dimanche 8 octobre 2017

Agptek A26 VS Ipod Shuffle ou Nano pour courir?

Quel remplaçant pour l'Ipod shuffle ou l'Ipod Nano?
On s'y attendait un peu, mais la décision d'Apple d'arreter l'ipod, (si on met a part l'ipod touch qui demeure toujours au catalogue) a fini par tomber cet été.

Cupertino a donc décidé d'enterrer un de ses produits phares qui avait amené de nombreux utilisateurs (dont votre humble serviteur) à utiliser des produits pommés (pas paumés hein..;). 
Exit donc l'ipod nano et l'ipod shuffle, qui étaient des choix de prédilection des runners pour courir en musique. Moi j'aurai bien aimé qu'Apple continue à développer un ipod pour les runners ... 
Quelles sont donc aujourd'hui les alternatives possibles à l'ipod? Les produits chinois vendus a bas prix, peuvent ils rivaliser avec les petits lecteurs alu qui ont fait le succès d'apple?

Par ailleurs on peut aujourd'hui s'interroger sur l'utilisation d'un lecteur MP3 , car nombre de runners courent avec un smartphone. Mais perso, je préfère courir sans téléphone et avec le moins de poids possible donc pour courir sans sac a dos je n'ai pas envie de me trainer un iphone sur un brassard ou dans le short …
Après le crypto M 1500 testé ici , j'ai jeté mon dévolu sur un autre opérateur du marché, le modèle A26 d'Agptek (constructeur chinois). Pourquoi ce choix a priori ?
D'abord pour le prix , les Ipods avaient ceci en commun avec tous les produits apple d'être plutôt chers comparativement à leurs concurrents. Le marché du MP3 est aujourd'hui très compétitif et on trouve des lecteurs aux alentours de  25€. j'adorais le concept du shuffle de par son poids mais celui ci, outre son prix que je trouvais prohibitif, présentait des inconvénients: pas d'écran, même OLED, capacité limitée à 2 GO (ce qui est vraiment léger…) et le chargement doit se faire via le port du casque ce qui oblige a brancher / débrancher le casque , une source de dysfonctionnement (faux contacts …).

L'A26 résout ces problèmes et propose en plus une autonomie de 30 heures (à voir mais impressionnant sur le papier!), et une fonctionnalité utile pour l'entrainement au quotidien; la possibilité de brancher un casque en bluetooth, une fonction qu'on trouvait sur le nano. Autre point pour les consommateurs d'espace, le A26 a un port micro SD permettant d'augmenter jusque 64 GO supplémentaires la capacité du lecteur, mais 8 GO c'est déjà pas mal pour caser la musique de course…

Dans la boîte:

Dans la rubrique unboxing, je voudrai...le A26. pas de surprise majeure, le package est simple et fonctionnel, le lecteur correctement protégé dans un écrin de plastique et carton. Outre le lecteur lui même, un câble de recharge/ transmission des données , un étui en silicone et un casque (anecdotique on va dire)
D'ailleurs , un petit coup de gueule en passant, pourquoi fournir un casque pourri que de toute façon on va devoir remplacer? Autant ne rien mettre du tout et laisser la possibilité a tout un chacun de choisir son casque.
Le câble est correct  et le standard mini usb très répandu fait qu'on aura moins de difficulté pour le recharger

Presentation

De petites dimensions, le A26 annonce un poids tout à fait honorable de 23 grammes . C'est tout à fait adapté pour le running, car le poids reste l'une des caractéristiques majeures sur ce type d'appareil. Avec la housse, je l'ai finalement pesé à 29 grammes.
Pas d'écran couleur on peut donc oublier les photos et autres vidéos, mais en même temps quand on court on ne regarde pas son écran. En revanche, le A 26 est pourvu d' un écran OLED de belle facture qui permet d'afficher le titre des morceaux et autres infos des listes de lectures/ dossiers.

La prise casque est positionnée sur le dessus à côté de la prise d'alimentation.
Coté encombrement c'est un peu plus épais que le M500 et a fortiori qu'un shuffle mais ca reste très raisonnable, on n'a jamais l'impression d'avoir un gros bloc dans la poche ou accroché au short.
La pince est en plastique et fonctionnelle et permet de clipser le lecteur au short ou a une veste. 
L'aspect plastoc du lecteur lui donne un air un peu cheap, presque gagdet c'est certain mais vu le prix, c'est assez logique. On n'est pas dans de l'objet design mais dans un domaine fonctionnel.

Agptek A26
de haut en bas l'ipod nano 6eme generation, le crypto MP 1500 et l'Agptek A26 
Agptek A26
l'ipod etait vraiment fin ... snif 



Agptek A26
ecran oled du A26

le bouton marche / arrêt 

le controle du volume sonore 

vue de dessus on remarque le port pour le casque et la prise mini usb 

le clip: un vrai plus pour ce petit lecteur 



Les boutons sont des boutons poussoirs simples avec le volume sur la tranche gauche , la selection , le play et le menu sur la partie centrale et un bouton on/ off sur la tranche droite.

Firmware et interface

Utilisateur de Mac j'avais bien aimé l'interface facile du Cryptos avec mon mac: on crée une liste de lecture en 2 coups de cuillère a pot. Qu'en est il du petit A26? Après chargement le A26 est reconnu dans le finder directement comme un disque externe ou une clé usb. Pour le chargement j'ai créé des sous dossiers et fait un glisser déposer depuis Itunes et … ca marche!
Au passage, petite surprise, il y a un morceau pré chargé dans la racine et c'est du Richard Clederman …
Au final, rien a dire sur ce point le A 26 fonctionne sous mac et c'est tant mieux.

