jeudi 23 janvier 2020

Test La Sportiva Akasha

Mes xodus 2.0 étaient mes chaussures préférées pour les longues sorties et les courses longues. mais après quelques kilomètres, elles ont commencé a montrer des signes d'usure et il a fallu penser à une remplaçante.

Après quelques recherches et le test des La Sportiva Lycan, mon choix s'est porté sur les LA Sportiva Akasha, un modèle specifiquement dessiné pour le long justement.


Petit aparté sur le nom choisi pour cette chaussure. Akasha vient du Sanscrit et signifie espace ou ether (Aether), qui était dans la science médiévale l'espace situé au-delà de la sphère terrestre. Bref des chausures plannantes quoi ,alors qu'en est il ?





la sportiva akasha
vue de côté , la bestiole a de l'épaisseur !

la sportiva akasha
côté crampons; la aussi le dessin de la semelle est plutot convaincant a voir dans la boue


la sportiva akasha
la languette est bien épaisse , un gage de confort !

la sportiva akasha
vue de derriere c'est aussi du sérieux 

Fit et look 

Le look est assez agressif comme souvent chez LA Sportiva.
Pas mal de renforts comme d'hab ca met en confiance même si le Mesh ressemble fort à celui de mes Lycan qui n'a pas tenu si longtemps...petite différence sur ce modèle , le mesh est traversé par quelques bandes de renforts supplémentaires, a voir si cela peut avoir un impact sur l'usure...

la sportiva akasha
le mesh, ma bête noire ...



Confort :


Ni trop rigides ni trop souples, à l'enfilage les Akasha font assez imposantes par rapport a d'autres running du fait de l'epaisseur de la semelle plus importante que sur des modèles plus legers et on sent une certaine rigidité de la structure pour protéger le pied du coureur. Les premiers pas confirment la rigidité mais celle-ci n'est pas rédhibitoire on se sent confortable, l'épaisseur de la semelle gommant les aspérités du terrain et le ressenti est très souple.

La languette sur le dessus est bien épaisse et confère clairement un confort supplémentaire notamment si on sert les lacets fortement. Pour de longues sorties c'est plutôt de bonne augure (a croire que le confort revient au premier plan si j'en juge par l'epaisseur de la languette constatée sur la derniere  Peregrine iso  on est dans des dispositions similaires).


Premiers runs :


Dès les premiers pas, l'impression de confort se confirme et on a un peu l'impression de courir en pantoufles. De manière assez surprenante, les premiers pas sur le bitume ne sont pas désagréables du fait du confort de la semelle, très moelleuse. Certes on n'a pas envie de faire un marathon sur route directement mais le confort est plus que correct pour gérer les sections de bitume qui peuvent joncher un parcours "door to trail".moi qui voyait la Sportiva comme une marque très typée montagne, j'ai été surpris sur ce coup.

La sensation de confort et d'amorti se confirme quand on accélère et là aussi la chaussure reste assez réactive pour un modèle prévu pour du long. Elles sont moins dynamiques que mes ISO Switchback mais ca reste tout a fait acceptable et je n'ai pas eu l'impression de trainer trop les pieds en accélérant sur des portions très roulantes.

Sur les chemins tracés le confort est juste tip top et on prend du plaisir à accélérer. Dans les sections plus glissantes, la semelle, pourvue de gros crampons se montre plutôt convaincante sans que cela soit trop gênant sur les sections roulantes: on sent beaucoup moins les crampons que sur une speedcross par exemple

Sorties longues:
Puisqu'elle a été créée pour le long autant la tester en sortie...longue. Avec un s"jour à la Rosiere c'etait le terrain ideal. Sorties de plus de Trois heures , randonnées, la chaussure a délivré. Confortable, accroche top et très bon amorti y compris sur terrains "rugueux" les petites sorties se sont confirmé. Un modèle vraiment confortable et pensé pour le long avec ce qu'il faut de confort et d'amorti. 
Cramponnage dans des terrains variés:
Dans la gadoue, elle s'en sort plutôt bien et on progresse correctement. Sur les cailloux idem meme si c'est humide on garde du grip. Dans la montagne elle est vraiment dans son élement et elle assure quelques soit le terrain, humide ou sec . 

