissant un verre d'isostar pendant que Michael se baffre des tucs.

Section finale 70 au finish

Là on traverse la route pour se retrouver en foret de Soignes sur des terrains que j'ai pratiqués a fond pendant des années. c'est marrant d'ailleurs de courir sur ces chemins a ce moment là car ces chemins que j'enchainais a 12 km/ h ou plus et là je me traine comme un escargot ("leo leo , l'escargot a sa coquille sur le dos "…). On se fait doubler par des concurrents plus veloces et plus frais , tant pis, cette fin de course est un peu difficile.
On retraverse la chaussée de la hulpe après ce detour dans les bois et on court sur le trottoir jusqu'a un feu pour remonter dans la foret. Nouveaux chemins, ca deroule, c'est sympa. AU detour d'un chemin on trouve un concurrent qui part dans le sens opposé, moment de confusion et je finis par lui prouver qu'on est bien dans la bonne direction. Il avait raté le précedent embranchement et pas vu la signaletique suivante. 
Ces derniers kilometre sont jolis et on se fait doubler par la deuxieme feminine qui est a fond et emmene quelques traileurs dans son sillage. On reste prudemment sur notre rythme paisible et après une derniere côte, arrive l'hippodrome, ca y est plus que cette ligne droite , un virage et c'est fait !
Accueil sur le toit de l'hippodrome pour la photo, le t shirt et la medaille.

Ecotrail bruxelles 2017
La traditionnelle photo de l'arrivée

Matos le retour d'expérience


  •  Au final je n'ai pas tenté de prendre une lampe plus legere que l'armytek car dans la foret de nuit , il fait hyper sombre.
  • Cuissard Kalenji: jamais vraiment testé sur du long j'ai apprécié de ne pas avoir d'irritation et le confort. En revanche pas ou peu d'effet compressif (mais il n'est pas vendu comme compressif).
  • Chaussures: au vu des trombes qui étaient tombées j'ai délaissé les hoka challenger ATR pour des Nike Wilhorse, qui ont plus de grip. Un bon choix mais mes orteils gauches ont mechamment morflé , je ne sais si c'est du aux chaussures ou a autre chose. Le grip des chaussures etait bien adapté pour ce type de course, meme dans les pentes un peu raides et boueuses (y a guere que les speed cross ou equivalent qui auraient pu faire mieux).
  • Veste Bonatti Salomon: rien a redire sur cette super veste , idéale en conditions très humides, de loin la meilleure protection que j'ai trouvé pour les averses. Le petit côté flex du tissu permet de la porter par dessus la race vest , un plus non négligeable
  • La garmin 230: la montre a encore fait du bon boulot, 19% de batterie restante a l'arrivée pour une trace proche du kilometrage annoncé

Alimentation:

Un épisode de RGO (reflux gastrique oesophagien…) a perturbé mes preparatifs , mais pas ma course heureusment. Du coup j'avais quand meme modifié quelque peu l'approche:
Pâtes de fruit Aptonia: j'ai pris un gout assez neutre ; poire, mais ca reste super sucré et renforcé en acerola parfait pour la vitamine C. le gout est correct et  j'en ai mangé 5 sur toute la course. j'aurai clairement pu ne prendre plus …
Sur les ravitos : isostar, coca et eau pour la boisson et bananes et tuc en complement.

Glop :

  • Les benevoles, comme toujours au top!
  • Le sens du parcours: plus sympa dans ce sens en fait , finir dans la forêt de Soignes est vraiment sympa
  • Les t shirts : cette année la couleur verte pour le t shirt d'accueil et fluo jaune pour le finisher .
  • l'ambiance: c'est une course, mais ca reste très bon enfant

Pas glop:


  • Le balisage : definitivement le carton rouge de cette année. 6 eme edition de la course, on s'attend a un balisage rodé . Mais au vu du nombre de personnes qui se sont perdues (notamment le premier qui a fait 2 kms gratuits de jardinage…). Je ne comprends pas le manque d'anticipation de l'organisation: la pluie était clairement annoncée, pourquoi ne pas avoir doublé le flechage au sol (marquage biodegradable ce qui est top mais pas du tout resistant) avec des rubalises ? Pas suffisamment de rubalises notamment pour les carrefours. Seule la seconde partie du parcours etait correctement balisée (celle sur laquelle courraient le plus de personnes en fait …)
  • Le depart conjoint RBB et individuels: il suffirait de laisser 30 minutes , voire 15 d'avance aux RBB pour eviter des situations pénibles ou tu cours dans un chemin étroit pressé par un vélo … dès le premier kilomètre c'etait la foire d'empoigne avec des velos sur les trottoirs , des trailers écartés ...
  • Les ravitos 1 et 3 : là c'etait carrement limite… surtout sur le premier ravito. Clair manque d'anticipation et  de stock…
  • Encore trop de déchets par terre, amis trailers, soyons plus responsables …
  • Le briefing: avec la fanfare en fond sonore c'etait pas vraiment audible...


Questions
·        Pourquoi fournir une medaille de finisher a tout le monde: ca finit au fond d'un tiroir et ca n'apporte que peu de choses…
·        Pourquoi y a t'il des velos avec des pneus lisses qui roulent sur ce genre d'epreuve? j'ai vu une RBB se ramasser , sans mal heureusement, dans un champ de maïs avec son velo de ville …
·        Pourquoi pas un code de bonne conduite pour eviter aux velos de gener les coureurs de l'individuel: on depasse a gauche en s'annoncant, pas comme un bourrin dans tous les sens ?