Par contre là ou ca se gate c'est au niveau de la navigation dans les menus et sous menus, l'expérience est moins fun et le systeme montre clairement ses limites par rapport à l'ergonomie que l'on peut trouver dans un ipod. On patauge et on clique sur différents boutons pas toujours super réactifs avant de pouvoir trouver le bon. En même temps cette limitation est relative car en courant on ne change pas ou peu de track list.

Autonomie/ rechargement

Pour le rechargement on utilise un cable USB fourni et le cycle de recharge complet se fait en 2h30 sur prise USB. Le port de chargement est placé juste a coté de la prise casque sur le haut du module, rien de notoire.
Petite info a considérer pour ce genre de lecteurs, pour des sorties longues ou très longues, l'autonomie annoncée est de 30 heures ce qui est énorme.

Et le son dans tout ca: petit mais costaud

Testé avec un casque filaire et un casque blue tooth, ce petit lecteur étonne par la puissance du son. Petit mais costaud . Pas de saturation particulière constatée à un volume d'écoute normal, avec différents types de musiques,  le son est clair et au moins aussi bon que mon ancien nano voire meilleur, sur les basses notamment.
Au final une très bonne surprise sur ce point quelque soit le type de musique. Après, soyons clairs, un mélomane le trouvera probablement trop limité mais ce n'est pas pour ça qu'il a été créé.

Bluetooth

La dent bleue a encore frappé et ce petit lecteur a l'avantage d'être compatible avec le BT 4.0 , autorisant des footings sans fils, ce qui peut être plutôt confort. Testé avec un casque low cost (S5 vendu a 12,50 sur amazon.fr, voir ci dessous) l'appairage s'est rapidement effectué et j'ai écouté mes morceaux très facilement. Le S5 reste enregistré donc on n'a pas besoin de ré appairer a chaque sortie.
Une note au passage lorsqu'on est en BT on n'a plus accès aux folders du coup on a tout le contenu en lecture… a prendre en considération si on veut une playlist particulière.
LE bluetooth ce n'est pas forcement une fonction obligatoire sur un lecteur mp3 de running mais c'est rudement pratique et agréable en fait :)

Conclusion:

Pour un prix très serré , Agptek propose un petit lecteur léger et peu encombrant avec un son de bonne facture qui est parfait pour les séances de running, même très longues. Adapté au quotidien pour une utilisation nomade, ce petit lecteur n'a rien à envier aux autres lecteurs, si ce n'est une interface dont l'ergonomie laisse quand même à désirer. Compatible Mac/ PC c'est un chouette produit à prix canon.
Le seul vrai avantage qu'avait Apple du coup, c'est itunes et l'integration des listes de lecture dans une interface simple et bien construite, qui rendaient l'expérience client agréable. Du coup, je trouve que le surcoût occasionné à l'achat d'un ipod ne se justifiait que peu...Le  A26 représente ce qu'aurait pu etre un mix réussi entre un shuffle et un nano , à ceci près que le packaging plastique est quand meme moins attractif que la robe aluminium des shuffle/ nanos et moins durable.
En résumé ce petit lecteur sera parfait pour courir quand on n'a pas à changer de liste de lecture toutes les 2 minutes…

Du côté des compétiteurs:

Amazon regorge de lecteurs mp3 à petits prix et on trouve des copy cats de shuffle ou de nano. En revanche tous les produits ne bénéficient pas de retours clients très amènes. Le sandsik clip sport , qui semble être le compétiteur assez similaire et qui a de bons retours de tests, a en revanche, un prix beaucoup plus élevé (45 €).
Le A26 en quelques mots:
Pros:

  • Le prix : très compétitif
  • l'ensemble (poids, encombrement, bluetooth, autonomie…) qui est bien adapté au running en musique
  • Le BT
  • l'autonomie
  • la pince: un must have à mon sens pour ce type de lecteur: clipé sur le short ou le sac

Cons:

  • Le firmware , pas franchement ergonomique , LE point faible de ce lecteur
  • Support / mode d'emploi trop léger
  • l'aspect plastique cheap
  • Le casque fourni (on s'en passerait et la planète aussi)


Si l'ipod ideal n'existe pas l'Agptek A 26 s'en approche ;) 

Test bonus: le S5 de DXCEW
J'avais deja un casque bluetooth mais plutot cher de chez Yubuds (JBL) qui fonctionne bien avec l'iphone et permet d'écouter de la musique dans les transports en commun facilement et sans fils. Pour aller courir j'ai préféré tester un modele bien moins cher car la pluie, la boue ou les chocs peuvent vite abimer ou casser un casque …
Certes, pour ce prix, le modele obtenu fait assez plastoc mais la qualité de son est assez surprenante, il est même très bon pour aller courir en musique.
Le principe de boucle permet de maintenir le casque en place quand on bouge et on ne le sent pas plus qu'un autre casque ce qui est fort appréciable.
Comme tout casque BT le gros avantage reste l'encombrement minimisé du fait du peu de fils , la longueur me semble parfaite pour le running ou simplement une utilisation nomade.
Avec l'iphone c'est idem, l'appairage est immédiat et on peut passer dans le vif du sujet en quelques secondes.
Au final un très bon choix pour un premier casque BT ou un deuxieme casque pour faire du sport qu'on ne craindra pas de sortir meme dans de mauvaises conditions à ce prix là.
Après plusieurs seances de course, ce casque remplit tout à fait son office , il tient correctement en place sans couper tout a fait les bruits de l'environnement (plus safe pour la course…) et reste très léger et confortable. IL faut cependant parfois le ré ajuster car il peut avoir tendance à glisser. Une bonne surprise à un prix canon.

Rain pants de decathlon test



Rain pants de decathlon : premières impressions



Courir sous la pluie peut être une vraie galère quand on finit trempé jusqu'aux os et cela peut avoir un effet non négligeable sur les performances, voire compromettre les chnaces de finir dans les cas les plus extrêmes.