Premières impressions:

Clairement La Sportiva a pris le parti du confort pour ses Akasha, le moelleux de la semelle fait oublier les petits cailloux qui peuvent traumatiser un pied sur le long et absorbe excellemment bien les chocs, a voir sur des sorties longues ce que ca donne. Par ailleurs le ressenti en course est une chaussure plus souple, plus amortie que la moyenne, ce qui est un peu désorientant quand on a l'habitude de courir avec des chaussures avec un amorti plus rigide. Pas de plaque de protection sur cette chaussure mais un amorti moelleux qui fait le job et préserve le pied du coureur des douleurs liées aux cailloux notamment. a tester dans le temps maintenant. 

in fine :

Premières impressions confirmées sur des sorties longues en montagne, la chaussure est confortable avec une accroche au top sur terrains  variés. Que ce soit en montée dans un pierrier, dans la neige ou en courant sur des chemins roulants, elles sont performantes et ultra confortables. Certainement une des meilleures chaussures que j'ai testées pour ce type d'usage.

Glop side 

  • Confort 
  • accroche sur terrains variés 
  • amorti sur le long: notamment sur terrain caillouteux, les pieds sensibles apprécient... 
  • confort et efficacité en descente sur terrain technique: probalement la seule chaussure avec laquelle je me suis senti aussi a l'aise en descente dans des chemins bien défoncés 
  • protection des orteils: plutot bien optimisée je trouve 
moins glop side

  • Poids et dynamisme: la chaussure est quand meme moins reactive que d'autres paires mais c'est assez logique
  • efficacité en retrait sur le macadam: pas la chaussure ideale pour gerer des longueurs sur le bitume mais ca on s'en doutait...
Bonus track sur 100 miles
Testée sur un 100 miles la chaussure s'en est bien tirée avec du confort tout du long et de l'accouche quand il fallait dans le Hérou.  

dimanche 22 décembre 2019

les tests de 2019 : le recap' !

Cette année j'ai finalement fait quelques tests de matos avec des chaussures saucony que ce soit la switchback ISO pour les courtes distances et une course dynamique ou les nouvelles peregrine ISO qui sont certainement à mon goût et une des meilleures "door to trail" du marché, la chaussure de trail à peu près bonne partout en somme... 

2 tests D4 pour des petits accessoires plutôt sympas: la veste sans manches coupe vent qui va bien, clairement un truc a avoir dans sa garde robe pour l'entrainement: pas chère et efficace, d'autant qu'elle peut aussi servir en sous couche pour les sports d'hiver ou pour le velo. Par ailleurs, j'ai aussi essayé la soft flask de 250 ml qui apporte une source d'hydratation complémentaire sans alourdir particulièrement.

Si vous désespérez de la disparition des ipods pour courir en musique et n'êtes pas un fan des montres a option musicale, jetez un oeil au test du baladeur M0 SHanglin : clairement une alternative crédible au défunt nano et avec en prime un son de malade! 




mercredi 4 décembre 2019

un chargeur pas cher et efficace pour recharger sa montre garmin pour les ultras

Quand on part sur un ultra on s'engage souvent sur des distances assez longues et des temps de course qui sont, par définition, assez importants (toutes proportions gardées...). Dès lors, après quelques dizaines de kilomètres et des heures a crapahuter, la batterie du GPS peut donner des signes de fatigue et il faudra penser à la recharger. 
L'ultra étant un domaine  finalement assez limité en termes de part de marché on peut comprendre que Garmin ne se soit jamais réellement penché sur le confort du coureur d'ultra qui utilise une Garmin au delà des limites de la batterie (limites théoriques car en fonction des reglages, et des températures l'autonomie réelle est moindre). 
Du coup, en utilisant un cable Garmin ou autre, on etait obligé de retirer la montre pour la brancher et generalement je la laissait accrochée sur la sangle pectorale de mon sac le temps qu'elle se recharge. De fait, je n'avais pas accès aux infos de la meme facon, mais ca restait un inconvenient mineur.