·        Faut il vraiment 2 t shirts pour une epreuve? c'est moyennement "eco" meme si c'est sympa… idem pour la médaille


Edit 
13 septembre 2017 : l'ecotrail de Bruxelles annonce un nouveau depart dans le quartier europeen , donc a quelques encablures de la foret (4 kms environ...). Et le balisage ? 

Quelle casquette pour la course a pied?


La casquette est un accessoire qui peut s'avérer indispensable pour aller courir quand il pleut et qu'on porte des lunettes ou lorsque le soleil tape fort et qu'on veut se protéger. Tour d'horizon de quelques possibilités, des avantages et inconvénients associés en fonction des modèles .
Lorsque vient la nuit et qu'on sort les frontales, le port d'une casquette peut etre moins confortable que le buff. Tout depend du modele . (mais le plus confortable est encore de mettre la visiere derriere pour ne pas gener l'eclairage).







Casquette running
De gauche a droite: la Nike Trail, Headsweats, Kalenji running,
BTwin

Casquette running Decathlon:

Clairement pas chere, ce petit modele est un modele passe partout très pratique au quotidien voire en course. La visiere est courte mais protège de la pluie et le peu de volume fait qu'on peut la glisser sous un casque de vélo pour se proteger de la pluie ou du soleil. Pas de souci pour adapter une lampe , ca tient bien en place et la casquette ne gêne pas. Encombrement faible on peut la glisser facilement dans le sac quand on ne s'en sert pas. La limite de ce modele c'est par grande chaleur, ca ne couvre pas suffisamment pour une protection optimale.Petit modele donc petit poids cette casquette fait a peine 48 grammes. 

Casquette velo

Encore un produit Decath / Btwin en ce qui me concerne mais on trouve plein de modeles sur le marché et le look retro ayant la côte on voit pas mal de traileurs fun affublés de ce type de couvre chef. Ca passe tres bien sous un casque, idem avec une lampe on est aussi a l'aise qu'avec un buff. Pour courir c'est ultra leger et respirant donc assez indiqué. En revanche la protection solaire est assez limitée et par grande chaleur ca devient vite limite. 

Casquette trucker

Autre modèle que l'on retrouve pas mal dans les pelotons, (de plus en plus en fait, mode oblige...) le modèle trucker est aéré , couvre largement le visage et peut etre pourvu d'une visiere plate ou courbe en fonction de vos gouts. On en trouve a tous les prix et dans tous les styles mais il vaut mieux privilegier un modele en polyester qui ne gardera pas l'eau (exit donc les casquettes de base ball en coton…) et qui offre une bonne ventilation. La large visière permet de bien se protéger du soleil (ou de la pluie) et ce, meme si les conditions sont tres chaudes.
Revers de la medaille ce modele peut etre moyennement confortable avec une lampe sur la tete , mais ça dépend vraiment du modele. Par ailleurs, si ces modeles ventielnt plutot correctement de per leur conception aéré, tous les modèles ne sont pas égaux. Idem pour la face avant, bien la choisir pour prendre un modèle qui soit léger et confortable... 
Comme j'aime bien le look de ces casquettes, j'ai testé 2 modèles :

Headsweat trucker (version sasquatch surfer)…

Marque americaine qui produit des couvre chefs destinés au sport (course à pied ou velo majoritairement), Headsweat propose des produits avec des looks tantot super classiques, tantôt bien décalés et le modèle que j'ai en fait partie.
Outre le look, on apprécie la maille ajourée du corps de la casquette qui promet une bonne évacuation de la chaleur et de l'humidité. Modèle à visière courbe on est plus sur une version classique du trucker, un peu moins trendy mais très confortable. Ce modèle protège bien en cas de grosse chaleur (testé notamment sur les 100 kms de Steenwerck sous un soleil de plomb…) et on peut porter une lampe sans que cela soit desagreable (modele Wizard 3 d'Armytek). Modele passe partout par excellence c'est le modele que j'utilise le plus quelques soient les conditions.


D'un point de vue poids ce modèle fait 75 grammes . 
Headsweats casquette running
la headsweats de face , on note le sasquatch ;) 




Nike Trail Aerobil cap :

Au détour d'une visite dans un shop de running, je suis tombé sur cette realisation de Nike . Visiere plate , strucure aérée , look très sympa , j'ai vite craqué. La visiere est large et protege bien, et la structure aérée "aerobill"  évacue correctement la chaleur. Particularité de ce modele le logo nike trail est réfléchissant ce qui augmente la sécurité le soir, un point a considérer. La taille de la casquette est un peu plus imposante que la plupart des modeles que j'utilise habituellement; mais ca ne se sent pas en course.  
Testée en course de nuit avec l’armytek wizard, le confort s’est révélé top, malgré le plus grand volume sur la face avant.
Le serrage est assuré par une sangle velcro qui permet un tres bon ajustement, ce qui peut être nécessaire les jours de grand vent notamment.  Testée intensivement cet été sur les chemins bretons et vendéens, j’ai adoré courir avec ce modèle de jour comme de nuit : confortable , qui augmente la visibilité de nuit et protège bien du soleil, on l’oublie vite même si ce modèle pourrait paraitre plus encombrant a priori qu’une headsweat par exemple. Pesée à 79 grammes elle est à peine plus encombrante que la Headsweat (difference peu significative). 