Habitant en Belgique, j'ai souvent des conditions humides en hiver avec du vent , de la pluie, parfois de la neige ou des giboulées et quand même l'envie de courir. Le premier truc reste une bonne veste de course pour supporter les éléments, mais le bas du corps reste exposé et peut finir salement trempé. Quand Decathlon a décidé de sortir un produit destiné aux coureurs de l'UTMB et autres courses où le pantalon waterproof fait partie du matériel obligatoire, j'ai pensé que ca pouvait être une bonne idée. 

162 Grammes sur la balance 

Le pantalon est sorti dans les magasins, il y a quelques semaines, je me suis dit que c'était l'occasion d'investir (39,99 €) pour courir a peu près au sec…


Sitôt dit sitôt fait, après un passage éclair dans mon magasin habituel, j'ai fait l'acquisition d'une paire de pantalons. Premier constat a l'essayage , le taillant n'est absolument pas en conformité avec les tailles habituelles de Decathlon, d'ailleurs une étiquette est apposée sur le pantalon pour le préciser… Au final j'ai pris une taille S moi qui suis plutôt un morphotype M dans de nombreuses marques dont Kalenji en général. Mais là le pantalon est sensé correspondre à une taille 40/42.


En statique, ca tient correctement sans point de pression et j'ai pu m'accroupir sans que le tissu ne tire particulièrement. Au niveau de la taille, l'élastique est plutôt relâché mais doublé par un cordon qui permet de bien ajuster le pantalon. 


le systeme de fermeture avec un cordon interne



Contrairement à d'autres modèles que j'ai pu essayer, ce pantalon est près du corps et bien resserré au niveau des chevilles. Pour l'enfilage, il y a un zip sur le bas du pantalon, pour en principe mettre ou enlever le pantalon avec les chaussures, mais comme il est assez étroit ca me semble moyennement jouable une fois trempé sans mettre de la boue partout…   


Quelques minutes après l'achat je suis parti essayer la bestiole sous une pluie fine et des rafales de vent mais avec une température autour des 12/15 ° donc pas hyper froid.


Premier constat , la coupe proche du corps limite l' "effet spi" du pantalon et on ne sent pas une trop grande prise au vent comme sur d'autres modèles. Le resserrage en bas contribue également à cette sensation et ca évite les frottements intempestifs. 


les ouvertures par zip dans le bas: pour un enfilage facilité meme avec les chaussures 

la coupe plutot cintrée en bas



Côté température comme l'air était plutôt doux j'ai juste pris un cuissard léger puis le pantalon. j'ai rapidement transpiré des mollets , mais rien de dramatique non plus.


Côté encombrement le pantalon est dotée d'une poche intégrée très bien pensée qui permet de ranger le pantalon sous forme de petite boule très rapidement.


le pantalon dans sa poche: un paquet bien compact

Edit Septembre 2018 
Après 20 heures passées sous la pluie et plus de la moitié avec les rain pants je dois dire que j'ai été assez impressionné par la capacité du pantalon à résister à la pluie. Meme si au bout d'un moment le tissu commencait a s'impregner, le confort est resté correct tout du long. Definitivement un super rapport qualité prix et un must have pour les périodes hivernales humides. 
A l'entrainement c'est idéal pour courir avec un cuissard ou un 3/4 les jours humides avec de la boue: plus de confort! En combo avec une veste waterproof on peut courir au sec longtemps!
En course c'est une piece d'équipement qui peut etre portée par dessus un cuissard, un short , un short +cuissard ou un collant, le confort reste excellent. EN hiver avec un collant plus ou moins épais on peut nettement améliorer la protection contre le vent et les intempéries. 

mardi 12 septembre 2017

Ecotrail de Bruxelles 2017 , le retour

3 eme participation sur cette course , qui présentait cette fois la particularité de partir plus tôt (10 heures) et dans un sens différent puisque le départ avait lieu à l'Atomium avec une arrivée à l'hippodrome de Boitsfort. 

Du fait d'inondations , la station Schuman était fermée et le trafic interrompu au delà de Luxembourg. du coup je me suis levé tot pour rallier le point de départ en train puis en tram... 
Arrivé à 8H30 il fait gris et la pluie semble menacer. je me pose sur une chaise pour remplir les gourdes, finir le sac et ... attendre. J'ai bien fait de prendre une bouteille d'eau pour les gourdes il n'y a pas  de point d'eau au départ, pas de bol...

Ecotrail bruxelles 2017
L'Atomium sous le ciel gris ...

Quelques changements majeurs pour cette course. A l'arrivée de ma deuxième participation je n'étais pas sûr de vouloir revenir sur ce parcours, mais 2017 a un peu modifié la donne puisque cette année la course part à 10 heures du matin  (au lieu de midi précédemment) ce qui fait qu'en cas de grosse chaleur on court pendant les heures les plus chaudes et que la majorité de la course voire la totalité (question de vitesse …) peut se faire de jour.
Autre big changement, le sens du parcours. Cette année le parcours part de l'Atomium pour finir à l'hippodrome de Boitsfort. La fin du parcours se fera donc  dans un cadre plus agréable , la forêt de Soignes.

Premier constat , le départ plus matinal faisait  qu'on avait de grandes chances de pouvoir finir de jour. Dès lors le choix de la frontale peut se porter sur un modèle plus léger et moins encombrant. Sauf que de nuit, dans la forêt, il vaut mieux ne pas badiner sur l'éclairage justement…
Autre point les coureurs du 80 partent en même temps que les  RBB ce qui va poser le problème des dépassements, les RBB allant sensiblement plus vite. l'an passé , j'étais arrivé en même temps au premier ravito que les leaders en RBB et croisé un certain nombre d'équipes sur une route pas super large puisqu'on devait faire un aller retour pour accéder au ravito et repartir sur la prochaine section. Cette fois en revanche les dépassements se feront sur des sections plus citadines puisque le premier ravito des 22kms est a Erasme.
Le départ se faisant en ville sur les trottoirs , routes et chemins super faciles, l'allure risque d'être assez élevée. Dès lors une bonne gestion de l'allure s'imposera dès le départ pour ne pas arriver carbonisé au deuxième ravito du 37 eme a même pas mi course… au risque de finir à l'arrache.