A la lecture récente d'un post de DC Rainmaker  (à qui le cable avait été signalé par un lecteur de la page) j'ai  découvert une solution tierce pour un câble permettant un montage autorisant le port de la montre tout en la rechargeant. du coup j'ai rapidement commandé le cable pour tester et ... 


le câble:


Rien de notoire en fait, ca reste ... un câble. Neanmoins la section est plutot epaisse ca fait plus solide que la majorité des cables que j'ai pu tester (la majeure partie ayant rendu l'âme d'ailleurs...)


Mais on trouve aussi d'autres modeles assez similaires en cherchant un peu. 

non ce câble n'a rien de révolutionnaire en soi mais apporte un vrai plus!
la montre et le cable: la plateforme est legerement plus petite que le diametre de la montre elle même

En usage au quotidien:

comme je ne cours pas d'ultra tous les jours, loin s'en faut le cable a d'abord et avant tout une fonction de recharge de la montre au quotidien. la plateforme permet de stabiliser la montre et une fois connectée elle apparait rapidement dans le finder du mac. rien d'étonnant en soi mais le fait que la montre soit a plat réduit les risques de faux contact que j'ai pu avoir avec d'autres cables. 
Rien que pour ca ce cable est un progrès notoire! la plateforme a une epaisseur de plastique mou qui fait anti derapant et la montre est bien à plat une fois connectée au cable. 


la montre connectée est bien à plat

le set up en course 

Pour pouvoir recharger sa montre en course il faut de base 4 choses:

  • une montre compatible 
  • une montre correctement réglée (paramètres/Système/Mode USB) pour plus de détails cf ce post 
  • le cable qui va bien
  • une batterie externe (de préférence pas trop lourde...)











le câble reste dans l'alignement du bras


au top avec le SJ 3.0 de Ultimate direction 


pas de jaloux ca marche aussi avec un sac salomon :) 




NB : pour garder sa montre au poignet on doit cependant la porter sur le poignet droit du fait de la position du câble. sur le poignet gauche le câble ferait une boucle susceptible de gêner (et notamment de s'accrocher...). 
la solution n'est pas aussi confortable que le port normal de la montre mais reste largement supportable et bien plus simple et confortable que le port sur la sangle pectorale



conclusion:

Pour une somme modique on peut donc acquérir une solution efficace pour recharger sa montre au quotidien et surtout la recharger en course avec un vrai confort! 
LA vraie question en fait est de savoir pour le coup si Garmin va modifier ses cables dans de prochaines itérations ? 

Plus 



  • LE cout : pour 9 euros (prix fluctuant) on a 2 chargeurs plus les protections en silicone pour le port 
  • au quotidien c'est clairement la solution la plus facile et la plus efficace que j'ai pu essayer pour recharger la montre ou la connecter a garmin connect 
  • en course on a une option pour garder sa montre au poignet 




Minus 



  • Perte du signal optique du cardio frequencemetre (mais si vraiment tu as besoin de voir les pulses, mets une ceinture ou un brassard comme le scosche rythm + testé ici!)
  • des utilisateurs rapportent des cables defectueux (a voir dans le temps donc) 
  • fiabilité moyenne dans le temps mon cable a tenu moins de 3 mois ... 

le matos :

samedi 23 novembre 2019

test Saucony Peregrine ISO

Ma derniere paire de Peregrine a finalement été usée assez rapidement au niveau du mesh... un inconvenient majeur rencontré sur la plupart des modeles: le mesh se perce avant que la semelle soit hors d'usage... 
Aussi ai je re investi dans la "trail a tout faire" de saucony, avec la version ISO pour courir partout tout le temps et sur a peu pres n'importe quelle distance. 

saucony Peregrine ISO

saucony Peregrine ISO
le top chausson: quel confort!

saucony Peregrine ISO
la semelle: rien de nouveau !

saucony Peregrine ISO
le mesh dont on espere qu'il sera plus résistant... 