Une reserve cependant après une utilisation sur un trail long (Ecotrail Bruxelles 80 kms ), dont une bonne partie sous la pluie battante, la visiere a tendance a s'impregner d'eau et a sécher relativement lentement. Donc un modèle a privilegier pour les jours de soleil en fait ou l'entrainement. 

nike trail aerobil cap
Nike trail aerobil cap ... 



Au final :

CA c'était pour les truckers. Néanmoins a coté de ces modeles il existe aussi d'autres modeles plus legers et très adaptés à la course à pied. les modeles air logo de salomon ou Ciele Athletics (la go cap)
La casquette passe partout qui garantit une bonne protection est plutôt de type trucker a mon sens ; (mais si le soleil n’est pas si fort une petite casquette de running peut suffire) . La grande visiere assure une bonne protection notamment contre le soleil qui ne trouve pas son pareil dans les autres modèles. Idem pour la pluie le visage est mieux protégé. Seul ombre au tableau, c'est le confort avec une  lampe, qui peut s'avérer moyen, le choix du modèle peut s'avérer prépondérant dans ce cas (rien ne vaut un test in situ).L'idéal étant un modèle qui protège correctement du soleil (et de la pluie) et permette le port d'une lampe sans la sensations soit désagréable (a ce propos une sangle qui fait le tour de la tète plus une qui passe au sommet du crâne est plus confortable y compris et surtout avec une casquette.  Visière plate ou courbée , c'est plutôt une question de préférence personnelle et de "look", du moment que les matières "respirent" correctement…
Autre intérêt si la version est confortable, y compris avec une lampe, cela permet de ne pas avoir a switcher entre casquette et buff quand la nuit tombe.
On trouve plein de modèles truckers créés par les marques liées au trail : Buff, Ultimate Direction, Raidlight récemment, Boco Gear et bien sur Headsweats , après, c’est surtout une question de style, de couleurs et de budget.



Mon choix : 
Au quotidien la Headsweats reste la casquette la plus facile , elle convient bien pour l'entrainement. Je lui prefere cependant souvent la GO cap de Ciele (testée ici) qui est ultra legere et se lave très bien en machine (t'as deja essayé de laver une trucker en machine?). 
En course en revanche, c'est la Air logo (test ici) qui est dans le sac.  Idem s'il fait super chaud la air logo est a mon sens le meilleur produit du genre que j'ai essayé: protecteur et ultra leger avec en plus une excellente tenue en cas de rafale!

update 2022 




mardi 20 juin 2017

100 kms, de la préparation à la réalisation...

Après quelques jours de récupération, je reviens sur cette course qui a été mon premier 100 kilomètres sur route , couru dans des conditions météorologiques particulièrement éprouvantes : soleil de plomb ... 

Que retenir donc, après une petite récupération? 

le spécifique ca paye.... 


Finalement, sur l'ensemble des préparations de course que j'ai pu realiser, j'ai assez peu focalisé mon attention sur le spécifique, proportionnellement . Ainsi, courir a des vitesses assez lentes pendant longtemps n'est pas toujours ni plaisant, ni faisable pour la seance longue. cette fois je me suis bien calé des seances de 20/ 22 kms voire de 30 en semaine haute et j'ai couru plus que les années précédentes ou je faisais du velo, qui est certes utile pour faire du volume mais pas pour remplacer les seances de course a pied. Donc finalement avoir couru assez lentement, en regardant bien le cardio a l'entrainement m'a permis de répéter en course sur près de 11 heures ce pacing et ca, c'est une découverte... 

les séances dures ca fait progresser 

Le fractionné j'en mets quasi tout le temps dans mes préparations. la différence ici est que j'ai pas mal insisté sur les séance de fractionné long plus que sur des efforts intenses et courts type 30/30. en fait j'ai fait les 2, plutot court et intense en debut de preparation et plutot allongé en 2eme phase.  le souvenir de ces séances et l'effort fourni, m'a permis de continuer a courir quand j'etais fatigué sur le 100 Kms. Donc oui, faire des séances ou on a l'impression d'en baver, ca fait aussi progresser. 


L'alimentation en course peut etre faite d'autres choses que de barres et de gels energetiques hors de prix 

Après des années de gels liquides ou non et de barres hors de prix , j'ai voulu essayé de courir plus naturel et au final j'ai emmené des barres (4 barres vegan et 2 barres isostar ) et 2 gels en back up . 
apres 2 barres (quinoa/ cranberries) et quelques heures de course, j'ai voulu prendre une barre isostar, mais j'ai eu la nausée... j'ai fini du coup 2 gels et passé 50 bornes je n'avais plus de gels et je n'ai utilisé que des des bananes , et beaucoup de liquides divers et variés sur les ravitos (eau plate ou pétillante, solution glucosée et pas mal de coca). bilan: pas de coup de fringale ou de gros coup de mou , de l'energie tout le temps meme si une certaine lassitude s'installe après quelques kilomètres . le tout est de continuer a manger meme par petites quantités et de boire et encore boire. J'ignore combien de litres j'ai pu boire mais ca doit juste etre délirant en termes de quantités... mais totalement nécessaire vu la chaleur. 