Ravitos

Ce changement de parcours a aussi induit un changement de points de ravitaillement: 22; 37; 56; 70 et 82 (finish). La Troisième section fera donc presque 20 kms, ce qui oblige a prendre l'eau nécessaire pour tenir en cas de forte chaleur , un point qui m'avait fait défaut l'an passé sur la deuxième section ou j'avais manqué de liquide , ce qui avait eu un impact sur les suites de la course… le dernier ravito est placé a bonne distance du finish (environ 12 kms) , dès lors il sera plus difficile d'envisager de le zapper (l'an dernier il etait a 7 kms de l'arrivée mais j'y avais fait un stop car je n'avais pas assez bu en amont et du coup j'ai trainé ce boulet pendant de nombreux kms …) , c'est meme un ravito à mon sens à intégrer dans son plan de course pour être sûr de finir en bonne forme.
Comme j'ai toujours une baisse de forme entre le 40 et le 60 ; les ravitos 2 et 3 sont donc a gerer correctement pour passer le coup de moins bien.

Dénivelé

La trace du parcours sur Garmin adventure montre un dénivelé positif de 1600 mètres ce qui me semble sensiblement supérieur a ce qu'il était précédemment. Dès lors si c'est avéré , cela risque aussi de jouer sur l'allure… a voir !

Matos :

Outre le choix de la lampe le choix des vetements est assez primordial comme pour toute course . l'an passé j'étais parti avec 2 t shirts , certes légers; mais qui s'étaient avérés bien trop chauds dans le climat de la course et m'avait valu une certaine déshydratation qui m'avait bien pénalisé en fin de course, sans compter l'inconfort procuré. Mais le climat dans nos contrées peut etre très changeant et réserver quelques surprises… Pour ma première participation en revanche, j'étais plus couvert  mais le temps avait été très variable et la fin de course un peu rafraichie ce qui était parfait.


Place au récit


Arrive le Peacerunner qui vient de s'enfiler 320 bornes en 3 jours entre Paris et Bruxelles , il a l'air en top forme et c'est lui qui donne le depart!
Je pars tranquillement mais les velos poussant dans tous les sens la colonne accélère et je cours trop vite … des petits parcs , des trottoirs ca défile assez vite cette partie urbaine. Pas la plus jolie du parcours clairement.
Après 10 kms un peu trop rapides j'ai ralenti l'allure et me concentre un peu plus sur un rythme acceptable. Petits champs, traversée de quartiers residentiels , un peu de route, quelques pavés. La pluie tombe par petites averses je mets et en leve regulierement la veste … coté alimentation je prends une  barre isostar qui passe OK et je bois par petites quantités , régulierement, j'ai pris un litre et demi pour etre sur d'etre a l'aise, sur les 22 kms du parcours.
Le balsiage est assez moyen sur cette section, les fleches sur la route ont été partiellement effacées par les pluies de la veille et il n'y a pas ou peu de rubalise.
Premier couac en arrivant a proximité d'Erasme, premier ravito, un groupe devant part tout droit et loupe les flechez , on retrouve le chemin rapidos pour repartir sur le bon chemin, mais de justesse.
Premier ravito et grosse déception , les tables sont quasi vides , j'atrappe un bout de banane et rempli ma gourde d'isostar et repars sur le chemin, pas envie de m'attarder ni besoin…

La deuxieme section est plus courte (15 kms) donc avec un litre ca devrait etre OK, les nuages restent présents mais la pluie se calme. On emprunte quelques petits sentiers boueux , ca glisse un peu mais rien de catastrophique non plus.le balisage est assez hasardeux par ici , des groupes font demi tour, d'autres continuent, je suis un allemand qui a la carte sur son smartphone (bon plan) mais a distance et il accelere… je ne suis pas dans un grans jour les jambes n'ont pas d'energie , j'essaye de temporiser et de courir doucement. Km 32 là c'est la cata je suis avec un petit groupe , tout le monde est paumé , on tourne en rond a droite a gauche...je sors le plan et la gare de Berseel nous sert de repere, il faut longer la voie ferré. Je râle un bon coup avant de repartir pour enfin retrouver de la peinture ou une balise sur un chemin de terre …
Quelques temps plus tard on hésite a une intersection, puis finalement on part sur une bonne pente bien glissante en s'accrochant aux branches , ca monte et oui, une rubalise au bout , ca fait plaisir, mais quelle perte de temps… la suite est plus cool je fais super gaffe au balisage et bientot arrive le km 37 , deuxieme ravito. Plus de monde et des tables remplies ca fait plaisir a voir :) . Je recharge les gourdes a fond car la section suivante est longue : 19 kms et je mange un petit peu de banane encore. Le sujet du balisage est sur toutes les bouches j'entends plein de gens râler parce qu'ils se sont perdus … Dommage