Fit et look


A l'enfilage je les trouve un peu plus rigides que la version 7 ou 8 et plutôt confortables, on se croirait presque dans des pantoufles!
le chausson est très moelleux et la languette épaisse et souple y fait pour beaucoup dans cette sensation de confort. 
Au niveau look cette version est  plutôt jolie avec des coloris vifs sans pour autant être hyper agressifs. J'aime bien! 

le mesh du dessus est toujours present comme sur toutes les chaussures ou presque et ressemblent a d'autres : maillage plus serré que l'ancien et a priori plus épais, espérons qu'il va tenir un peu plus longtemps que les modeles precedents

Le dessin de la semelle est exactement similaire aux deux versions precedentes et on a une hauteur de semelle comparable: le modele garde donc un caractère polyvalent pour avaler les kilomètres sur tous types de distances. 

En course 

Dès les premiers mètres on sent l'amorti everun comme sur la ISO Switchback: c'est un peu plus dur que sur les versions precedentes de la peregrine mais c'est très confortable. le fit du chausson tient bien le pied et le talon est mieux maintenu dans cette version, un peu comme dans la xodus. 
L'accroche est similaire aux modeles précédents ce qui est logique (même semelle) c'est plutot passe partout mais ca bourre un peu sur terrain gras. 
Pour accélerer pas de problème la chaussure répond présente dans les relances et on apprécie le dynamisme, suffisant pour la plupart des sessions. 
Seules les sessions d'intervalles sur route pourraient être un peu limites (et encore) avec cette chaussure mais elle n'est pas conçue pour ca. 

A voir 

a voir si je la prends sur des longues sessions/ courses. cette chaussure pourrait remplacer mes Xodus 2 qui commencent a vieillir serieusement et qu'il va falloir changer. Pour l'entraînement au quotidien en tout cas ca reste un super choix. 


In fine :

Si on ne prend qu'une paire de running en vacances , la peregrine est clairement une bonne option pour tous les terrains. sur la route elle reste à peu près confortable même si ce n'est pas son terrain de prédilection. Du coup cette chaussure reste pour moi l'exemple parfait de la "door to trail", la chaussure à tout faire qui permet de courir sur tout type de terrain et d'être en confort. le top pour l'entraînement mais aussi pour les courses sur terrain technique ou pas. 
Sur la route à l'usage on les sent un peu plus que d'autres paires (les terra kiger par exemple sont bien plus confortables) mais dès que les conditions sont humides glissantes ou terrain cassant, les peregrine sont adaptées. 



dimanche 10 novembre 2019

Seance de reprise ...

Après près de 3 semaines de coupure sans course à pied je ressentais clairement ce besoin d'aller arpernter le pavé, claquer des bornes, patauger dans la gadoue et voir les kilometres defiler, sans réfléchir... 
Finalement 3 semaines ca passe tres vite et je n'ai pas senti de culpabilité comme auparavant a ne pas "faire" mes seances. cela a même été assez ressourcant de se lever et de ne pas se dire OK "faut que j'aille claquer 20 bornes d'ici ce soir"...
quand l'entrainement devient une contrainte c'est souvent le moment pour prendre un peu de recul et reconsidérer sa pratique !

Année 2019 bien remplie avec seulement 2 courses au compteur (les cisterciens 100 et les fantomes 70) mais pas mal de séances notamment en montagne pour pratiquement autant de kilomètres qu'en 2018, c'est pas si mal!

Profitant d'un sejour a Paris et sans vélo à portée pour aller rouler je me suis dit qu'il etait l'heure de rechausser mes peregrine (bien defoncées) et d'aller re remplir mon strava. 

Premiers metres sur les quais de seine depuis de années, sous la pluie fine, quelques promeneurs matinaux et des chiens. Le trafic est encore léger, je traverse un pont et oblique le long de la seine pour aller chercher un petit chemin de terre qui longe les quais. 
Quelques joggers, un peu plus de pluie et de la gadoue, je suis servi. je cours sans réfléchir, sans forcer, ni chercher une allure particulière, juste le plaisir de courir ... ca defile et voila deja le 5eme kilometre de bouclé, je fais demi tour et repars à l'inverse. 

10 kms sans reflechir, avec le seul plaisir d'avancer, sur les bords de la riviere meme sous la pluie et les voitures a quelques metres ce n'est pas si mal!