Le soleil, il faut s'en protéger correctement... 

l'an passé sur le 80 kms de l'ecotrail de Bruxelles , la chaleur avait été assez forte également, j'avais négligé l'hydratation et j'avais 2 t shirts là ou un seul aurait largement suffi...bref, là je n'ai pas fait la meme erreur je suis parti en debardeur ultra light (salomon slab) et j'ai été très bien, sauf que le debardeur est tellemnt light que les rayons solaires passaient partiellement a travers car je me suis retrouvé avec un joli bronzage agricole... 
Big fail du jour , j'ai un peu zappé de mettre de la creme solaire partout sur les épaules et j'ai bien cramé... 
Par contre, j'avais bien anticipé le plan casquette/ lunettes de soleil, meme si c'est vraiment space de mettre des lunettes de kéké des bois a 6 heures du mat' alors que tu sors du lit et que le jour commence a poindre. tu ne regrettes pas du tout le choix, quand la lumiere est deja vive a 8 heures.. et encore moins en plein cagnard! 
le petit truc qui m'a sauvé, c'est le buff, trempé a chaque ravito quand il a commencé a faire chaud et mis sur la tete sous la casquette. ca degouline sur la tete et t'as un look bien naze, mais c'est efficace. 



Garder du jus

Ca peut paraitre idiot mais courir 100 kms c’est assez différent de courir une course de 20 ou 30 kms voire 50. Pourquoi ?, parce que quand on rentre « dans le dur « ,ce qui arrive immanquablement, il reste encore pas mal de kilomètres.
Sur cette itération, j’ai eu comme d’habitude un passage a vide après le 45 eme et là clairement j’ai cherché a ne pas forcer , j’ai même ralenti l’allure , le soleil tapant fort et je n’ai pensé qu’à une seule chose : avancer régulièrement tout en m’alimentant et en buvant encore et toujours.
Je me suis surpris a continuer a courir meme apres des dizaines de kilomètres, certes la vitesse avait décru mais j’étais encore capable de courir, en tous cas plus vite que sur des trails précédents ou j’avais fini complètement carbonisé et bien mal en point .
La gestion de course s’est donc avérée primordiale et ce plus particulièrement du fait des chaleurs importantes. Je me souviens de l’apres marathon vers le 50eme ou je subissais la chaleur et je me forçais a conserver un rythme permettant au cardio de ne pas s’emballer alors que certains de mes compagnons continuaient sur le meme rythme ou accéléraient. Certains ont arrêté prématurément et j’en ai repris d’autres sur les 20 derniers kilomètres.
En effet force est de constater que sur toute la course les dépassements globalement se sont fait assez rares et se sont en fait multipliés dans le dernier tour et de manière sensible après le 75eme kilomètre. Là où nombre de coureurs marchaient au moins par intermittence , j’ai réussi a maintenir un rythme de course certes lent mais en tous cas plus rapide ce qui m’a permis de reprendre 8 places sur cette fin de parcours, ce qui était plutôt jouissif ! Moralité, passé le 75eme si tu peux encore courir c’est tout bon… mais c’est là toute la difficulté de se réfréner quand on part et qu’on est très frais , plein de glycogène et pas encore endolori car les kilomètres lents des premiers tours permettront de sauvegarder l’énergie nécessaire pour continuer a avancer sur les 20 derniers kilomètres.

Courir sans musique n’est pas une hérésie

Pour la première fois j’ai fait une course longue sans musique par choix. J’avais mon crypto dans la poche mais je ne l’ai pas du tout utilisé. En fait sous le soleil , je n’avais pas spécialement envie d’écouter de musique et surtout je ne voulais pas me priver des conversations des gens autour de moi ou des encouragements dans les rues ou aux ravitos. Donc au final , je me dis que ne pas prendre de MP3 pour une course longue n’est pas forcément un problème d’autant que ca m’a permis d’etre pleinement conscient du cardio , du pacing et de mes efforts, ce qui m’a probablement aidé a bien finir .
Au final pas de regret de ne pas avoir écouté de musique ça ne m’a pas du tout manqué. Note pour le futur, ça peut faire ça de moins a transporter le cas échéant ;).


On a aimé 

  • Les rencontres et parler avec des tas de personnes pendant des heures , comme en trail c'est sympa et ca fait passer le temps
  • Saluer des tas d'inconnu(e)s sur le chemin en leur souhaitant bon courage 




On a moins aimé 


  • les gobelets et autres déchets qui jonchent le sol... oui c'est une course sur route mais il y a des poubelles aux ravitos , voire dans la rue ! par ailleurs au vu du nombre de gobelets éparpillés , la solution de faire courir tout le monde avec un gobelet réutilisable pourrait être une bonne idée et véhiculer une image un peu plus éco. 






vendredi 26 mai 2017

Les 100 kms de Steenwerck, mon premier cent bornes ...

Devenir cent bornard est souvent un objectif à part entière dans une carrière de coureur. Après avoir couru quelques trails de 80 kms et plus l'idée saugrenue de tenter la distance mythique sur l'asphalte m'est venue et après quelques recherches et hasards du calendrier j'ai jeté mon dévolu sur l'une des plus vieilles courses de l'hexagone : les 100 kms à pied de Steenwerck qui fêtaient cette année 42  éditions ! 
La dernière semaine de préparation laissait comme bien souvent place au doute , quelques douleurs par ci par là, un peu de stress et des prévisions méteo qui annonçaient un temps chaud et sec ... 
Après 3 trains et quelques sueurs froides pour trouver un train a destination de Lille (en même temps une veille d'ascension, c'est moyennement malin de ne pas avoir réservé...), j'arrive à Steenwerck. on est immédiatement dans le bain car depuis le train je voyais déjà des colonnes de coureurs partis sur l'épreuve du tour d'un soir ou sur la version open de la course (qui permet de finir l'épreuve des 100 kms en 24h ce qui ouvre la possibilité a de nombreuses personnes de tous âges et conditions de se lancer dans l'aventure).  
L'ambiance est bon enfant et je fais directement un arrêt au poste de pointage de la gare pour demander mon chemin et marcher jusqu'au centre névralgique de la course qui se trouve au centre ville. l'occasion de reperer un morceau du parcours et d'apprécier les fameuses montées sur les ponts qui jalonnent le parcours , ca monte bien et ca risque de faire mal après quelques kilomètres. Sinon pour le reste ca a l'air d'être très plat et ...bitumeux !
J'arrive dans la hall des sports du village pour récupérer mon dossard et essayer de trouver les lits mis a disposition. 
je suis un peu fatigué et j'ai hâte de m'étendre. Nous sommes 6 dans la salle de repos qui jouxte la halle de sport et les bandas qui jouent dehors n'aident pas a fermer l'oeil , j'aurais dû prendre des boules quiès...Derniers préparatifs, j'ai juste envie d'y aller mais il reste encore quelques heures de sommeil qui se feront rares car même au beau milieu de la nuit il y a des gens qui crient et on entend des encouragements de coureurs qui passent, je dors peu et à 4 heures je suis bien réveillé... 4H15 ca commence a bouger et les gens se réveillent doucement pour s'habiller . 