Section 3 du 37 au 56 eme k

Je repars en marchant en finissant un verre de coca , il fait meilleur et il ne pleut plus. Je trottine sur les trottoirs et bientôt on retrouve la campagne et les petits chemins.  Petit passage creux a venir comme sur toutes les courses , je prends une pate de fruit.
Le balisage redevient foireux par moments , c'est franchement énervant…
Je repars de plus belle en gérant mon rythme, pas d'à coup , je marche dans els côtes et cours tranquillement. De fil en aiguille je rattrape des concurrents, me fait dépasser … bientot je reconnais une section à côté de la forêt de Soignes, chouette on va quitter les zones residentielles! Je retrouve le concurrent allemand au smartphone et je le ratrappe sur la chaussée de la N5 , on traverse et ca y est nous voila dans les bois.  Je repars en courant sans m'arreter a un petit rythme régulier et quelques gouttes e font sentir. Puis soudain le ciel s'assombtit, le tonnerre gronde et els frondaisons ne me protegent plus de l'orage qui s'abat sur nos têtes. Je me félicite d'avoir opté pour la bonatti bien utile a ce moment pour gerer cette ondée et continue mi courant , mi pataugeant dans des flaques boueuses.
En sortie de Soignes on reprend un petit chemin de traverse pour rejoindre Waterloo , la pluie s'est calmée. Je suis quasi seul sur cette partie c'est assez bizarre.
Je ne loupe pas le virage a gauche qui m'avait fait  tort l'an passé et continue sur les petits chemins retrouvant d'autres concurrents. Je manque de m'étaler sur une racine dans un petit chemin et peste car mes orteils ont pris un méchant coup.
Banlieue de Waterloo, on continue sur des petits chemins détrempés, des flaques affleurant dans les champs d'herbe. Ici aussi l'orage a frappé…
Le ravito du 56 est niché a un carrefour , les tables sont presque vides mais il reste des tuc et de l'isostar , je suis sauvé...je récupère Michael , partit en trombe sur les 40 premiers qui accuse un peu le coup là tout de suite et se requinque avec une soupe.

Section 4 : 56 à 70

On repart ensemble en trottinant dans la descente , c'est pas super brillant mais on avance. La suite passe du côté de la Hulpe , je vais retrouver des terrains connus…   on enchaîne les drèves et les kms défilent doucement. Arrive une très longue montée qu'on négocie en marchant, j'ai mal aux quadriceps , bref c'est un peu le mode survie là.
La foret est sublime et on se croirait en automne avec ces odeurs de pluie partout. Les terrains sont par contre sacrément boueux par moments … On traverse le ring sous un pont et on emprunte un chemin qui longe la route (bizarre, a croire qu'il n'y a pas d'autre chemin?) et s'est transformé en bourbier assez infame, j'ai peur d'y laisser une chaussure… on marche dans la gadoue en ralant puis ca repart sur des terrains moins humides, en courant.
On longe la voie ferrée donc clairement on se rapproche de la chaussée de la hulpe et donc du dernier ravito!
Petit virage a droite on se retrouve a passer sous la voie ferrée et une côte que je connais pour la faire en VTT et voila le dernier ravito!
On se retape vite fait bien fait , une derniere gourde d'iso, un coca et je repars en marchant en finissant un verre d'isostar pendant que Michael se baffre des tucs.

Section finale 70 au finish

Là on traverse la route pour se retrouver en foret de Soignes sur des terrains que j'ai pratiqués a fond pendant des années. c'est marrant d'ailleurs de courir sur ces chemins a ce moment là car ces chemins que j'enchainais a 12 km/ h ou plus et là je me traine comme un escargot ("leo leo , l'escargot a sa coquille sur le dos "…). On se fait doubler par des concurrents plus veloces et plus frais , tant pis, cette fin de course est un peu difficile.
On retraverse la chaussée de la hulpe après ce detour dans les bois et on court sur le trottoir jusqu'a un feu pour remonter dans la foret. Nouveaux chemins, ca deroule, c'est sympa. AU detour d'un chemin on trouve un concurrent qui part dans le sens opposé, moment de confusion et je finis par lui prouver qu'on est bien dans la bonne direction. Il avait raté le précedent embranchement et pas vu la signaletique suivante. 
Ces derniers kilometre sont jolis et on se fait doubler par la deuxieme feminine qui est a fond et emmene quelques traileurs dans son sillage. On reste prudemment sur notre rythme paisible et après une derniere côte, arrive l'hippodrome, ca y est plus que cette ligne droite , un virage et c'est fait !
Accueil sur le toit de l'hippodrome pour la photo, le t shirt et la medaille.

Ecotrail bruxelles 2017
La traditionnelle photo de l'arrivée

Matos le retour d'expérience


  •  Au final je n'ai pas tenté de prendre une lampe plus legere que l'armytek car dans la foret de nuit , il fait hyper sombre.
  • Cuissard Kalenji: jamais vraiment testé sur du long j'ai apprécié de ne pas avoir d'irritation et le confort. En revanche pas ou peu d'effet compressif (mais il n'est pas vendu comme compressif).
  • Chaussures: au vu des trombes qui étaient tombées j'ai délaissé les hoka challenger ATR pour des Nike Wilhorse, qui ont plus de grip. Un bon choix mais mes orteils gauches ont mechamment morflé , je ne sais si c'est du aux chaussures ou a autre chose. Le grip des chaussures etait bien adapté pour ce type de course, meme dans les pentes un peu raides et boueuses (y a guere que les speed cross ou equivalent qui auraient pu faire mieux).
  • Veste Bonatti Salomon: rien a redire sur cette super veste , idéale en conditions très humides, de loin la meilleure protection que j'ai trouvé pour les averses. Le petit côté flex du tissu permet de la porter par dessus la race vest , un plus non négligeable
  • La garmin 230: la montre a encore fait du bon boulot, 19% de batterie restante a l'arrivée pour une trace proche du kilometrage annoncé

Alimentation:

Un épisode de RGO (reflux gastrique oesophagien…) a perturbé mes preparatifs , mais pas ma course heureusment. Du coup j'avais quand meme modifié quelque peu l'approche:
Pâtes de fruit Aptonia: j'ai pris un gout assez neutre ; poire, mais ca reste super sucré et renforcé en acerola parfait pour la vitamine C. le gout est correct et  j'en ai mangé 5 sur toute la course. j'aurai clairement pu ne prendre plus …
Sur les ravitos : isostar, coca et eau pour la boisson et bananes et tuc en complement.

Glop :

  • Les benevoles, comme toujours au top!
  • Le sens du parcours: plus sympa dans ce sens en fait , finir dans la forêt de Soignes est vraiment sympa
  • Les t shirts : cette année la couleur verte pour le t shirt d'accueil et fluo jaune pour le finisher .
  • l'ambiance: c'est une course, mais ca reste très bon enfant

Pas glop:


  • Le balisage : definitivement le carton rouge de cette année. 6 eme edition de la course, on s'attend a un balisage rodé . Mais au vu du nombre de personnes qui se sont perdues (notamment le premier qui a fait 2 kms gratuits de jardinage…). Je ne comprends pas le manque d'anticipation de l'organisation: la pluie était clairement annoncée, pourquoi ne pas avoir doublé le flechage au sol (marquage biodegradable ce qui est top mais pas du tout resistant) avec des rubalises ? Pas suffisamment de rubalises notamment pour les carrefours. Seule la seconde partie du parcours etait correctement balisée (celle sur laquelle courraient le plus de personnes en fait …)
  • Le depart conjoint RBB et individuels: il suffirait de laisser 30 minutes , voire 15 d'avance aux RBB pour eviter des situations pénibles ou tu cours dans un chemin étroit pressé par un vélo … dès le premier kilomètre c'etait la foire d'empoigne avec des velos sur les trottoirs , des trailers écartés ...
  • Les ravitos 1 et 3 : là c'etait carrement limite… surtout sur le premier ravito. Clair manque d'anticipation et  de stock…
  • Encore trop de déchets par terre, amis trailers, soyons plus responsables …
  • Le briefing: avec la fanfare en fond sonore c'etait pas vraiment audible...


Questions
·        Pourquoi fournir une medaille de finisher a tout le monde: ca finit au fond d'un tiroir et ca n'apporte que peu de choses…
·        Pourquoi y a t'il des velos avec des pneus lisses qui roulent sur ce genre d'epreuve? j'ai vu une RBB se ramasser , sans mal heureusement, dans un champ de maïs avec son velo de ville …
·        Pourquoi pas un code de bonne conduite pour eviter aux velos de gener les coureurs de l'individuel: on depasse a gauche en s'annoncant, pas comme un bourrin dans tous les sens ?

·        Faut il vraiment 2 t shirts pour une epreuve? c'est moyennement "eco" meme si c'est sympa… idem pour la médaille


Edit 
13 septembre 2017 : l'ecotrail de Bruxelles annonce un nouveau depart dans le quartier europeen , donc a quelques encablures de la foret (4 kms environ...). Et le balisage ? 

Quelle casquette pour la course a pied?


La casquette est un accessoire qui peut s'avérer indispensable pour aller courir quand il pleut et qu'on porte des lunettes ou lorsque le soleil tape fort et qu'on veut se protéger. Tour d'horizon de quelques possibilités, des avantages et inconvénients associés en fonction des modèles .
Lorsque vient la nuit et qu'on sort les frontales, le port d'une casquette peut etre moins confortable que le buff. Tout depend du modele . (mais le plus confortable est encore de mettre la visiere derriere pour ne pas gener l'eclairage).







Casquette running
De gauche a droite: la Nike Trail, Headsweats, Kalenji running,
BTwin

Casquette running Decathlon:

Clairement pas chere, ce petit modele est un modele passe partout très pratique au quotidien voire en course. La visiere est courte mais protège de la pluie et le peu de volume fait qu'on peut la glisser sous un casque de vélo pour se proteger de la pluie ou du soleil. Pas de souci pour adapter une lampe , ca tient bien en place et la casquette ne gêne pas. Encombrement faible on peut la glisser facilement dans le sac quand on ne s'en sert pas. La limite de ce modele c'est par grande chaleur, ca ne couvre pas suffisamment pour une protection optimale.Petit modele donc petit poids cette casquette fait a peine 48 grammes. 

Casquette velo

Encore un produit Decath / Btwin en ce qui me concerne mais on trouve plein de modeles sur le marché et le look retro ayant la côte on voit pas mal de traileurs fun affublés de ce type de couvre chef. Ca passe tres bien sous un casque, idem avec une lampe on est aussi a l'aise qu'avec un buff. Pour courir c'est ultra leger et respirant donc assez indiqué. En revanche la protection solaire est assez limitée et par grande chaleur ca devient vite limite. 

Casquette trucker

Autre modèle que l'on retrouve pas mal dans les pelotons, (de plus en plus en fait, mode oblige...) le modèle trucker est aéré , couvre largement le visage et peut etre pourvu d'une visiere plate ou courbe en fonction de vos gouts. On en trouve a tous les prix et dans tous les styles mais il vaut mieux privilegier un modele en polyester qui ne gardera pas l'eau (exit donc les casquettes de base ball en coton…) et qui offre une bonne ventilation. La large visière permet de bien se protéger du soleil (ou de la pluie) et ce, meme si les conditions sont tres chaudes.
Revers de la medaille ce modele peut etre moyennement confortable avec une lampe sur la tete , mais ça dépend vraiment du modele. Par ailleurs, si ces modeles ventielnt plutot correctement de per leur conception aéré, tous les modèles ne sont pas égaux. Idem pour la face avant, bien la choisir pour prendre un modèle qui soit léger et confortable... 
Comme j'aime bien le look de ces casquettes, j'ai testé 2 modèles :

Headsweat trucker (version sasquatch surfer)…

Marque americaine qui produit des couvre chefs destinés au sport (course à pied ou velo majoritairement), Headsweat propose des produits avec des looks tantot super classiques, tantôt bien décalés et le modèle que j'ai en fait partie.
Outre le look, on apprécie la maille ajourée du corps de la casquette qui promet une bonne évacuation de la chaleur et de l'humidité. Modèle à visière courbe on est plus sur une version classique du trucker, un peu moins trendy mais très confortable. Ce modèle protège bien en cas de grosse chaleur (testé notamment sur les 100 kms de Steenwerck sous un soleil de plomb…) et on peut porter une lampe sans que cela soit desagreable (modele Wizard 3 d'Armytek). Modele passe partout par excellence c'est le modele que j'utilise le plus quelques soient les conditions.