Du fait des conditions annoncées particulièrement chaudes (26° au bas mot ...) , j'ai pris une option super light: débardeur Slab ultra léger, cuissard compressif et short léger, casquette et t shirt et un buff et pour gerer le froid matinal (relatif il fait deja 13° a 5 heures du mat'...) j'ai enfilé des manchettes et mon gilet sans manches . Je flippe un peu pour mes pieds et m'enduis copieusement de Nok avant d'enfiler mes Injinji
je n'ai vraiment pas faim mais je me force a manger une demi banane au ravito avec une infusion. 
Je dépose mon sac à la consigne , ajuste le sac et les gourdes et me colle sur une chaise pour attendre le briefing. 5 minutes de briefing c'est court , concis et efficace. 
Tous les coureurs partent en convoi jusqu'au kilometre zero non sans avoir déposé son bulletin de participation dans l'urne (qui sert aussi de confirmation de participation) et on procède à un tirage au sort sur la ligne de depart pour une inscription au marathon de Lausanne. ca semble un peu incongru à cette heure matinale et il est bientôt temps de partir. 
Petit décompte à la bonne franquette et c'est parti pour une boucle de 7, 5 kilomètres dans le village pour étirer le peloton qui n'est pas particulièrement massif puisque nous sommes environ 60 à nous élancer pour la "course du matin" (par opposition à la course open), le premier sur la ligne de départ est un coureur non voyant encadré par  3 vélos, impressionnant. petite particularité , un des concurrents vient en fait de terminer une heure avant son premier 100 kms (il a fait la version open) et rempile sur la course du matin... 

un début tranquille ...

je pars tranquillement mais finalement plus vite que ce qui est prévu puisque je suis à 5 minutes 38 au kilomètre sur les 2 premiers kilomètres , j'essaye de me réfréner mais en même temps il fait bon, les jambes répondent bien et les températures annoncées plus tard me forceront certainement à lever le pied. 
petit AFK bio dans le fossé quelques temps plus tard , on passe dans des petites routes au milieu des champs et des fermes locales pour reboucler sur le village lui même et bientôt on en fini avec le tracé bleu qui rejoint enfin la ligne rouge qui démarque la première boucle du parcours (la deuxième étant rouge). je cours avec Philippe et nous discutons tranquillement tout en courant aux alentours de 5 minutes 50/ 6 minutes ce qui me correspond tout à fait. 
Côté stratégie de course j'ai décidé de courir un peu plus vite sur les premières heures pour profiter de la relative fraîcheur mais sans me cramer ce qui peut être difficile à mettre en oeuvre mais je garde les yeux rivés sur le cardio pour ne pas m'emballer  et ne pas dépasser les 157 bpm... ce qui arrive cependant dans les montées sur les ponts. 
On croise tout le temps des personnes engagées sur la course open partie la veille donc les gens sont dans des situations diverses, certaines comme nous sont sur leur première boucle, d'autres viennent d'engager leur 2eme voire troisieme boucle. pour cette première section j'ai prévu de ne m'arrêter qu'au 25 eme kilometre au ravito de la croix du bac. Manifestement il y a des stratégies de course particulières sur 100 kms car certaines personnes courent sans rien (pas de gourde ou de gels) et gèrent avec les ravitos ou leur accompagnateur à vélo, cela me surprend mais ca a l'air de marcher et la personne qui finira premiere feminine nous dépasse , sans accompagnateur, bouteille d'eau ou sac , impressionnante!
Fin de la première boucle, nous repassons à la salle de sport. on entre par une porte pour longer la table du ravito puis on ressort par une autre porte. Quand on fini la boucle rouge on enchaîne avec la jaune et ainsi de suite. La fin de cette premiere boucle bleue/ rouge nous amène au kilomètre 21,7 et le chrono indique 2H08 je suis tranquille , pas d'arrêt au stand je poursuis sur la boucle jaune. Quelques pavés  puis les rues du village et bientôt on retrouve la ligne bleue pour quelques kilomètres conjoints avec la ligne jaune. on poursuit avec Philippe sur notre rythme tranquille mais déjà la température commence à grimper , je continue a m'alimenter régulièrement et à boire à fond pour ne pas entamer mon capital hydrique de trop et je grappille un ou deux verres dans ravitos ou je n'avais pas prévu de m'arreter mais qu'importe il faut boire pour tenir ... la deuxieme boucle est un peu plus sinueuse et me semble plus agréable mais c'est probablement psychologique? Philippe fait une pose quelques kilometres avant la fin de la boucle jaune pour récuperer son fils a velo puis me ratrappe et on continue ensemble sous un soleil de plomb et une chaleur déjà écrasante. on croise Lydie que l'on reconnait au son des pastilles de sel qui l'accompagnent comme des maracas et on poursuit ensemble notre progression .