D'un point de vue poids ce modèle fait 75 grammes . 
Headsweats casquette running
la headsweats de face , on note le sasquatch ;) 




Nike Trail Aerobil cap :

Au détour d'une visite dans un shop de running, je suis tombé sur cette realisation de Nike . Visiere plate , strucure aérée , look très sympa , j'ai vite craqué. La visiere est large et protege bien, et la structure aérée "aerobill"  évacue correctement la chaleur. Particularité de ce modele le logo nike trail est réfléchissant ce qui augmente la sécurité le soir, un point a considérer. La taille de la casquette est un peu plus imposante que la plupart des modeles que j'utilise habituellement; mais ca ne se sent pas en course.  
Testée en course de nuit avec l’armytek wizard, le confort s’est révélé top, malgré le plus grand volume sur la face avant.
Le serrage est assuré par une sangle velcro qui permet un tres bon ajustement, ce qui peut être nécessaire les jours de grand vent notamment.  Testée intensivement cet été sur les chemins bretons et vendéens, j’ai adoré courir avec ce modèle de jour comme de nuit : confortable , qui augmente la visibilité de nuit et protège bien du soleil, on l’oublie vite même si ce modèle pourrait paraitre plus encombrant a priori qu’une headsweat par exemple. Pesée à 79 grammes elle est à peine plus encombrante que la Headsweat (difference peu significative). 

Une reserve cependant après une utilisation sur un trail long (Ecotrail Bruxelles 80 kms ), dont une bonne partie sous la pluie battante, la visiere a tendance a s'impregner d'eau et a sécher relativement lentement. Donc un modèle a privilegier pour les jours de soleil en fait ou l'entrainement. 

nike trail aerobil cap
Nike trail aerobil cap ... 



Au final :

CA c'était pour les truckers. Néanmoins a coté de ces modeles il existe aussi d'autres modeles plus legers et très adaptés à la course à pied. les modeles air logo de salomon ou Ciele Athletics (la go cap)
La casquette passe partout qui garantit une bonne protection est plutôt de type trucker a mon sens ; (mais si le soleil n’est pas si fort une petite casquette de running peut suffire) . La grande visiere assure une bonne protection notamment contre le soleil qui ne trouve pas son pareil dans les autres modèles. Idem pour la pluie le visage est mieux protégé. Seul ombre au tableau, c'est le confort avec une  lampe, qui peut s'avérer moyen, le choix du modèle peut s'avérer prépondérant dans ce cas (rien ne vaut un test in situ).L'idéal étant un modèle qui protège correctement du soleil (et de la pluie) et permette le port d'une lampe sans la sensations soit désagréable (a ce propos une sangle qui fait le tour de la tète plus une qui passe au sommet du crâne est plus confortable y compris et surtout avec une casquette.  Visière plate ou courbée , c'est plutôt une question de préférence personnelle et de "look", du moment que les matières "respirent" correctement…
Autre intérêt si la version est confortable, y compris avec une lampe, cela permet de ne pas avoir a switcher entre casquette et buff quand la nuit tombe.
On trouve plein de modèles truckers créés par les marques liées au trail : Buff, Ultimate Direction, Raidlight récemment, Boco Gear et bien sur Headsweats , après, c’est surtout une question de style, de couleurs et de budget.



Mon choix : 
Au quotidien la Headsweats reste la casquette la plus facile , elle convient bien pour l'entrainement. Je lui prefere cependant souvent la GO cap de Ciele (testée ici) qui est ultra legere et se lave très bien en machine (t'as deja essayé de laver une trucker en machine?). 
En course en revanche, c'est la Air logo (test ici) qui est dans le sac.  Idem s'il fait super chaud la air logo est a mon sens le meilleur produit du genre que j'ai essayé: protecteur et ultra leger avec en plus une excellente tenue en cas de rafale!

update 2022 




mardi 20 juin 2017

100 kms, de la préparation à la réalisation...

Après quelques jours de récupération, je reviens sur cette course qui a été mon premier 100 kilomètres sur route , couru dans des conditions météorologiques particulièrement éprouvantes : soleil de plomb ... 

Que retenir donc, après une petite récupération? 

le spécifique ca paye.... 


Finalement, sur l'ensemble des préparations de course que j'ai pu realiser, j'ai assez peu focalisé mon attention sur le spécifique, proportionnellement . Ainsi, courir a des vitesses assez lentes pendant longtemps n'est pas toujours ni plaisant, ni faisable pour la seance longue. cette fois je me suis bien calé des seances de 20/ 22 kms voire de 30 en semaine haute et j'ai couru plus que les années précédentes ou je faisais du velo, qui est certes utile pour faire du volume mais pas pour remplacer les seances de course a pied. Donc finalement avoir couru assez lentement, en regardant bien le cardio a l'entrainement m'a permis de répéter en course sur près de 11 heures ce pacing et ca, c'est une découverte... 

les séances dures ca fait progresser 

Le fractionné j'en mets quasi tout le temps dans mes préparations. la différence ici est que j'ai pas mal insisté sur les séance de fractionné long plus que sur des efforts intenses et courts type 30/30. en fait j'ai fait les 2, plutot court et intense en debut de preparation et plutot allongé en 2eme phase.  le souvenir de ces séances et l'effort fourni, m'a permis de continuer a courir quand j'etais fatigué sur le 100 Kms. Donc oui, faire des séances ou on a l'impression d'en baver, ca fait aussi progresser. 