Deuxième boucle ... 

Fin de la première boucle on repasse par la salle on en est à 3H43 de course pour 37 ,14 kilomètres, tout va bien capt'ain! pas d'arrêt j'enchaîne directement sur la boucle rouge Philippe me rattrape a nouveau et on reprend notre progression. Arrive la gare de Steenwerck qui va constituer mon deuxieme arrêt au stand, je mange de la banane et bois plusieurs verres, j'ai chaud et commence à m'asperger d'eau , mon buff est trempé et je le place sur mon crane pour me maintenir au frais , une technique répétée sur tous les prochains arrêts. on arrive sur la fin de la boucle rouge et ca y est on depasse la marque des 50 premiers kilomètres. Philippe a branché son enceinte MP3 et on court en musique! Johny Hallyday nous pète un petit "allumer le feu" qui me semble de circonstances , je souris et repars de plus belle.  Mon estomac me fait  bientôt comprendre que les barres Isostar ne passent pas et je vais passer uniquement sur un régime banane, solution glucosée, coca, eau gazeuse et eau plate dans les gourdes pour le restant de la course (avec quelques tuc quand même) . Déjà la chaleur qui nous abruti commence a faire des ravages, des participants partis plus rapidement que nous sont en train de marcher et pour certains la souffrance est visible. ma vitesse reste stable mais mon cardio est monté sensiblement puisque je suis à 160/161 tout le temps, ce soleil est vraiment implacable... d'ailleurs dans la montée à 3 kilomètres de l'arrivée je marche pour préserver mes forces, ca y est je suis clairement en mode survie ... j'ai rattrapé Lydie qui nous avait déposé quelques temps plus tôt , elle semble en proie à des douleurs du dos et va d'ailleurs s'arrêter pour ne pas empirer les choses (sciatique).

Dernière boucle , dernier rush!


Fin de la deuxième boucle je suis tout seul et on approche la marque des 70 kilomètres , je m'arrête boire quelques verres et grignoter au stand pour repartir sur la dernière boucle, je recroise Lydie qui à l'air mal en point puis Philippe qui s'est encore changé ;) et continue sa progression accompagné par son fiston à velo, on se tape dans la main en se disant que la prochaine fois qu'on se verra ce sera à l'arrivée ... je poursuis sur mon petit rythme tranquille et la chaleur a encore augmenté d'un cran. je m'arrête maintenant à chaque ravito pour m'asperger copieusement d'eau mais il fait tellement chaud que ca suffit a peine... bonne montée avant la gare je marche et vois plusieurs concurrents devant à quelques dizaines de metres , l'allure s'est ralentie... je marche dans cette montée et relance en haut de la côte mais 2 autres concurrent s continuent a marcher, je dépasse sans forcer . Arrêt au stand je suis avec la deuxieme féminine et repars en marchant, moyennement vaillant. je joue à l'accordéon avec les concurrent s que j'ai dépassés qui sont repartis plus vite on se ratrappe mutuellement dans un jeu de chassé croisé , les ultras c'est aussi ca. J'arrive encore a courir , pas forcement très rapidement mais en tous cas je cours entre mes arrêts aux ravitos car oui à ce stade je m'arrête a tous les ravitos, j'ai donc reduit le poids de mon sac avec une seule flasque d'eau remplie et je bois au ravito et m'asperge d'eau. Je termine enfin cette boucle rouge et rentre dans la salle des sports, il est 15H02 et je viens de faire 84,56 kilometres et j'arrive toujours a courir, chose fort appréciable. je repars sur cette derniere boucle jaune en marchant sur les pavés  et quand arrive le bitume je cours. Mes chaussures collent au bitume qui fond par endroit il fait tres chaud et je sens que j'ai un peu zappé le coté creme solaire , je suis certainement en train de bruler , ca va etre gai le coup de soleil facon marcel... ravito de la croix du bac je m'arrete , me ravitaille et remercie les bénévoles au top, puis repars , un dernier coup de yoyo avec la deuxieme féminine puis je depasse et ne m'arrête plus , c'est la dernière boucle je vais jusqu'au bout ... je remonte encore des concurrents en puisant dans mes reserves , j'ai encore des forces , j'hallucine. je fais un dernier arrêt au stand au froid nid il reste moins de 7 kilometres mon objectif de finir en deçà des 11 heures semble à portée , je jubile... je repars en courant et me surprend a augmenter mon allure , je me refrène pour éviter une surchauffe qui pourrait s'avérer pénalisante , si près du but... je serre les dents et j'envoie ce qui me reste de forces , le cardio grimpe aux alentours de 165 mais ca passe, je bois a ma gourde et m'accroche. 
Derniere montée je marche en regardant par dessus mon épaule, personne à l'horizon... dernière descente je suis à 2 kilomètres de l'arrivée , je continue. Ca y est je rentre dans Steenwerck, ca défile je force l'allure . les rues défilent et voici l'église , je contourne et me lance dans les derniers mètres pour franchir la ligne d'arrivée en 10H51 30 " . Objectif rempli! 
Cerise sur le gateau je suis 13ème de la course ce qui me fait halluciner, mais les conditions éprouvantes ont manifestement fait des ravages... Merci Lydie pour les photos ! 

steenwerck 100
une orange c'est top à l'arrivée! 

steenwerck 100
bon j'ai l'air d'être bien décalqué quand même...


Après une restauration de fruits et de coca/ eau je prends une douche et fais la queue pour un massage et assiste à l'arrivée de Philippe. on se congratule mutuellement et je pars me faire masser (trop bien!, merci à la sympathique bénévole qui m'a aidé à récupérer plus vite!). 
Puis c'est l'heure de rentrer , un tout grand merci à la dame qui nous a amené à la gare de bailleul pour prendre le train! 


Glop 

- L'organisation, 42 editions clairement ca fait la différence .. la machine est bien huilée , c'est du super pro 
- les rencontres , j'ai parlé avec des gens super sympas et partagé des bouts de route à la cool comme en trail en fait !
- les ravitos au top!
- les bénévoles aux petits oignons , clairement l'une des meilleures équipes que j'ai pu voir à l'oeuvre
- les massages, je n'avais jamais testé mais c'est vraiment pas mal pour évacuer les toxines... 

Moins glop

pas facile de trouver des points négatifs , mais si, le côté écolo manque dans cette manifestation... donc amis organisateurs , une suggestion, pourquoi ne pas demander aux gens de courir avec un gobelet réutilisable comme sur de nombreux trails ? car malgré les poubelles omniprésentes il y avait des gobelets partout , sans compter les gels et autres ordures... 


Matos :

- Slip décathlon
- Cuissard de compression nike pro version été 
- short salomon trail 
- manchettes btwin
- gilet north face ultra leger
- debardeur Slab Salomon 
- Chaussettes injinji
- manchettes de compression Booster BV Sports 
- Chaussures Hoka One One Challenger 
- GPS GArmin Forerunner 230 (qui a tenu sans problème toute la course en finissant à 16% de batterie!)
- Buff Anton Krupicka
- Casquette Headsweats surfing Yeti 
- MP3 player Crypto mais pas du tout utilisé ... 
- lunettes de soleil photochromiques Orao 700
- Race vest Salomon Slab Adv 5



Note pour le futur:
Si c'était a refaire,

  • Emporter un masque et des boules quiès pour dormir plus tranquillement 
  • reserver le billet de train a l'avance pour eviter le rush de la veille d'un jour férié ... 
  • Bien tartiner la creme solaire , surtout sur les épaules 
  • S'arreter plus souvent plus tôt mais pas longtemps et courir plus leger (moins de liquide et de nourriture)
  • ne pas tenter les barres s'il fait super chaud 

jeudi 18 mai 2017

objectif les 100 kms de Steenwerck!


Point de vue à quelques semaines de l'échéance…
Après avoir testé la longue distance sur des parcours de trail ou de course nature j'ai eu l'idée un peu saugrenue de revenir tester le bitume sur du long. Forcément pour un tel parcours on pense Millau et ses 100 kms mais le calendrier regorge en fait d'alternatives un peu partout en France ou ailleurs (puisque je réside en Belgique).
Au final, après étude du calendrier, j'ai jeté mon dévolu sur le 100 kms de Steenwerck en version course de jour.
Cette course est une des doyennes de l'ultra en France et a recemment fêté sa 40 eme edition en 2016 (elle est courue depuis 1976!). Elle présente la particularité de s'ouvrir à un très large public de par la programmation de 2 courses longue distance en parallele. Elle presente l'avantage d'etre près de chez moi, car je n'envisage pas de faire des centaines de kms pour une course en général notamment pour des raisons logistiques et écologiques...
La course la plus plébiscitée, est la version open qui part a 19 heures le mercredi soir et permet de réaliser le parcours en un temps pouvant aller jusque 24 heures. c'est la course qui a le plus de succès et comprend des profils de sportifs très différents du randonneur au coureur d'ultra.
La deuxième version est la version course et part le jeudi matin à 6H00 (arg …) pour un temps maximum limite de 13 heures.
J'ai choisi de m'aligner sur la version course pour plusieurs raisons . D'abord la possibilité de courir de jour , je n'avais que moyennement envie de refaire une  course de nuit et de subir une nuit blanche (quand on a des enfants c'est un peu dur a gerer derriere…) , même si je m'entraîne très régulièrement à la frontale. Par ailleurs un départ à 19 heures m'obligeait a etre sur place en avance et a devoir prendre congé pour etre dans les temps . Autre facteur de choix le nombre de participants. La version open attire beaucoup plus de monde que la version course et comme j'aime les comités restreints et l'ambiance un peu intimiste la version course me semblait plus indiquée. (là on en etait a un peu moins de 50 inscrits…)
Autre particularité de cette course le coût d'inscription (30 €) reste très démocratique. c'est suffisamment rare pour être noté (et apprécié). Le t shirt de finisher reste un t shirt en coton edit post course : et non le t hsirt recu cette année est un t shirt technique jaune fluo ; et on recoit egalement un ecusson de finisher. Ca donne un côté un peu "old school" plutôt sympa.