L'alimentation en course peut etre faite d'autres choses que de barres et de gels energetiques hors de prix 

Après des années de gels liquides ou non et de barres hors de prix , j'ai voulu essayé de courir plus naturel et au final j'ai emmené des barres (4 barres vegan et 2 barres isostar ) et 2 gels en back up . 
apres 2 barres (quinoa/ cranberries) et quelques heures de course, j'ai voulu prendre une barre isostar, mais j'ai eu la nausée... j'ai fini du coup 2 gels et passé 50 bornes je n'avais plus de gels et je n'ai utilisé que des des bananes , et beaucoup de liquides divers et variés sur les ravitos (eau plate ou pétillante, solution glucosée et pas mal de coca). bilan: pas de coup de fringale ou de gros coup de mou , de l'energie tout le temps meme si une certaine lassitude s'installe après quelques kilomètres . le tout est de continuer a manger meme par petites quantités et de boire et encore boire. J'ignore combien de litres j'ai pu boire mais ca doit juste etre délirant en termes de quantités... mais totalement nécessaire vu la chaleur. 

Le soleil, il faut s'en protéger correctement... 

l'an passé sur le 80 kms de l'ecotrail de Bruxelles , la chaleur avait été assez forte également, j'avais négligé l'hydratation et j'avais 2 t shirts là ou un seul aurait largement suffi...bref, là je n'ai pas fait la meme erreur je suis parti en debardeur ultra light (salomon slab) et j'ai été très bien, sauf que le debardeur est tellemnt light que les rayons solaires passaient partiellement a travers car je me suis retrouvé avec un joli bronzage agricole... 
Big fail du jour , j'ai un peu zappé de mettre de la creme solaire partout sur les épaules et j'ai bien cramé... 
Par contre, j'avais bien anticipé le plan casquette/ lunettes de soleil, meme si c'est vraiment space de mettre des lunettes de kéké des bois a 6 heures du mat' alors que tu sors du lit et que le jour commence a poindre. tu ne regrettes pas du tout le choix, quand la lumiere est deja vive a 8 heures.. et encore moins en plein cagnard! 
le petit truc qui m'a sauvé, c'est le buff, trempé a chaque ravito quand il a commencé a faire chaud et mis sur la tete sous la casquette. ca degouline sur la tete et t'as un look bien naze, mais c'est efficace. 



Garder du jus

Ca peut paraitre idiot mais courir 100 kms c’est assez différent de courir une course de 20 ou 30 kms voire 50. Pourquoi ?, parce que quand on rentre « dans le dur « ,ce qui arrive immanquablement, il reste encore pas mal de kilomètres.
Sur cette itération, j’ai eu comme d’habitude un passage a vide après le 45 eme et là clairement j’ai cherché a ne pas forcer , j’ai même ralenti l’allure , le soleil tapant fort et je n’ai pensé qu’à une seule chose : avancer régulièrement tout en m’alimentant et en buvant encore et toujours.
Je me suis surpris a continuer a courir meme apres des dizaines de kilomètres, certes la vitesse avait décru mais j’étais encore capable de courir, en tous cas plus vite que sur des trails précédents ou j’avais fini complètement carbonisé et bien mal en point .
La gestion de course s’est donc avérée primordiale et ce plus particulièrement du fait des chaleurs importantes. Je me souviens de l’apres marathon vers le 50eme ou je subissais la chaleur et je me forçais a conserver un rythme permettant au cardio de ne pas s’emballer alors que certains de mes compagnons continuaient sur le meme rythme ou accéléraient. Certains ont arrêté prématurément et j’en ai repris d’autres sur les 20 derniers kilomètres.
En effet force est de constater que sur toute la course les dépassements globalement se sont fait assez rares et se sont en fait multipliés dans le dernier tour et de manière sensible après le 75eme kilomètre. Là où nombre de coureurs marchaient au moins par intermittence , j’ai réussi a maintenir un rythme de course certes lent mais en tous cas plus rapide ce qui m’a permis de reprendre 8 places sur cette fin de parcours, ce qui était plutôt jouissif ! Moralité, passé le 75eme si tu peux encore courir c’est tout bon… mais c’est là toute la difficulté de se réfréner quand on part et qu’on est très frais , plein de glycogène et pas encore endolori car les kilomètres lents des premiers tours permettront de sauvegarder l’énergie nécessaire pour continuer a avancer sur les 20 derniers kilomètres.

Courir sans musique n’est pas une hérésie

Pour la première fois j’ai fait une course longue sans musique par choix. J’avais mon crypto dans la poche mais je ne l’ai pas du tout utilisé. En fait sous le soleil , je n’avais pas spécialement envie d’écouter de musique et surtout je ne voulais pas me priver des conversations des gens autour de moi ou des encouragements dans les rues ou aux ravitos. Donc au final , je me dis que ne pas prendre de MP3 pour une course longue n’est pas forcément un problème d’autant que ca m’a permis d’etre pleinement conscient du cardio , du pacing et de mes efforts, ce qui m’a probablement aidé a bien finir .
Au final pas de regret de ne pas avoir écouté de musique ça ne m’a pas du tout manqué. Note pour le futur, ça peut faire ça de moins a transporter le cas échéant ;).


On a aimé 

  • Les rencontres et parler avec des tas de personnes pendant des heures , comme en trail c'est sympa et ca fait passer le temps
  • Saluer des tas d'inconnu(e)s sur le chemin en leur souhaitant bon courage 




On a moins aimé 


  • les gobelets et autres déchets qui jonchent le sol... oui c'est une course sur route mais il y a des poubelles aux ravitos , voire dans la rue ! par ailleurs au vu du nombre de gobelets éparpillés , la solution de faire courir tout le monde avec un gobelet réutilisable pourrait être une bonne idée et véhiculer une image un peu plus éco.