Parcours:

Cette course est principalement basée sur 2 boucles a parcourir 3 fois pour atteindre les 100 kms. En fait la premiere boucle est incomplète puisque on y ajoute 7 kms de parcours de depart pour arriver au final très exactement a 100 kms.
Le parcours est relativement plat puisque les boucles annoncent un denivelé positif de 80 metres environ pour 15 kms, neanmoins chaque boucle comporte 2 passages sur des ponts au dessus des voies ferrées qui peuvent s'avérer piégeux (d'autant qu'on le fait 12 fois …) . Le terrain est principalement du bitume avec quelques passages sur du chemin.
De facto s'il n'y a pas de difficulté majeure technique, la vraie difficulté sera dans la gestion de l'allure pour ne pas partir trop vite et se retrouver carbonisé pour finir a l'arrache, un grand classique de la maison ;) .  Pour ma part ce sera le gros challenge car je n'ai pas recouru de marathon depuis 6 ans et en trail la gestion de  l'allure se fait beaucoup par rapport au parcours. Un parcours très plat implique une gestion de course dès le départ , un nouveau défi en somme. Mais ca sera certainement un très bon entrainement pour la gestion du pacing qui s'avere critique en ultra que ce soit sur route ou en trail.


Ravitos

Pour les ravitos le parcours étant assez ramassé (2 boucles de 15 kms a parcourir 3 fois) les ravitos sont placés stratégiquement tout au long du parcours. l'avantage est de ne pas avoir de risque majeur de manque d'eau comme sur un ultra trail où la gestion du ravito est souvent cruciale. Par contre c'est aussi un piege car trop de ravitos c'est aussi beaucoup d'arrêts potentiels et du coup du temps perdu ...le tout est donc de trouver le juste équilibre.
Les ravitos ont du coca de l'eau et differents trucs a grignoter. Pas de boisson energetique mais une solution de glucose anhydre , a tester !
Petite nouveauté pour moi j'ai envie de le faire  sans utiliser de gels , je teste les figues seches depuis un moment et ca marche plutot bien donc on va voir sur du long avec les bananes et les barres (avec 2 gels en back up )…
Les ravitos sont répartis entre 5 postes espacés sur le parcours.



On passe 2 fois par tour par la salle des sports …

Training

Pour l'entraînement j'ai dû changer un certain nombre de paramètres en programmant des sorties longues sur le bitume , un truc que je ne fais quasiment jamais , préférant la solitude des bois. Mais pour résister sur un 100 kms routier ca me semblait nécessaire. j'ai aussi recommencé les seances de fractionné long a base de Fartleck plutot que du 30/30 , un peu moins structuré mais tout aussi exigeant au final, ces seances me fatiguent bien :). A voir si ca change quelque chose? En tous cas mon Garmin a affiché des valeurs de VMA supérieures a ce qu'elles étaient précedemment.



Matos

Fidèle à mon habitude j'ai décidé de faire cette course en solo sans assistance, car oui, l'assistance est possible sur cette course on peut se faire accompagner à vélo (comme sur pas mal de 100 kms)… perso je vais donc le faire avec un sac a dos et la gestion habituelle en solo qu'on connaît sur les courses de trail. A voir si ca fonctionne. Un support a velo en tous cas c'est plutot top quand on en beneficie: moins de poids a porter et la possibilité d'avoir plus de choses sous la main notamment au niveau vetements … meme si je trouve que ca change un peu la donne entre les concurrents qui beneficient d'un tel support vs les autres.

Logistique :

A priori on peut dormir sur place sur un lit de camp a proximité de la course, ce qui m'arrange bien pour être a pied d'oeuvre a temps sans se presser de trop.
Par ailleurs la gare est proche et accessible a pied, mais le 25 mai etant ferié la gare de steenwerck est peu utilisée (lui préferer Bailleul a quelques kilometres)


Les 3 dernieres semaines …

Partir sur un plan d'entrainement de  5 mois c'est long , tres long même et ca laisse le temps a pas mal de surprise. Pour un 100 kms et pour une premiere sur la distance et sans avoir couru de marathon depuis 6 ans cela me semblait necessaire.
Après moult kilomètres, des sections entières d'asphalte que j'avais largement dédaignées ces dernieres années, des litres d'eau , de la sueur, de la boue, de la pluie , ca y est j'arrive au bout de LA Semaine qui constitue le coeur de cette préparation. Bilan 130 kilomètres environ dont plus d'une centaine en course à pied , le tout en 6 jours. Pas d'euphorie particulière, pas d'autosatisfaction démesurée , je me sens fatigué et j'ai les jambes douloureuses mais je suis heureux d'avoir couru tout ca et prêt à remettre le couvert.
A part l'asphalte j'ai aussi essayé d'intégrer de longues séances de running pur, sans marcher comme en trail, à une allure cible proche de l'allure de course souhaitée, les yeux rivés sur le cardio et sans m'arrêter. Du pacing donc, car sur un terrain plus plat la gestion de l'allure reste une des clés. Et courir sans s'arreter pendant 3 heures a l'entrainement c'est un peu différent. On fait plus attention a l'allure dès le départ en pensant aux kilomètres précédemment parcourus les jours précédents et ceux à réaliser les jours suivants donc de facto on court plus à l'économie…


S-1. 

Là je viens de finir la derniere semaine avec un kilometrage relativement important (environ 85 kilometres) avec un dernier enchainement de 3 jours a 20 kilometres ou plus. Les 2 jours de repos consécutifs m'ont en fait permis de m'apercevoir que j'étais assez fatigué et qu'il fallait donc prendre le temps de digérer tous ces kilometres et récupérer suffisamment pour encaisser la suite. Derniere semaine de la phase de prepa c'est toujorus difficile car on a envie de courir mais le kilometrage diminue sensiblement , ca fait penser a une phase de sevrage donc c'est un peu dur a supporter…